<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996</id><updated>2011-12-27T02:29:37.882-05:00</updated><title type='text'>Le Bourgeois hautain</title><subtitle type='html'>"Une étrange rougeur s’élève dans le ciel. Je ne sais si c’est l’aube ou le couchant. Créez pour la lumière."
Schumann</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>285</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-5119145947756178917</id><published>2011-12-26T19:17:00.006-05:00</published><updated>2011-12-26T21:07:04.187-05:00</updated><title type='text'>La maladie politique</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;En général, pour obtenir une information juste, il est important de s’adresser à un spécialiste. C’est un chimiste, par exemple, qui peut le mieux nous renseigner sur la chimie. Cette règle ne s’applique pas dans tous les cas: une personne qui voudrait s’informer sur la politique ferait bien de ne pas se tourner vers un politicien ou vers toute personne qui gagne sa vie en politique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est que la politique n’est pas un lieu propice à la recherche de la vérité. Cette dernière exige un effort patient, en collaboration avec autrui, vers une fin commune. La politique est tout le contraire. C’est un terrain d’affrontement entre des parties adverses, également convaincues de leur bon droit et déterminées à imposer leur point de vue. Elle ne connaît pas l’objectivité: un homme politique ne s’empare d’un fait que pour le modeler d’une certaine façon, et le présenter de telle sorte que sa propre position paraîtra renforcée aux dépens de l’adversaire. Le meilleur politicien n’est pas celui qui offre la version la plus crédible d’un événement, mais celui qui peut faire admettre cette version par le plus grand nombre de personnes. Dans un régime démocratique, cela exige une simplification des contenus, une élimination presque complète de la nuance: l’événement complexe se transforme en un message simple, facile à digérer. C’est pour cette raison que les débats politiques, d’un point de vue intellectuel, sont si peu satisfaisants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’y a pas que le contenu de la politique qui soit détestable, il y a aussi la forme, l’indignation facile des députés de l’opposition, la fausse désinvolture des membres du gouvernement, l’incapacité complète à reconnaître les bonnes actions de part et d’autre. Dans la sphère politique, chaque mot est pesé, scruté, analysé. C’est la langue de bois, inventée pour ne blesser personne et se dégager de toute responsabilité chaque fois que cela est possible. Celui qui entre dans une assemblée est tout de suite blessé par la vacuité, par l’insignifiance des propos que s’échangent les parlementaires, et cela dans une déplorable atmosphère d’irrespect, où les participants ne sont jamais si contents que lorsqu’ils parviennent à entacher la réputation de leurs homologues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les politiciens ne valent pas beaucoup mieux que des automates. Leurs positions sont si constantes qu’un observateur averti, sur une thématique donnée, n’a jamais de difficulté à prévoir leur opinion avant même qu’ils la formulent. Comment pourrait-il en être autrement? La politique est ainsi faite qu’un chef de parti, pour conserver sa crédibilité auprès des journalistes et de l’électorat, doit supprimer toute forme de contestation dans ses rangs. Les dissidents se voient imposer le silence, ou la sortie. Une formation politique n’est jamais en si bonne position que lorsqu’elle parle d’une voix unique, ce qui signifie que ses membres ont renoncé à toute expression autonome. Censée se nourrir d’idées, la politique est en fait la mort des idées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut d’autant plus se méfier de la politique qu’elle a une dimension impérialiste: sans que l’on y prenne toujours garde, elle a progressivement colonisé l’ensemble des activités humaines. Ce fait a été démontré par l’absurde lorsque Gilles Duceppe, mis sous emploi par Radio-Canada à la condition de ne pas traiter de politique, a dû démissionner après qu’il soit tombé à court de sujets – avant sa première émission! Chacun des domaines qu’elle envahit, la politique les contamine: toutes les questions, si petites soient-elles, sont susceptibles de devenir l’enjeu d’une épreuve dont l’issue n’est pas déterminée par l’intérêt de toutes les parties, mais par un rapport de forces, inégal et fortuit. À dire vrai, c’est la politique qui crée les insatisfactions qu’elle peine ensuite à résoudre, le cynisme qui la gangrène, et les attentes qu’elle ne remplit jamais.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-5119145947756178917?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/5119145947756178917/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=5119145947756178917' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/5119145947756178917'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/5119145947756178917'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2011/12/la-maladie-politique.html' title='La maladie politique'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-7639281433227978214</id><published>2011-11-27T20:35:00.004-05:00</published><updated>2011-11-27T22:59:48.380-05:00</updated><title type='text'>Ménager l'ennemi: jusqu'où?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Dans les guerres contemporaines, les grandes puissances cherchent à limiter autant que possible les pertes de vie civiles. Cette préoccupation est parfois poussée trop loin. Par exemple, lors de la première Guerre du Golfe, les aviateurs américains ont reçu l'ordre de prendre des risques pour eux-mêmes, plutôt que de poser des gestes qui pourraient mettre en danger la vie des civils irakiens. D'un point de vue moral, il s'agit certainement d'une mesure généreuse; mais peut-on dire, du point de vue de la puissance attaquante, qu'il s'agit d'une mesure utile et bonne? À l'appui de cette décision, nous pouvons supposer que les soldats d'une armée seront plus disposés à se battre et à mourir pour leur pays, si celui-ci se montre humain dans la conduite de la guerre. Un gouvernement peut aussi juger que la disparition de quelques soldats n'est pas pour lui si néfaste que la perte de réputation causée par la mort de civils. Toutefois, et il s'agit pour nous d'une objection décisive, il ne saurait être question pour un État de commander l'obéissance de ses membres, s'il ne peut pas montrer qu'il fait tout en son pouvoir pour assurer leur protection. Au contraire, cette obéissance devient problématique, si cet État met en péril la vie de ses propres citoyens pour ménager celle des autres, pour ménager les individus qu'il leur demande justement de combattre. Qu'un gouvernement éprouve des réticences à faire couler le sang des civils ennemis, cela est bien, mais il va contre ses intérêts et contre le bon sens, lorsqu'il place la sûreté de ces gens avant celle des soldats qui combattent pour lui.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-7639281433227978214?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/7639281433227978214/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=7639281433227978214' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/7639281433227978214'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/7639281433227978214'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2011/11/menager-lennemi-jusquou.html' title='Ménager l&apos;ennemi: jusqu&apos;où?'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-4532120476174354173</id><published>2011-11-13T16:05:00.002-05:00</published><updated>2011-11-13T16:38:22.270-05:00</updated><title type='text'>Les campeurs</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Il n'y a plus de raisons de tolérer l'occupation des places publiques par le mouvement des indignés. La mise en place d'installations permanentes contrevient à des règlements municipaux clairs: il est interdit de s'établir de façon durable sur les lieux publics. Au sein de ces campements, les conditions sanitaires se dégradent rapidement. La précarité des constructions comporte des risques d'incendie sérieux. Les sites d'occupation attirent des personnes défavorisées, sans-abri et malades mentaux, dont les comportements erratiques provoquent des affrontements avec les manifestants. On rapporte des crimes sérieux: rixes, agressions sexuelles, des meurtres même. Des indignés ont été retrouvés sans vie dans leur tente. C'est une situation qu'il est irresponsable de laisser durer. Les autorités n'ont pas à hésiter. Elles doivent démanteler ces installations illégales et arrêter toute personne qui voudrait s'y opposer.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-4532120476174354173?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/4532120476174354173/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=4532120476174354173' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/4532120476174354173'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/4532120476174354173'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2011/11/les-campeurs.html' title='Les campeurs'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-3651058746384740787</id><published>2011-11-01T20:29:00.004-04:00</published><updated>2011-11-01T21:21:34.329-04:00</updated><title type='text'>Le référendum</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;En décrétant la tenue d'un référendum sur le plan de sauvetage européen, le premier ministre grec Georges Papandréou a manqué de courage politique. Il a fait le pari que sa politique, si elle recevait l'appui d'une majorité de la population, résisterait mieux aux assauts d'une opinion publique hostile. Cette initiative est grosse de conséquences négatives pour son pays. Un vote négatif viendrait compromettre les efforts d'assainissement de l'économie grecque, il remettrait en question le versement d'une aide économique européenne et pourrait signifier, à terme, la faillite du pays et son éviction de la zone euro. D'autre part, sans égard au résultat, c'est une initiative dont tout le continent européen aura à souffrir, et pas seulement la Grèce, car elle fait persister sur les marchés un sentiment d'incertitude qui retarde la sortie de la crise. Un dirigeant mieux inspiré aurait confronté les forces d'opposition et, convaincu du bien-fondé de sa position, il aurait mis tout son capital politique dans la balance pour rallier les récalcitrants. Il n'aurait laissé aucune chance à la population de prendre une décision à laquelle il ne se résigne pas lui-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Procédé démocratique par excellence, le référendum ne rend pas service à la démocratie lorsqu'il permet à un dirigeant de se désister du poids de ses responsabilités.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-3651058746384740787?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/3651058746384740787/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=3651058746384740787' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/3651058746384740787'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/3651058746384740787'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2011/11/le-referendum.html' title='Le référendum'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-3268035721840887555</id><published>2011-03-22T21:14:00.003-04:00</published><updated>2011-03-22T23:21:29.019-04:00</updated><title type='text'>Les demi-mesures</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;C'est une chose fâcheuse qu'un budget. C'est toujours la même histoire qui se répète: malgré les hausses des impôts et de la tarification, malgré des efforts constants pour comprimer la croissance des dépenses de l'État, chaque année le gouvernement n'arrive pas à équilibrer ses comptes, chaque année il laisse subsister un déficit de plusieurs milliards de dollars. En dépit de décennies de retenue budgétaire, la marge de manoeuvre du gouvernement ne cesse plus de décroître; la renonciation à toute action publique d'envergure n'a même pas permis de revenir à l'équilibre budgétaire. Les coupures sont de plus en plus drastiques, de plus en plus douloureuses: l'État a perdu jusqu'à la capacité de verser à ses employés des salaires compétitifs. Pour sa part, le public est dégoûté à juste titre: il sait que les sacrifices auxquels il consent dans le présent ne sont pas un gage de prospérité future. Il sait que l'avenir ne lui réserve, au contraire, que d'autres sacrifices.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette situation est le résultat nécessaire et inévitable d'un manque de courage. Effrayée à l'idée de mécontenter l'électorat, la classe politique de cette province n'a jamais osé s'attaquer à une réforme radicale de l'appareil de l'État, elle n'a jamais remis en question l'infinité de programmes, de structures, de subventions et de privilèges, dont le coût effarant empêche l'État de s'acquitter de ses missions fondamentales. Les politiciens québécois se sont satisfaits de demi-mesures: ils ont fait juste assez pour empêcher une détérioration trop rapide de la situation financière du Québec, ils en sont restés à des mesures &lt;em&gt;suffisantes&lt;/em&gt;, sans jamais aller au-devant des problèmes et leur apporter une solution durable. Il fallait rationaliser l'activité du gouvernement, éliminer ce qui était accessoire, et dégager des réserves suffisantes pour réduite la dette publique et moderniser l'État québécois. Rien de tel n'a été fait. Le prix de cette passivité nous apparaît clairement aujourd'hui: les services auxquels les Québécois se disent attachés finissent tout de même par disparaître, sans que la situation financière de l'État ne s'améliore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Québec n'est pas au pied du mur. La situation financière de cette province n'a pas atteint un niveau de gravité tel que celui de la Grèce ou de l'Irlande, par exemple. Il nous sera encore possible, pendant quelques années au moins, de nous en tenir à cette recette détestable: apporter juste les changements qu'il faut, pour freiner la croissance du déficit de l'État, continuer d'emprunter et laisser les problèmes s'aggraver en reportant indéfiniment leur résolution. Cet exercice ne pourra pas se prolonger indéfiniment, cependant, et la précarité croissante des finances québécoises rendra inévitable l'adoption de vigoureux correctifs. Alors se vérifiera cette équation: la rigueur des mesures qu'il nous faudra apporter sera en proportion directe du temps qu'il aura fallu pour nous y résoudre enfin.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-3268035721840887555?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/3268035721840887555/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=3268035721840887555' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/3268035721840887555'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/3268035721840887555'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2011/03/les-demi-mesures.html' title='Les demi-mesures'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-7104245104903664661</id><published>2011-03-17T23:02:00.003-04:00</published><updated>2011-03-17T23:25:56.619-04:00</updated><title type='text'>Le second début de la Nouvelle-France</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;J'ai fait une découverte intéressante dans mes lectures. Nous avons tous entendu dire, dans nos cours d'histoire de la Nouvelle-France, que le peuplement de la colonie a été fort lent jusqu'au milieu du XVIIe siècle et qu'il n'a réellement commencé qu'avec l'arrivée de l'intendant Jean Talon. La raison principale de cette croissance soudaine, ai-je appris, est une transformation fondamentale de la structure économique de la Nouvelle-France, survenue à peu près à cette époque. Au départ, le commerce des fourrures dépendait largement d'une main-d'oeuvre autochtone: c'étaient les Amérindiens qui récoltaient les fourrures et en assuraient le transport jusque dans les villes françaises. Le rôle des colons se limitait à assurer le chargement des pelleteries pour l'Europe, ce qui demandait peu de travailleurs. Un évènement majeur est venu bouleverser ce système: autour de 1650, la population indigène a été décimée par les guerres entre les Hurons et les Iroquois. À partir de cette date, les Français ont dû se substituer aux Autochtones et assurer eux-mêmes l'approvisionnement en fourrures. Les responsabilités sont devenues plus importantes, les emplois plus nombreux, et les arrivants se sont mis à affluer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut me pardonner de n'avoir pas été très régulier au cours des dernières semaines. Je suis très coupable, et je le regrette. Ne m'en voulez pas trop si cela devait se reproduire.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-7104245104903664661?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/7104245104903664661/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=7104245104903664661' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/7104245104903664661'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/7104245104903664661'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2011/03/le-second-debut-de-la-nouvelle-france.html' title='Le second début de la Nouvelle-France'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-7973137487606652874</id><published>2011-03-12T13:00:00.002-05:00</published><updated>2011-03-12T13:12:24.276-05:00</updated><title type='text'>La fin du cercle vertueux</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Au XVIIIe siècle, David Hume soutenait que le processus de civilisation prenait la forme d'un cercle vertueux: le développement du commerce raffine les mœurs et les méthodes de gouvernement, et l’amélioration des lois et de la moralité permet en retour l’expansion de l’industrie. Si l'on suit cette conception, le progrès est nécessairement illimité, il ne prend jamais fin. Pourtant, en ce début de siècle, il apparaît clairement que le mécanisme décrit par Hume est rompu et que l'industrie, loin d'adoucir les liens entre les humains, tend au contraire à les distendre. C'est la spécialisation du travail qui en est l'une des raisons majeures. Pour le philosophe écossais, la prospérité économique rendait possible une différenciation des métiers humains, ce qui se traduisait par une multiplication des goûts et des possibilités d'échanges fructueux entre des professions diverses. Toutefois, la science a fait de tels progrès que la communication est devenue presque impossible entre les différentes sphères de la pensée humaine, chacune étant trop complexe pour être bien comprise sans une étude approfondie. En conséquence, les hommes se sont spécialisés dans des champs de plus en plus étroits, et ont renoncé à acquérir des lumières dans des domaines autres que les leurs. C'est ainsi que l'industrie, en même temps qu'elle continue de croître, produit des hommes à dimension unique, et de moins en moins &lt;em&gt;humains&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-7973137487606652874?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/7973137487606652874/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=7973137487606652874' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/7973137487606652874'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/7973137487606652874'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2011/03/la-fin-du-cercle-vertueux.html' title='La fin du cercle vertueux'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-2193092096868374343</id><published>2011-03-08T23:21:00.003-05:00</published><updated>2011-03-08T23:29:59.254-05:00</updated><title type='text'>Les méfaits de Cupidon</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Il n’est en ce monde tyran plus arbitraire&lt;br /&gt;Que ce garçon rougeaud qui a Vénus pour mère;&lt;br /&gt;Cupidon, car c’est lui, possède en son carquois&lt;br /&gt;Un pouvoir bien plus grand que le plus grand des rois. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Frivole, fantasque, jouet de ses envies,&lt;br /&gt;Esclave docile d’étranges fantaisies,&lt;br /&gt;Il trompe son ennui en pliant sous son faix,&lt;br /&gt;Sans guère de bonté, les hommes ses sujets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand sa flèche légère au robuste empennage&lt;br /&gt;Se fiche dans le sein du gamin le plus sage,&lt;br /&gt;La pauvre victime, privée de son repos,&lt;br /&gt;Se résigne à souffrir les plus affreux des maux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel effrayant pouvoir est le sien, ce me semble.&lt;br /&gt;J’en ai si grande peur que malgré moi j’en tremble;&lt;br /&gt;Tout me paraît meilleur, s’il me faut dire vrai,&lt;br /&gt;Que le joug si pesant auquel il nous soumet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses décrets sont fatals et l’acte irréversible,&lt;br /&gt;Son arc toujours bandé, de tout il fait sa cible,&lt;br /&gt;Il suit son bon plaisir et ne rate jamais,&lt;br /&gt;Insoucieux des torts que son caprice a faits. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est un seigneur jaloux, et qui veut qu’on l’adore,&lt;br /&gt;Qui est blanc de rage quand il voit qu’on l’ignore;&lt;br /&gt;Que toute personne aime, ainsi veut Cupidon;&lt;br /&gt;Et qui ne le veut pas, il lui courbe le front.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est jusques aux dieux qui craignent son empire&lt;br /&gt;Et, voyant ses méfaits, affectent d’en sourire;&lt;br /&gt;Car aucun d’eux ne veut succomber à ses coups&lt;br /&gt;Pour avoir une fois éveillé son courroux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Homme! il te faut soumettre aux fers qu’on te prépare&lt;br /&gt;Car il est peu de cœurs que l’amour n’accapare;&lt;br /&gt;Tu ne peux que prier, dans cet étroit carcan,&lt;br /&gt;Qu’il t’unisse à quelqu’un qui t’aime tout autant.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-2193092096868374343?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/2193092096868374343/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=2193092096868374343' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/2193092096868374343'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/2193092096868374343'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2011/03/les-mefaits-de-cupidon.html' title='Les méfaits de Cupidon'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-4874782334573282055</id><published>2011-03-03T21:49:00.003-05:00</published><updated>2011-03-03T22:05:39.997-05:00</updated><title type='text'>Immigration et langue française</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Un livre récent a remis en question les bienfaits économiques de l'immigration. Ce n'est pas le premier. Au Québec, on défend aussi le maintien de taux d'immigration élevés en invoquant la nécessité de préserver la langue française. Cet argument peut lui aussi être aisément réfuté. Bien que le nombre d'immigrants capables de s'exprimer en français soit en hausse depuis quelques années, le nombre d'immigrants qui connaissent le français demeure stable; c'est plutôt le nombre d'immigrants qui connaissent à la fois le français et l'anglais qui croît rapidement. Ceci est une bonne chose en soi. Seulement, ces immigrants choisissent en majorité de s'établir à Montréal: entre les deux langues officielles, ils sont donc naturellement portés à opter pour l'anglais, qui se prête mieux à la recherche d'un emploi, et à délaisser le français. Par ailleurs, les tendances démographiques montrent que plusieurs membres des communautés culturelles, après un séjour plus ou moins long dans la métropole, quittent l'île de Montréal pour s'établir dans la banlieue. Alors, beaucoup d'entre eux achètent une résidence dans un milieu anglophone, et renforcent le poids de la communauté anglophone aux dépens de la population française. Voici de quelle façon on en arrive, en tentant de franciser la province, à un résultat inverse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De retour au sujet initial. Je parviens à la même conclusion que les auteurs du livre dont j'ai parlé: on peut vouloir accueillir des immigrants, et même en grand nombre, pour des raisons altruistes ou humanitaires, mais il ne faut pas voir dans ces nouveaux arrivants une panacée pour les problèmes économiques, démographiques et linguistiques dont souffre le Québec. Ils ne les règleront pas, ils ne peuvent pas les régler.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-4874782334573282055?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/4874782334573282055/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=4874782334573282055' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/4874782334573282055'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/4874782334573282055'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2011/03/immigration-et-langue-francaise.html' title='Immigration et langue française'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-1661522347524695827</id><published>2011-02-28T22:12:00.003-05:00</published><updated>2011-02-28T22:58:32.768-05:00</updated><title type='text'>Violence et gouvernement</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Les évènements en Libye nous rappellent quelle aversion nous avons acquise à l'égard d'une certaine forme de violence. Lors des crises tunisienne et égyptienne, presque tous les gouvernements occidentaux ont fait connaître leur sympathie pour la cause des manifestants, sans toutefois agir de façon trop visible en faveur d'un camp ou de l'autre. Ils auraient sans doute adopté la même position en ce qui concerne les évènements en Libye, si les autorités locales n'avaient pas eu recours à la violence pour réprimer les contestataires. Alors, la condamnation a été immédiate et universelle: Muammar Khadafi doit partir. Il n'entre plus dans notre façon de concevoir la politique qu'un gouvernement a le droit d'utiliser tous les moyens à sa disposition pour survivre. Le dirigeant libyen a calculé que son régime connaîtrait le sort de ses voisins s'il optait pour la négociation; il a donc choisi la force. Mais c'est un choix que la communauté internationale ne permet plus de faire. Au fait, la mise au ban de Khadafi fera probablement beaucoup pour alimenter l'état d'instabilité que connaît présentement le monde arabe: la rue n'aura pas été longue à réaliser quel discrédit attend les gouvernements qui utiliseront la force contre elle.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-1661522347524695827?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/1661522347524695827/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=1661522347524695827' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/1661522347524695827'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/1661522347524695827'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2011/02/violence-et-gouvernement.html' title='Violence et gouvernement'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-749715354320819194</id><published>2011-02-24T23:13:00.001-05:00</published><updated>2011-02-24T23:15:05.614-05:00</updated><title type='text'>Ovide et le philosophe</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Un cercle s’était fait; Ovide, encouragé,&lt;br /&gt;Prodiguait ses conseils à qui voulait piéger&lt;br /&gt;La vertu des belles qui se laissaient surprendre&lt;br /&gt;Par un joli présent ou par un billet tendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il contait ses ruses et ses exploits galants,&lt;br /&gt;Enseignait de feindre, d’abjurer ses serments,&lt;br /&gt;Et à chaque bon mot qu’Ovide osait lui dire,&lt;br /&gt;La joyeuse assemblée éclatait d’un grand rire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À quelques pas de là, juché sur un balcon,&lt;br /&gt;Se tenait un savant, n’était-ce pas Philon?&lt;br /&gt;Effrayant les badauds de sa mine revêche,&lt;br /&gt;Il parlait d’importance et les lassait d’un prêche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les foules devant lui passaient sans ralentir,&lt;br /&gt;À ses cris furieux répondant d’un soupir;&lt;br /&gt;Ceux qui prenaient siège riaient sous leur tunique&lt;br /&gt;Et faisaient peu de cas de sa métaphysique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, que conclure? Certes il est un temps&lt;br /&gt;Pour les pensers graves et les sermons décents;&lt;br /&gt;Mais les sages aussi parfois doivent se taire&lt;br /&gt;Et laisser la tribune aux joies de la chimère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je plains ceux-là qui vont raisonnant tout le jour&lt;br /&gt;Et qui n’ont un moment pour les choses d’amour;&lt;br /&gt;Un système ainsi fait, pour moi je le confesse,&lt;br /&gt;Je n’en donnerais pas un vulgaire sesterce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’avis du poète me semble bien meilleur,&lt;br /&gt;L’amour a ses chagrins mais il a sa douceur,&lt;br /&gt;La peine des amants n’est pas sans récompense&lt;br /&gt;Et l’heure du succès bien plus près que l’on pense.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Couche-toi sur son seuil, affecte la douleur,&lt;br /&gt;Attends qu’elle te montre un signe de faveur;&lt;br /&gt;Alors grimpe à elle, l’œil encor tout humide,&lt;br /&gt;Et sois bon élève de notre maître Ovide!&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-749715354320819194?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/749715354320819194/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=749715354320819194' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/749715354320819194'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/749715354320819194'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2011/02/ovide-et-le-philosophe.html' title='Ovide et le philosophe'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-8839077954862606481</id><published>2011-02-22T19:12:00.002-05:00</published><updated>2011-02-22T21:35:55.365-05:00</updated><title type='text'>L'État et le jeu</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;L'État doit-il prendre une part directe dans l'industrie du jeu, comme le fait la province avec Loto-Québec? La réponse, il me semble, est non. Ce n'est pas qu'il soit absolument mauvais, d'un point de vue éthique, de s'enrichir avec les pertes des autres: ces personnes font le choix de miser leur argent, elles n'y sont pas contraintes. En tant qu'émanation d'un peuple, l'État doit cependant se tenir loin de tout trafic qui peut apparaître contestable et abaisser sa légitimité. En effet, il est difficile de justifier une manière d'impôt qui vise tout particulièrement les membres les plus vulnérables de la société. Dans les circonstances actuelles, l'État peut difficilement se priver des dividendes que lui procure Loto-Québec, cela est vrai, mais il dégagerait assurément des ressources comparables en imposant des sociétés privées, sans pour autant être impliqué directement dans les jeux de hasard.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-8839077954862606481?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/8839077954862606481/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=8839077954862606481' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/8839077954862606481'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/8839077954862606481'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2011/02/letat-et-le-jeu.html' title='L&apos;État et le jeu'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-4042595040780545126</id><published>2011-02-20T14:36:00.003-05:00</published><updated>2011-02-20T21:57:07.446-05:00</updated><title type='text'>Le bureau du général</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Ceux qui écrivent sur la guerre font habituellement dépendre l'issue d'un conflit des décisions cruciales de quelques personnages historiques. Ils indiquent: "X déplace son armée de A à B dans l'intention C", et, en guise d'illustration, ils mettent en mouvement de petits drapeaux sur une carte géographique. Cette façon d'écrire l'histoire suppose, de la part des acteurs historiques, une connaissance exacte de l'état du terrain et des forces en présence, de même qu'une appréciation parfaite des conséquences de chaque décision. Cette façon d'écrire l'histoire est démentie par les faits. Les généraux de la Grande Guerre, pour citer un exemple, étaient fréquemment dépassés par les évènements: ils ignoraient l'emplacement de l'ennemi, ne pouvaient évaluer précisément ses effectifs, et entretenaient avec les officiers de première ligne des communications si mauvaises que, bien souvent, l'action était gagnée ou perdue lorsqu'ils transmettaient finalement leurs ordres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus près de nous, pendant quelques jours, nous avons attribué à l'homme fort égyptien, Hosni Moubarak, toutes sortes d'intentions mauvaises et de procédés machiavéliques. Avec une anxiété croissante, nous appréhendions la réponse du dictateur, sa réponse nécessairement terrible, la répression planifiée et systématique des soulèvements populaires. Rien de tel ne s'est produit. Pourquoi cela? Au lendemain de la chute du régime, au fil des témoignages et des révélations, nous avons vu apparaître un portrait saisissant des derniers jours d'Hosni Moubarak au pouvoir, un portrait bien différent de celui que la crainte nous a inspiré. Bien loin de contrôler la situation, le vieux chef d'État s'est retrouvé isolé, mal informé sur l'évolution de la contestation et bien incapable d'agir, tiraillé entre les avis contraires de ses proches. En conséquence, ses réactions ont été improvisées et tardives, et mal inspirées, puisqu'elles n'ont fait souvent que redoubler la colère des manifestants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela doit nous inspirer une réflexion. Lorsque nous écrivons l'histoire d'un évènement, nous ne devons pas perdre de vue que la victoire de l'un et la défaite de l'autre ne dépendent pas seulement de leurs actes conscients et réfléchis. La réalité est plus complexe: elle est tissée d'une vaste trame d'incompréhensions, de hasards et de frictions, sur lesquels la raison humaine n'a jamais qu'une prise très incertaine. Sur la base d'informations incomplètes, des hommes plus ou moins sages font des choix plus ou moins bons que les circonstances, toujours changeantes, se chargent continuellement de déjouer. En bref, même les édifices les mieux construits commencent un jour à chanceler, car ils sont construits sur un sol fragile, la Fortune.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-4042595040780545126?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/4042595040780545126/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=4042595040780545126' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/4042595040780545126'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/4042595040780545126'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2011/02/le-bureau-du-general.html' title='Le bureau du général'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-6416041501520218107</id><published>2011-02-17T18:54:00.003-05:00</published><updated>2011-02-17T19:35:20.799-05:00</updated><title type='text'>Religion et contestation</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;À la fin des années 1980, les organisations religieuses constituaient la principale force d'opposition au régime communiste est-allemand. Pour autant, le sentiment religieux n'était pas plus puissant dans cette région qu'il ne l'était ailleurs en Europe: depuis les années 1960 au moins, la vie politique et sociale de l'Allemagne de l'Est s'était largement sécularisée, et les jeunes générations témoignaient d'un faible intérêt pour la religion protestante. Si les groupes religieux conservaient malgré tout une influence aussi grande, c'est qu'ils représentaient un tout dernier espace de liberté dans une société autoritaire, le seul corps indépendant que l'État n'osait pas défier. Pour de nombreux jeunes, l'engagement dans l'Église constituait un moyen de s'organiser et d'opposer une résistance au régime, sans avoir à craindre une arrestation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La situation dans le monde arabe se prête peut-être à un rapprochement. Il n'est pas interdit de penser que la popularité de groupes tels que les Frères musulmans est en partie une conséquence de l'appareil répressif mis en place par les régimes autoritaires, l'Islam apparaissant comme un moyen commode d'échapper à l'enrégimentation dans les institutions officielles. Que ces régimes tombent, que les groupes religieux soient obligés d'entrer en compétition avec d'autres idéologies dans un système démocratique, il se pourrait que l'Islam politique soit rapidement évincé par d'autres courants plus dynamiques. C'est ce qui s'est produit en Allemagne de l'Est.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-6416041501520218107?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/6416041501520218107/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=6416041501520218107' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/6416041501520218107'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/6416041501520218107'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2011/02/religion-et-contestation.html' title='Religion et contestation'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-3971919337848805655</id><published>2011-02-15T21:49:00.002-05:00</published><updated>2011-02-15T22:06:42.389-05:00</updated><title type='text'>Écrire sur l'amour</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Il me semble qu'il n'existe pas de sujet plus difficile à traiter que l'amour. La raison en est simple. L'écrivain de talent se reconnaît surtout dans la fraîcheur de ses images et dans l'originalité de son langage. Or, tant d'auteurs célèbres ont déjà écrit sur l'amour, certains avec une virtuosité remarquable, que le risque est grand de tomber sur des images déjà usées, ou encore d'être ridicule et mièvre, en voulant paraître nouveau. Pour cette raison, l'auteur débutant fait bien de se faire la main sur d'autres thèmes, de développer ailleurs un style personnel, et de ne revenir à l'amour que dans sa maturité, lorsqu'il ne craint plus la comparaison avec les membres les plus honorables de sa profession.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-3971919337848805655?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/3971919337848805655/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=3971919337848805655' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/3971919337848805655'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/3971919337848805655'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2011/02/ecrire-sur-lamour.html' title='Écrire sur l&apos;amour'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-114386934596842186</id><published>2011-02-13T22:56:00.004-05:00</published><updated>2011-02-13T23:01:05.960-05:00</updated><title type='text'>Deux fleurs</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Mes vacances ont été très agréables, merci. Je reprends à mon rythme usuel. À l'occasion de la Saint-Valentin, voici un poème sans prétention composé pour ma copine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m’étais promené, te laissant endormie,&lt;br /&gt;Sans trop presser le pas, dans la vallée fleurie,&lt;br /&gt;Cueillant la jacinthe, la rose et le muguet&lt;br /&gt;Pour en ceindre ton front et t’en faire un bouquet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m’arrêtais souvent, à tous les instants presque,&lt;br /&gt;Pour contempler de l’œil cette admirable fresque,&lt;br /&gt;La nature profuse et le soleil naissant&lt;br /&gt;Qui baignait la contrée de son doigt scintillant,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et j’inspirais, charmé, les effluves subtiles,&lt;br /&gt;Les parfums embaumés des parterres graciles;&lt;br /&gt;Je me sentais grandi dans ces lieux si vivants:&lt;br /&gt;Ils exaltaient mon âme, ils réjouissaient mes sens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je découvris alors, brillantes de rosée,&lt;br /&gt;Deux pousses splendides, leur tige entrelacée,&lt;br /&gt;Inclinées tour à tour, en arrière, en avant,&lt;br /&gt;Livrant leur cou léger aux caresses du vent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’en voulus prendre une, mais je ne le pus faire.&lt;br /&gt;J’eus beau sonder, tourner, creuser même la terre;&lt;br /&gt;Ces fleurs étaient unies par des liens si noueux&lt;br /&gt;Que je les eusse, hélas, arrachées toutes deux&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ne voulant cueillir qu’une seule d’entre elles.&lt;br /&gt;J’en étais presque heureux: elles étaient si belles!&lt;br /&gt;Je n’osai plus lever, sur elles, une main,&lt;br /&gt;Je les laissai debout et repris mon chemin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les amours qui durent sont des toiles tissées,&lt;br /&gt;Des nœuds qui enserrent nos âmes enlacées.&lt;br /&gt;Le sang qui bouillonne n’a pas trop de deux cœurs.&lt;br /&gt;Je t’en prie, chère amie! soyons comme ces fleurs!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-114386934596842186?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/114386934596842186/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=114386934596842186' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/114386934596842186'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/114386934596842186'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2011/02/deux-fleurs.html' title='Deux fleurs'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-3564447156095757988</id><published>2011-02-04T17:14:00.003-05:00</published><updated>2011-02-04T18:11:02.988-05:00</updated><title type='text'>La pire erreur de Jean Charest</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;En 2008, Jean Charest a commis une erreur qui dépasse en gravité toutes les questions concernant une commission d'enquête ou un moratoire sur les gaz de schiste. Il a brigué un nouveau mandat. Le premier ministre aurait pu jouir, s'il l'avait voulu, d'une retraite confortable au milieu des siens, il aurait pu monter sur des chaires prestigieuses et occuper des emplois rémunérateurs et satisfaisants. Il a préféré conduire le Parti libéral à une troisième victoire électorale. Le salaire de son triomphe, il se trouvera peu de gens pour le lui envier: le premier ministre est devenu une cible facile pour les invectives et les procès d'intention, son honneur est terni par les scandales, et tous les maux de cette province lui sont imputés, presque à titre personnel. La population ne l'écoute pas, ne veut plus lui faire confiance, et surveille avec vigilance ses moindres erreurs, sans se souvenir des bons coups. De plus, les ressources de l'État sont déjà si bien épuisées qu'il n'existe nulle part une marge de manoeuvre suffisante pour mettre en place un grand chantier, une politique visionnaire. On en conviendra, ceux qui détestent Jean Charest ont un moyen tout simple de le punir: ils n'ont qu'à l'élire une autre fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, la politique n'est plus faite pour les grands hommes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Note: Je tiens à dire qu'il n'y aura aucun nouveau message jusqu'au 12 février. Je quitte le Québec pour une semaine avec ma copine.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-3564447156095757988?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/3564447156095757988/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=3564447156095757988' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/3564447156095757988'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/3564447156095757988'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2011/02/la-pire-erreur-de-jean-charest.html' title='La pire erreur de Jean Charest'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-2075859064556374502</id><published>2011-02-03T17:29:00.002-05:00</published><updated>2011-02-03T18:19:16.479-05:00</updated><title type='text'>Astrologie et raison humaine</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Qu'est-ce que l'astrologie, pour une majorité d'entre nous? Guère plus qu'une superstition. On s'explique mal, de fait, que nos ancêtres aient pu accorder une foi si grande à une pratique qui nous semble, à nous, aussi fausse qu'improbable. Étaient-ils pour cela moins raisonnables que nous? Un passage très intéressant, dans un ouvrage que j'ai lu cette semaine, me fait penser le contraire. L'adhésion à l'astrologie s'explique parfaitement bien si l'on se rapporte au système de croyances des temps anciens. Dans la pensée aristotélicienne, dont étaient imprégnés l'Antiquité et le Moyen Âge, les choses étaient naturellement attirées vers le sol. Pour qu'une chose se promène dans une direction autre que la terre, estimait-on, il fallait qu'elle y soit contrainte par une force, visible ou invisible. Cela signifie que les étoiles, le soleil, les astres, tout cela devait être mis en mouvement par des divinités. De là, il n'y avait qu'un pas à franchir pour supposer qu'il était possible, en observant les déplacements des objets dans le ciel, de déterminer les intentions divines et de prédire le cours des évènements futurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette précision n'est pas sans importance, car elle laisse deviner un trait fondamental de l'homme. C'est un être raisonnable, systématique et conséquent: il n'aime pas croire sans prouver, et toutes ses conceptions ont un sens et une logique, elles s'accordent au système général de croyances de son époque. Tant qu'on a supposé que le mouvement dépendait d'une intervention divine, tant que le concept de gravitation n'a pas été découvert, l'astrologie a été cultivée et considérée. Ce n'est que par la suite qu'elle a reculé. C'est, il me semble, une chose qui mérite d'être méditée.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-2075859064556374502?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/2075859064556374502/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=2075859064556374502' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/2075859064556374502'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/2075859064556374502'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2011/02/astrologie-et-raison-humaine.html' title='Astrologie et raison humaine'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-4314716001115959858</id><published>2011-02-01T22:58:00.004-05:00</published><updated>2011-02-01T23:07:58.071-05:00</updated><title type='text'>Dangereuse impatience</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Je viens d'apprendre qu'un citoyen de la circonscription de Joliette va entamer une grève de la faim pour contraindre le gouvernement québécois à ouvrir une commission d'enquête sur le secteur de la construction. L'idée n'est pas la bonne. D'abord parce que cette personne est en danger de mourir plusieurs fois avant que le premier ministre ne modifie son point de vue sur la question. Surtout, parce que le gouvernement de Jean Charest a été élu de façon démocratique, par une majorité des électeurs québécois, et qu'il n'a été reconnu coupable à ce jour d'aucune faute assez grave pour le forcer à démissionner. Depuis quelques années, les Québécois font preuve d'une dangereuse impatience à l'égard de leurs dirigeants politiques. Or, le mépris des formes et des usages est une menace plus grande pour la survie d'une démocratie que les malversations (présumées) de quelques élus. Dans notre système politique, il y a une façon et une seule pour les électeurs de renverser le premier ministre, et c'est par la voie électorale.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-4314716001115959858?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/4314716001115959858/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=4314716001115959858' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/4314716001115959858'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/4314716001115959858'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2011/02/dangereuse-impatience.html' title='Dangereuse impatience'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-3981160204459635102</id><published>2011-01-30T12:34:00.003-05:00</published><updated>2011-01-30T14:02:18.114-05:00</updated><title type='text'>Critique de la position américaine concernant l'Égypte</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Le soulèvement populaire en Égypte constitue un dilemme grave pour la diplomatie américaine. Au nom de la démocratie et de la liberté d'expression, des valeurs défendues mondialement par les États-Unis, des milliers de manifestants s'efforcent de renverser l'un des alliés les plus proches de l'Occident dans cette région du monde. Jusqu'ici, la réponse américaine a été dangereusement inepte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelque temps après le début des confrontations, Washington a commencé par inviter les deux parties à faire preuve de retenue et à éviter toute violence. C'était un appel qui, manifestement, ne pouvait être ni entendu ni suivi. Le recours à la violence est nécessaire à un peuple qui aspire à renverser un dirigeant autoritaire et qui, en l'absence de libertés politiques, ne le peut pas par des voies légales. Le recours à la violence n'est pas moins nécessaire à un régime contesté ouvertement par sa population, lorsque les concessions ne suffisent plus pour apaiser les troubles. Il est une vérité qu'on perd trop souvent de vue: le premier devoir d'un régime, et de toute forme d'autorité, est d'abord de survivre. Dans le cas de l'Égypte, deux volontés s'opposent, entre lesquelles un compromis n'est pas possible. En appelant les parties à déposer les armes alors que la violence est inévitable, l'Amérique ne fait que trahir son incapacité de peser sur les évènements. De plus, il est difficile de ne pas voir dans cet appel à la retenue un appui tacite accordé au président égyptien, dont le maintien au pouvoir dépend justement d'un retour au calme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La position américaine a évolué dans les dernières heures: devant la généralisation du mécontentement, la secrétaire d'État Hillary Clinton exige maintenant du président Moubarak qu'il négocie une transition du pouvoir. Auprès d'un allié de longue date, le geste n'est pas habile, et la leçon ne sera pas perdue, assurément, aux yeux de plusieurs chefs d'État: les États-Unis se sont montrés prêts à sacrifier un allié puissant, un allié rapproché, après une semaine de manifestations seulement. Ces dirigeants autoritaires, en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie, connaissent bien leurs intérêts et n'auront sûrement plus les mêmes scrupules à se tourner vers la Russie ou la Chine pour assurer leur survie. Par ailleurs, si le gouvernement d'Hosni Moubarak devait échapper à la crise qui secoue l'Égypte, il y a fort à parier que les relations de son pays avec les États-Unis n'auront plus de longtemps leur solidité passée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'autre part, le rang de première puissance mondiale ne vient pas sans des responsabilités. Les États-Unis ont le devoir, autant qu'ils le peuvent, de se servir de leur puissance pour prévenir la diffusion de l'anarchie. C'est en tant que gardiens de l'ordre qu'ils doivent, presque toujours, agir. En prenant si visiblement parti pour la cause des manifestants égyptiens, les États-Unis ont joué un rôle éminemment contraire: ils sont devenus un facteur de &lt;em&gt;déstabilisation&lt;/em&gt; de l'ordre international. La chose est sérieuse: ils se sont immiscés dans les affaires d'un autre pays pour dénoncer un gouvernement reconnu officiellement par la communauté des nations. Que reste-t-il de la possibilité même d'exercer une autorité, dans un monde où la première puissance économique et politique prend l'habitude de se retourner contre les gouvernants, en faveur des gouvernés?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En bref, inspirés par de bonnes intentions, les dirigeants américains (et les autres leaders occidentaux non moins qu'eux) n'auront fait que s'aliéner les faveur des deux forces en présence, le gouvernement et le peuple égyptiens, tout en démontrant leur impuissance. Ne pas tomber dans ces erreurs aurait pourtant été facile: il suffisait à l'Amérique de se dire "préoccupée" par l'évolution des évènements, sans se compromettre pour aucun des deux camps, et attendre la fin du conflit pour entamer un dialogue prudent avec le vainqueur. On peut bien montrer de la sympathie pour la cause du peuple égyptien; mais la sympathie, en politique étrangère, n'est pas bonne conseillère.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-3981160204459635102?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/3981160204459635102/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=3981160204459635102' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/3981160204459635102'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/3981160204459635102'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2011/01/critique-de-la-position-americaine.html' title='Critique de la position américaine concernant l&apos;Égypte'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-5353459256381122778</id><published>2011-01-25T21:52:00.003-05:00</published><updated>2011-01-25T22:34:16.730-05:00</updated><title type='text'>Art et excentricité</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Une réponse courte à une question posée par Baudelaire: un bon artiste doit-il être excentrique?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non. L'écrivain qui souhaite réaliser une oeuvre durable ne peut pas se permettre une existence désordonnée. Il a trop de choses à faire, trop de choses à apprendre. Il lui faut assimiler toutes les ressources de sa langue et tirer de chacune d'elles un profit aussi grand que possible. Il doit acquérir une vaste science, écrire beaucoup, effacer presque autant, et étudier avec minutie les travaux de ses prédécesseurs. Tout cela exige une discipline sévère, et pour cette raison, l'écrivain a l'obligation de repousser toutes les distractions susceptibles de l'éloigner de son métier. Paradoxalement, l'imagination féconde et l'audace dans le style ne viennent qu'à l'individu capable de conserver, à l'extérieur, un train de vie parfaitement régulier. Aller à l'encontre de ce principe, c'est renoncer à créer, chez celui qui lit, une impression qui ne soit pas que transitoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fait, Baudelaire aussi répondait non.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-5353459256381122778?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/5353459256381122778/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=5353459256381122778' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/5353459256381122778'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/5353459256381122778'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2011/01/art-et-excentricite.html' title='Art et excentricité'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-3955262254783853951</id><published>2011-01-22T11:45:00.001-05:00</published><updated>2011-01-22T12:25:47.754-05:00</updated><title type='text'>La guerre des anges</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Les anges candides furent pris d’une fièvre&lt;br /&gt;Et ce mal virulent les emplit de terreur;&lt;br /&gt;Secoués de spasmes, un soupir sur la lèvre,&lt;br /&gt;Ils criaient et pleuraient, blêmissants de douleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’en fut de longtemps pour que la maladie&lt;br /&gt;S’atténue quelque peu, puis disparaisse enfin,&lt;br /&gt;Et si les malheureux revinrent à la vie,&lt;br /&gt;De leur douceur passée ils ne gardaient plus rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vicieux et mesquins, l’esprit fumeux de haine,&lt;br /&gt;Ils allaient par le monde, belliqueux et haïs,&lt;br /&gt;Se défiant, luttant, et toujours l’âme en peine,&lt;br /&gt;Plus méchants désormais qu’ils étaient doux jadis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils n’étaient plus pour l’homme un ami ou un frère,&lt;br /&gt;Plutôt un ennemi qui le faisait souffrir,&lt;br /&gt;Qui lui faisait sentir le poids de sa misère&lt;br /&gt;Et riait de ses pleurs sans se laisser fléchir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un gain trop facile lasse bientôt le maître&lt;br /&gt;Et les anges, bouillants, aspiraient aux combats,&lt;br /&gt;Bientôt la discorde dans leurs rangs vint se mettre;&lt;br /&gt;Il n’y eut pour la paix pas une seule voix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce fut donc la guerre! Deux camps se faisaient face,&lt;br /&gt;D’une puissance égale et d’égale valeur.&lt;br /&gt;On fit sonner les cors, les anges prirent place,&lt;br /&gt;L’œil brillant de malice et ombré de noirceur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils plantèrent l’ongle, se déchirèrent l’aile,&lt;br /&gt;Exposant à des coups leur beau corps délicat.&lt;br /&gt;Trois jours le sang coula sous la main fraternelle&lt;br /&gt;Et trois nuits la folie eut pour elle le droit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le guerrier le plus fort terrassait le plus faible&lt;br /&gt;Pendant que Dieu lui-même, observant leur courroux,&lt;br /&gt;Prenait tant de plaisir à ce spectacle horrible&lt;br /&gt;Qu’il ne songea jamais à détourner leurs coups. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des plaintes atterrées jaillissaient de la terre&lt;br /&gt;De la bouche navrée des anges mis à bas;&lt;br /&gt;Ils imploraient tout haut qu’on mît fin à la guerre&lt;br /&gt;Et déjà promettaient de se venger, tout bas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La lutte implacable de la paix fut suivie,&lt;br /&gt;Mais une paix grosse de dépits contenus.&lt;br /&gt;La blessure sanglante, est-elle un jour guérie?&lt;br /&gt;L’inimitié, là où elle entre, n’en sort plus.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-3955262254783853951?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/3955262254783853951/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=3955262254783853951' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/3955262254783853951'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/3955262254783853951'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2011/01/la-guerre-des-anges.html' title='La guerre des anges'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-8890814292498109260</id><published>2011-01-20T21:17:00.003-05:00</published><updated>2011-01-20T22:26:20.750-05:00</updated><title type='text'>Personnalité et perception</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Il est généralement admis que Stephen Harper a la culture en horreur et qu'il se donne rarement la peine d'ouvrir un livre. Cette opinion est-elle née de l'initiative de Yann Martel? C'est ce que je ne saurais dire. Ce qui est sûr, c'est que cette idée a été répétée un si grand nombre de fois qu'elle s'est imposée, dans l'opinion publique, comme une vérité admise et indiscutable. Il y a toutefois loin de la vérité. Dans sa jeunesse, le premier ministre canadien a lu et médité quelques-uns des économistes et penseurs politiques les plus réputés de leur époque: Burke, Friedman, Hayek. Il est titulaire d'une maîtrise à l'Université de Calgary, il a fréquenté toute sa vie des universitaires reconnus et acclamés tels que Tom Flanagan, il a publié des articles qui témoignent d'une profondeur certaine dans la réflexion, et il a été reconnu, à son entrée au Parlement, comme l'un des députés les plus brillants du Parti réformiste. Ces faits, il suffit d'ouvrir une biographie de Stephen Harper pour les connaître. Pourtant, sur ce point, l'idée que se fait le peuple québécois de son premier ministre est entièrement contraire à la réalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai pas pour but de réhabiliter notre premier ministre, qui d'ailleurs n'a pas besoin de mon appui. Je crois aussi qu'il y a des livres beaucoup plus intéressants à consulter qu'une biographie de Stephen Harper. Je veux seulement montrer qu'il est possible, et même qu'il est relativement facile de creuser un écart considérable entre la personnalité réelle d'un individu et la perception qu'en a le public, et cela à des fins politiques et intéressées.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-8890814292498109260?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/8890814292498109260/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=8890814292498109260' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/8890814292498109260'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/8890814292498109260'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2011/01/personnalite-et-perception.html' title='Personnalité et perception'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-3390897273197640816</id><published>2011-01-18T17:13:00.004-05:00</published><updated>2011-01-18T17:46:29.722-05:00</updated><title type='text'>L'illusion du débat public</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Un débat véritable met en présence des interlocuteurs bien identifiés, qui s'appuient sur une argumentation cohérente et sont réceptifs au point de vue de leur adversaire. Le débat public ne possède aucune de ces caractéristiques. Les participants sont trop nombreux et mal définis, ce qui empêche de déterminer quels intérêts sont représentés. Il n'y a aucun échange d'idées ni disposition à se laisser convaincre, seulement des affirmations, péremptoires et partiales. Les groupes savent qu'ils ne peuvent s'imposer en démontrant le bien-fondé de leur thèse: ils sont plus certains de l'emporter en faisant preuve d'une fausse assurance et en dénigrant, de façon systématique, les points de vue concurrents. Le débat public ne permet pas d'éclairer la population, pas plus qu'il ne permet de se rapprocher de la vérité, il ne fait que mesurer des rapports de forces déjà existants. Qu'est-ce que le débat public? Rien de plus qu'une illusion commode.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-3390897273197640816?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/3390897273197640816/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=3390897273197640816' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/3390897273197640816'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/3390897273197640816'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2011/01/lillusion-du-debat-public.html' title='L&apos;illusion du débat public'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-8735235301632610504</id><published>2011-01-16T22:38:00.007-05:00</published><updated>2011-01-16T23:37:45.096-05:00</updated><title type='text'>Le rôle du parlement</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Lorsque nous désignons nos régimes politiques sous le nom de démocratie parlementaire, il nous semble évident que ces deux éléments sont indissociables et que l'un ne peut aller sans l'autre. Cela ne va pas de soi: il est plusieurs occasions où la démocratie, loin de renforcer le parlementarisme, contribue au contraire à en saper les fondements. Le système parlementaire suppose une discussion libre entre les représentants de la nation: la confrontation des idées doit permettre de juger de la valeur des points de vue respectifs et de formuler des choix éclairés. Au contraire, le principe de la démocratie n'est pas la discussion mais l'hégémonie de la majorité. Dans le contexte démocratique, le choix d'une politique ne dépend pas de l'issue d'un échange ouvert mais d'un rapport de forces contingent: le plus fort impose sa volonté à l'opposition et n'a de comptes à rendre qu'à l'électorat. L'assemblée représentative cesse d'être le lieu de rencontre des individus les plus respectés d'un peuple pour ne devenir qu'une simple chambre d'enregistrement, pendant que les véritables décisions se prennent ailleurs, dans le conseil des ministres. Contraints par la discipline de parti, les députés renoncent à toute distance critique et se rangent sous la bannière de leur chef; il n'y a plus un débat mais un affrontement. L'institution parlementaire peut bien continuer d'exister mais son principe, lui, a bel et bien disparu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sous le poids de la démocratie.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-8735235301632610504?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/8735235301632610504/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=8735235301632610504' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/8735235301632610504'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/8735235301632610504'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2011/01/le-role-du-parlement.html' title='Le rôle du parlement'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-5634405882380870083</id><published>2011-01-14T18:02:00.002-05:00</published><updated>2011-01-14T18:46:39.590-05:00</updated><title type='text'>Matthew Arnold sur la culture</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Quelques mots à propos d'un auteur qui a fait sur moi une grande impression. Dans son livre &lt;em&gt;Culture and anarchy&lt;/em&gt;, Matthew Arnold (1822-1888) définit la culture comme étant l'étude et la recherche de la perfection. Pour lui, cette perfection est un état interne, c'est la prédominance de notre humanité sur notre animalité et l’expansion continue de la pensée et du sentiment, qui confèrent sa dignité à la nature humaine. L'homme cultivé sait résister à ses goûts les plus grossiers: tous ses efforts tendent au contraire à le rapprocher de ce qui est beau et gracieux. Telle qu'il l'entend, la culture n'est pas une possession mais une acquisition, un devenir. Elle suppose un effort constant, car c'est en sachant ce qui s'est dit de mieux dans le monde, c'est en lisant beaucoup, et de bons livres, que l'homme accède à la véritable culture.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-5634405882380870083?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/5634405882380870083/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=5634405882380870083' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/5634405882380870083'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/5634405882380870083'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2011/01/matthew-arnold-sur-la-culture.html' title='Matthew Arnold sur la culture'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-2694306202276932604</id><published>2011-01-11T23:01:00.003-05:00</published><updated>2011-01-11T23:39:31.584-05:00</updated><title type='text'>Les États-Uniens: digression sur un mot</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Lorsque j'étudiais en France, l'un de mes professeurs (et un bon professeur) m'a confié qu'il était l'inventeur du terme &lt;em&gt;Étatsunien&lt;/em&gt;. Je l'ai cru volontiers, car quel besoin avait-il de me mentir? Je souhaite néanmoins que ce mot disparaisse entièrement de notre langue, pour sa laideur d'abord, et parce que son utilisation est, incontestablement, le reflet et l'actualisation d'un sentiment anti-américain bien réel. Ce n'est pas un hasard s'il est devenu plus courant au début des années 2000, dans le contexte de la guerre en Irak et de l'impopularité de la politique étrangère américaine. À quelle fin cette substitution peut-elle répondre, après tout, si ce n'est d'attaquer et d'abaisser un peuple dans l'une des composantes essentielles de son identité, dans son nom lui-même? Les Américains ne sont pas autre chose que des Américains, et c'est sous ce nom qu'on les doit admirer ou critiquer.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-2694306202276932604?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/2694306202276932604/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=2694306202276932604' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/2694306202276932604'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/2694306202276932604'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2011/01/les-etats-uniens-digression-sur-un-mot.html' title='Les États-Uniens: digression sur un mot'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-247391828319171254</id><published>2011-01-09T13:34:00.002-05:00</published><updated>2011-01-09T16:14:22.372-05:00</updated><title type='text'>C'était un soir d'hiver</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Un poème à ma copine, qui travaille de plus longues heures que moi et va bientôt, aussi, gagner beaucoup plus d'argent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ton enfant le plus vieux, vêtu d’un pyjama,&lt;br /&gt;Scrutait la fenêtre sans se laisser distraire&lt;br /&gt;Et guettait, patient, le retour de sa mère.&lt;br /&gt;C’était un soir d’hiver, un soir neigeux et froid.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le foyer lumineux crépitait au-dedans.&lt;br /&gt;J’allais et je venais dans la pièce éclairée&lt;br /&gt;Et, mesurant les parts, d’une main assurée,&lt;br /&gt;Je nous servais des plats, de bons plats odorants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tendres et juteuses, assaisonnées à point,&lt;br /&gt;Les viandes grésillaient dans la marmite pleine&lt;br /&gt;Et laissaient se répandre une très-douce haleine,&lt;br /&gt;Bien cuites dans leur sauce et cuites avec soin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fromage et le vin, d’un rouge de rubis&lt;br /&gt;Et versé à demi dans des coupes jumelles,&lt;br /&gt;Rehaussaient une table éclairée de chandelles,&lt;br /&gt;Faisant de ce repas un repas de grand prix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout était préparé pour te recevoir bien,&lt;br /&gt;Chaque chose rangée, comme il faut, à sa place,&lt;br /&gt;Les comptoirs nettoyés, sur le sol, pas de trace;&lt;br /&gt;Rien sur le mobilier, et sur le plancher rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur l’appui du fauteuil j’avais aussi posé&lt;br /&gt;Le journal du matin et ta pipe remplie,&lt;br /&gt;Ainsi que tu le veux quand, fourbue et sans vie,&lt;br /&gt;Tu reviens du travail et te veux reposer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une voix enfantine a retenti bientôt&lt;br /&gt;Et toi tu t’engouffras dans la porte entrouverte;&lt;br /&gt;Je dressai les couverts, la veillée fut parfaite;&lt;br /&gt;C’était un soir d’hiver, un soir paisible et chaud.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-247391828319171254?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/247391828319171254/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=247391828319171254' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/247391828319171254'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/247391828319171254'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2011/01/cetait-un-soir-dhiver.html' title='C&apos;était un soir d&apos;hiver'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-381650815444184073</id><published>2011-01-06T22:52:00.003-05:00</published><updated>2011-01-06T23:59:12.130-05:00</updated><title type='text'>Réflexion sur le métier d'écriture</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;J'aime un auteur dont le vocabulaire est si varié et dont la sensibilité est si grande, qu'il en devient capable de traiter n'importe quel sujet de la façon qui lui convient le mieux. J'en veux pour exemple le Français Marcel Brion, dont j'ai lu deux ouvrages, l'un sur Michel-Ange et l'autre sur Schumann. Le style sec et précis avec lequel l'auteur nous parle de Michel-Ange garde quelque chose de la ruguosité du tempérament de l'artiste; il y a une économie dans l'expression qui évoque la rudesse du marbre. Sur Schumann, rien de tel. La phrase est allongée, l'évolution du récit est plus lyrique et moins linéaire, plus tournée vers le sentiment, il y a dans le style une candeur enthousiaste et une indétermination romantique qui semblent être celles du musicien lui-même. Le premier livre a la solidité du marbre et le second, la légèreté de l'aube. C'est grâce à de tels procédés, grâce à un usage intelligent du matériau linguistique allié à une connaissance approfondie du sujet, qu'un auteur nous fait apprécier pleinement le génie d'un grand homme et l'esprit d'une époque.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-381650815444184073?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/381650815444184073/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=381650815444184073' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/381650815444184073'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/381650815444184073'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2011/01/reflexion-sur-le-metier-decriture.html' title='Réflexion sur le métier d&apos;écriture'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-3365151156165607696</id><published>2011-01-04T19:44:00.003-05:00</published><updated>2011-01-04T20:16:40.850-05:00</updated><title type='text'>Être soi-même en amour</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;On entend souvent dire qu'il suffit d'être soi-même, lors d'un rendez-vous amoureux, pour que tout se passe bien. C'est une vérité partielle, un peu grossière, et infiniment dangereuse si elle est prise à la lettre. Après tout, de quoi est faite une existence humaine si ce n'est de menus soucis, d'envies irraisonnées et de tracas quotidiens? De cela pourtant, il ne doit rien paraître devant la personne de l'autre sexe. Ce qui importe dans un rendez-vous (et cela continue d'être vrai par la suite, aussi bien dans la vie conjugale), c'est de faire bonne impression, et pour cela il faut se présenter sous un jour absolument favorable: abaisser parfois son orgueil, dissimuler les aspérités de son caractère, et surtout ne laisser voir que ses qualités les plus excellentes, en cachant ses insuffisances. Il ne faut pas prétendre à des qualités que nous n'avons pas, cela est vrai, mais cela n'a pas grande importance à côté de cette vérité plus pressante: il ne faut pas être soi-même mais la meilleure partie de soi-même. Il n'y a jamais de séduction sans un peu d'illusion (et l'amour ne s'attache jamais à quelqu'un que par son côté le plus parfait).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-3365151156165607696?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/3365151156165607696/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=3365151156165607696' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/3365151156165607696'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/3365151156165607696'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2011/01/etre-soi-meme-en-amour.html' title='Être soi-même en amour'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-9072945732734841603</id><published>2011-01-02T00:44:00.001-05:00</published><updated>2011-01-02T00:47:12.904-05:00</updated><title type='text'>Les jeux de Rome</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Le Bourgeois débute l'année 2011 avec un poème.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Romain, qu’attends-tu donc? Toi seul tu n’entends pas&lt;br /&gt;La rumeur qui grossit, l’écho de mille voix?&lt;br /&gt;Tout ce qui respire, dans cette grande ville,&lt;br /&gt;Se serre et se presse d’un même pas fébrile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bruit court dans tout Rome et partout on s’émeut,&lt;br /&gt;Les rues en résonnent: César donne des jeux!&lt;br /&gt;Il faut te dépêcher et courir la chaussée,&lt;br /&gt;Si tu veux qu’on te garde un siège au Colisée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu verras l’Ibère, tu verras l’Africain,&lt;br /&gt;Le Thrace redoutable et le rusé Germain&lt;br /&gt;Se perçant de leur pique et rompant leurs armures,&lt;br /&gt;Se porter sans pitié de mortelles blessures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vaillant barbare, par nos armes réduit,&lt;br /&gt;Relève dans l’arène un front pâle et raidi;&lt;br /&gt;Porté par les clameurs, délivré de sa chaîne,&lt;br /&gt;Il montre pour tuer une ardeur surhumaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il frappe, il est frappé, il combat noblement&lt;br /&gt;Et répand un sang noir sur le sable brûlant;&lt;br /&gt;Tu te prends à l’aimer, mais si soudain il tombe,&lt;br /&gt;Oh! tu n’auras pour lui de bonté pas une ombre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme le loup craintif s’écarte du chasseur,&lt;br /&gt;Tu verras des hommes se plier de terreur&lt;br /&gt;Figés à l’approche des bêtes carnassières&lt;br /&gt;Et très près de périr sous leurs dents meurtrières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personne ne bouge, plus un son ne s’entend&lt;br /&gt;Quand le fauve affamé, le lion, fulminant, &lt;br /&gt;S’avance d’un pas lent, et tend sa tête altière,&lt;br /&gt;Déployant de longs crocs tout luisants de colère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y aura des chars, des duels assez chauds,&lt;br /&gt;Des cavaliers brillants sur de fougueux chevaux,&lt;br /&gt;Se cabrant, se choquant, avides de victoire,&lt;br /&gt;Et tous voulant ceindre le laurier méritoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laisse-là ton métier et te va divertir,&lt;br /&gt;Il n’est dans tout Rome pas de plus gai loisir;&lt;br /&gt;Le mirmillon sévère et le tigre vorace&lt;br /&gt;Attendent pour bondir que tu gagnes ta place.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-9072945732734841603?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/9072945732734841603/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=9072945732734841603' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/9072945732734841603'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/9072945732734841603'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2011/01/les-jeux-de-rome.html' title='Les jeux de Rome'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-2852673718570726409</id><published>2010-12-21T23:50:00.002-05:00</published><updated>2010-12-21T23:53:46.283-05:00</updated><title type='text'>Le bonhomme de neige</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Pas de temps pour un paragraphe ce soir, je me contente de reproduire le poème que j'avais soumis aux Prix littéraires Radio-Canada, avec thématique, premiers mots et derniers mots imposés. Et qui n'a pas gagné (avant qu'on me le demande).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un éclair malveillant passa (ah!) dans les yeux&lt;br /&gt;Du bonhomme de neige au moment où les cieux,&lt;br /&gt;Rafraîchis par la bise et la rafale roide,&lt;br /&gt;Se couvraient de brouillard et d’une nuée froide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la plaine assoupie, lui seul encor veillait,&lt;br /&gt;Méditant dans sa rage un horrible forfait;&lt;br /&gt;Des frissons convulsifs secouaient tout son être&lt;br /&gt;Mais jamais son regard ne quittait la fenêtre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, il s’élança, d’un pas vif et léger,&lt;br /&gt;Se glissant sans un bruit sur le sol enneigé;&lt;br /&gt;Il n’avait qu’un désir, assouvir sa vengeance&lt;br /&gt;Et lui causer, à lui, une même souffrance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il heurta la porte, le loquet en céda,&lt;br /&gt;Et, soudain, il bondit! sur l’enfant pris d’effroi!&lt;br /&gt;Fondant tel un aigle sur une proie blessée,&lt;br /&gt;Il lui saisit le corps de sa poigne glacée!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il traîna de force le malheureux gamin,&lt;br /&gt;Peu sensible aux sanglots qui l’imploraient en vain,&lt;br /&gt;Et, dans la nuit sans lune, en bourreau inflexible,&lt;br /&gt;Il s’en vint consommer le châtiment terrible!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Saisissant une pelle, il creusa tant et tant&lt;br /&gt;Qu’il fit naître sous lui un abîme béant;&lt;br /&gt;Puis il poussa l’enfant! dans cette fosse obscure&lt;br /&gt;Et referma sur lui la blanche sépulture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jamais on ne trouva le corps du disparu&lt;br /&gt;Et plus d’un, depuis lors, jure avoir entendu,&lt;br /&gt;Dans les premières nuits de l’aride décembre, &lt;br /&gt;Retentir les échos de ce refrain lugubre:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Vilain petit diable, qui m’as défiguré,&lt;br /&gt;Vois ce qu’il t’en coûte! toi qui fus enterré&lt;br /&gt;Vivant.»&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-2852673718570726409?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/2852673718570726409/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=2852673718570726409' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/2852673718570726409'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/2852673718570726409'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2010/12/le-bonhomme-de-neige.html' title='Le bonhomme de neige'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-1301210566244889202</id><published>2010-12-19T09:44:00.002-05:00</published><updated>2010-12-19T11:40:35.633-05:00</updated><title type='text'>La culture de la peur</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Une pensée m'est venue vendredi, et elle me semble juste: j'ai songé que, depuis un peu plus de soixante ans, nos comportements politiques et sociaux, nos attitudes intellectuelles et même nos réflexes inconscients, tout cela repose sur un sentiment omniprésent: la peur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne s'agit pas d'une peur de l'Autre, quoique celle-là aussi se laisse distinguer, mais plutôt d'une peur plus grande, d'une peur presque maladive: une peur du conflit. Il se peut que l'Occident, dont les villes se sont relevées depuis, ne se soit jamais remis tout à fait du traumatisme de la Seconde Guerre mondiale, avec son cortège d'atrocités et de destructions. Les horreurs de l'Holocauste lui ont fait sentir que la civilisation était un vêtement très mince, que la barbarie n'aurait aucune peine à déchirer de nouveau sur le corps de l'homme. On a vu le voisin aimable se transformer en meurtrier et des peuples cultivés entrer tout entiers dans les rangs d'armées disciplinées et impitoyables. La plaie ouverte entre 1939 et 1945 ne s'est pas refermée, elle n'a pas guéri: la menace nucléaire a maintenu l'Occident dans le souvenir des terreurs passées et dans la crainte de malheurs futurs. La guerre imminente ne lui a pas permis d'oublier les guerres passées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette peur d'un nouveau conflit s'est gravée profondément dans la structure psychique des sociétés européennes et nord-américaines. Elle détermine, particulièrement chez certaines classes d'intellectuels, toutes sortes de conceptions et d'actions qui, sans cela, seraient à peine compréhensibles. C'est la peur qui nous pousse à cultiver la différence et le pluralisme des valeurs avec tant de soin: on veut empêcher que la majorité ne veuille s'imposer brutalement aux dépens d'une minorité impuissante, et l'oblige à chercher son salut dans la fuite ou l'affrontement. On est relativiste par crainte de blesser, on ne veut pas blâmer ni dénoncer, pour ne pas générer des animosités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La même peur de l'affrontement explique que l'on accorde tant d'importance à une résolution rapide et pacifique des conflits sociaux: si l'une des parties, contestant les règles du jeu, se montre agressive et multiplie les manifestations, cela suffit habituellement pour faire plier les autorités en sa faveur; on préfèrera tempérer plutôt que de risquer une détérioration du climat social. L'explosion de violence, lorsqu'elle survient, suscite l'effroi des plus sages qui, dès ce moment, cherchent à désamorcer les oppositions. Leur intervention ne règle pas les conflits, elle les reporte de quelques années tout au plus, mais ces personnes sont contentes, pour peu qu'une apparence de calme soit restaurée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La peur du conflit déborde les frontières nationales. C'est à cause d'elle qu'on hésite à employer le nom de guerre pour désigner une intervention en sol étranger contre un ennemi armé et hostile. C'est à cause d'elle qu'on persiste à négocier avec des partenaires qui, plusieurs fois, ont rompu leurs promesses et montré leur mauvaise foi. C'est à cause d'elle également qu'on espère ne se servir de l'arme militaire que dans le contexte de missions de paix, dans des régions déjà pacifiées et sans risque, et qu'on se met à parler de défaite dès qu'une bataille se prolonge et que des soldats tombent. L'adversaire est relativement faible, il ne pose pas de réelle menace à la sécurité nationale, mais il résiste: c'est cela qui le fait redouter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette peur du conflit, il faut le dire, n'est pas une chose toujours mauvaise: elle a permis de préserver une paix sociale qui, de plus en plus, est soumise à des pressions diverses. Elle est peut-être inévitable de toute façon dans une société vieillissante, qui faiblit par rapport à des concurrents plus dynamiques. Malgré cela, une forme de civilisation qui, sous le coup d'une peur paralysante, se refuse à affirmer sa souveraineté et ne rougit pas devant des concessions perpétuelles, celle-là ne restera pas longtemps la première.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-1301210566244889202?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/1301210566244889202/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=1301210566244889202' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/1301210566244889202'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/1301210566244889202'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2010/12/la-culture-de-la-peur.html' title='La culture de la peur'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-4630728587295588291</id><published>2010-12-17T19:52:00.005-05:00</published><updated>2010-12-17T22:25:55.673-05:00</updated><title type='text'>La grécisation du Québec (4 de 4)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;En voyant l'État grec confronté à des difficultés financières, beaucoup de gens ont pensé: la même chose pourrait se produire au Québec. Est-il donc possible que le triste exemple de la Grèce nous amène à modifier la façon dont les fonds publics sont administrés chez nous? et nous permette, ainsi, d'éviter le pire à temps? Encore une fois, la réponse est non. Si la conjoncture économique s'est modifiée, les conditions d'exercice du pouvoir sont restées les mêmes. Tout politicien a pour tâche première d'assurer sa réélection. Si fort son désir soit-il de diminuer les dépenses de son gouvernement, il lui faut ménager toute une poussière d'intérêts particuliers, sans l'appui desquels il sera battu, il doit répondre à des demandes de financement toutes très légitimes, et lui-même ne résiste pas toujours, s'il est impopulaire, à la tentation de distribuer çà et là des faveurs. Des efforts louables sont faits pour diminuer les dépenses; mais il arrive trop souvent que des coupes effectuées dans un secteur soient annulées par des hausses équivalentes, quelque part ailleurs dans l'appareil gouvernemental. Certes, l'État n'est pas immobile, il est capable de changement et il change effectivement; seulement, ce changement se fait lentement, alors que l'impasse, elle, se profile beaucoup plus vite. Pour que des mesures draconiennes soient adoptées, une crise sera nécessaire, et alors il sera déjà trop tard.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-4630728587295588291?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/4630728587295588291/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=4630728587295588291' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/4630728587295588291'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/4630728587295588291'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2010/12/la-grecisation-du-quebec-4-de-4.html' title='La grécisation du Québec (4 de 4)'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-6356655587857289744</id><published>2010-12-14T22:52:00.006-05:00</published><updated>2010-12-15T00:05:17.678-05:00</updated><title type='text'>La grécisation du Québec (3 de 4)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Il y aurait beaucoup plus à dire, peut-être, mais je termine ma petite série avec deux derniers paragraphes, dans lesquels je me ferai plus controversé, polémique même (bien que je n'aime pas beaucoup la polémique, qui ressemble trop à la politique). Notez que le prochain message ne sera pas publié jeudi, comme j'en ai l'habitude, mais plutôt vendredi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Québécois jouissent d'une gamme impressionnante de services offerts par l'État. Ces services se sont surtout mis en place à une époque où l'ensemble des citoyens, confiants dans l'avenir, partageaient la même foi dans une croissance économique soutenue et durable. La préoccupation majeure des législateurs du dernier siècle a été de partager équitablement les fruits de cette prospérité, et d'offrir à tous une chance égale de participer à ce mouvement ascendant. Il y a bien loin d'un tel optimisme aujourd'hui: les difficultés financières de l'État ont fait apercevoir les limites des services publics et universels. L'opinion publique a pris conscience de ces limites, mais sans en tirer les conclusions qui s'imposent. Cette opinion dénonce l'incapacité de l'État, et pourtant elle ne diminue pas ses attentes envers lui. Elle défend l'inviolabilité de ce qu'elle nomme ses "acquis", sans voir cependant que ce sont ces standards trop élevés, hérités d'un autre âge, qui minent la viabilité de tout l'édifice gouvernemental. On ne se demande pas assez si une société peut se permettre des soins de santé universels ou l'accès de tous ses citoyens à des études universitaires. Ces finalités et bien d'autres, qui paraissaient justes à une époque persuadée d'être à l'aube d'une croissance illimitée, sont-elles encore désirables et légitimes dans une société où l'économie stagne et où les déficits ne se résorbent plus? Dans une société sur laquelle plane le spectre menaçant de la &lt;em&gt;précarité&lt;/em&gt;?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-6356655587857289744?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/6356655587857289744/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=6356655587857289744' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/6356655587857289744'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/6356655587857289744'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2010/12/la-grecisation-du-quebec-3-de-4.html' title='La grécisation du Québec (3 de 4)'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-1588729263124721267</id><published>2010-12-12T09:51:00.002-05:00</published><updated>2010-12-12T11:25:42.525-05:00</updated><title type='text'>L'abandon de la Nouvelle-France</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Dans cet essai, je veux répondre à la question suivante: en 1760, aux heures critiques de la Guerre de Sept Ans, pourquoi n'a-t-il paru aucune escadre française dans l'estuaire du Saint-Laurent?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1760, les belligérants entraient dans leur sixième année de conflit en Amérique. Les forces étaient inégales: tandis que la France s'épuisait dans une guerre continentale (elle venait de perdre la bataille de Minden), la Grande-Bretagne avait déployé des moyens considérables pour s'assurer la maîtrise des mers et la prééminence en sol américain. La supériorité navale des Britanniques ne faisait pas de doute: si le commerce britannique avait été inquiété quelque temps par la guerre de course des Français, ces derniers ne pouvaient pas si facilement remplacer leurs pertes, et le déséquilibre allait croissant entre les deux flottes. Inférieurs, les Français devaient quitter leurs ports pendant la nuit pour éviter de tomber aux mains de leurs ennemis, et parvenaient de plus en plus mal à assurer l'approvisionnement de la colonie. Si les navires se faisaient rares, les marins l'étaient plus encore: des flottes entières étaient immobilisées en France, faute de gens pour les border.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après les victoires initiales, la position française devenait critique au Canada, et le sort des armes n'était pas moins contraire au royaume de Louis XV dans les Antilles et en Inde. En accord avec le roi, le secrétaire d'État de la Marine, Berryer, voulut freiner les progrès coloniaux de la Grande-Bretagne en la touchant directement au coeur, sur le sol national. Une armée constituée à cette fin fut massée dans le nord de la France. L'entreprise pouvait difficilement réussir, et elle ne réussit pas: des deux flottes qui devaient assurer le transport dans la Manche, stationnées respectivement à Toulon et à Brest, l'une fut dispersée après avoir traversé le détroit de Gibraltar, et l'autre fut écrasée dans l'Atlantique par l'amiral Hawke. La flotte française était vaincue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le même temps, la faiblesse grandissante de la France sur les mers faisait évoluer les mentalités à la cour. Un grand nombre de dignitaires, le roi au premier chef, se persuadaient de l'inutilité de se maintenir dans une colonie par ailleurs si coûteuse. La traite des fourrures ne rapportait qu'un revenu assez faible, le climat inhospitalier du Canada obligeait souvent la métropole à le ravitailler en vivres, et la population canadienne était trop faible pour offrir des débouchés aux produits français - la petite colonie ne justifiait pas tout le sang versé et les millions consacrés à sa défense. À Versailles, des esprits ingénieux se figurèrent également que les colonies américaines, délivrées de la menace française, ne toléreraient plus l'autorité de Londres avec autant de patience. C'est ainsi que le sort du Canada fut subordonné peu à peu à l'issue du conflit en Europe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La France fit cependant un effort ultime: une frégate, le &lt;em&gt;Machault&lt;/em&gt;, et quelques navires marchands furent dépêchés outre-Atlantique afin de porter secours à la colonie. L'aide n'était pas considérable: 400 soldats au lieu des 4000 attendus, des munitions, et des vivres en grande partie avariés. Néanmoins, cette aide aurait pu suffire à reprendre Québec, si les navires français avaient été les premiers à paraître. Cela n'arriva pas, puisque le départ de la flotte fut retardé plusieurs semaines par des questions d'ordre bureaucratique. Quand les bâtiments français pénétrèrent effectivement dans le Saint-Laurent, les navires britanniques y patrouillaient déjà. Surclassés en nombre et en puissance, les Français retraitèrent jusque dans la baie des Chaleurs, où ils furent rattrapés et forcés de se rendre. L'armée de Lévis, privée d'hommes et de matériel, avait dû reprendre la route de Montréal. Le Canada était perdu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Source: Guy Frégault, La Guerre de la Conquête&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-1588729263124721267?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/1588729263124721267/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=1588729263124721267' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/1588729263124721267'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/1588729263124721267'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2010/12/labandon-de-la-nouvelle-france.html' title='L&apos;abandon de la Nouvelle-France'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-2050493339809470356</id><published>2010-12-09T22:10:00.003-05:00</published><updated>2010-12-09T22:59:19.173-05:00</updated><title type='text'>La grécisation du Québec (partie 2)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Nombreux sont ceux qui se plaignent de l'État lorsque celui-ci, pour réduire ses déficits chroniques, augmente les impôts et le coût des services. Ces personnes dénoncent le gaspillage et supposent qu'une gestion plus saine des fonds publics suffirait à résorber les ennuis financiers du gouvernement. C'est une erreur. Assurément, une telle rationalisation permettrait de réaliser des économies substantielles, mais le noeud du problème n'est pas là. La cause véritable de la faillite de l'État réside dans une &lt;em&gt;aspiration à l'omniprésence&lt;/em&gt;, dans l'idée que l'État doit intervenir dans toutes les sphères de l'activité humaine pour corriger les inégalités et soutenir les initiatives des acteurs privés. Une telle conception du rôle de l'État coûte cher, et conduit à une hausse démesurée des effectifs de la fonction publique. Elle a un autre effet, et celui-là est plus grave: le morcellement de l'intervention publique. Déployée dans un nombre trop grand de directions, l'action de l'État finit par souffrir partout d'un manque de moyens, et se trouve partout paralysée. Le paradoxe est frappant: l'État devient de plus en plus impuissant à mesure que les attentes augmentent à son égard. Il ressemble à ces statues funéraires sculptées par Michel-Ange, pourvues d'une musculature imposante, mais écrasées sous leur propre poids, et qui ne savent plus remuer même un seul membre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Post-scriptum: Pour atténuer ce que ce paragraphe a de polémique, et me rallier peut-être des lecteurs dont les opinions diffèrent des miennes, je précise qu'il me semble désirable que l'État, sans nécessairement diminuer en taille, concentre son action dans un nombre plus réduit de champs, et fasse usage dans chacun d'eux de ressources plus considérables. Son efficacité en serait accrue, de même que sa transparence.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-2050493339809470356?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/2050493339809470356/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=2050493339809470356' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/2050493339809470356'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/2050493339809470356'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2010/12/la-grecisation-du-quebec-partie-2.html' title='La grécisation du Québec (partie 2)'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-6276747997412854006</id><published>2010-12-07T22:02:00.003-05:00</published><updated>2010-12-07T22:51:01.318-05:00</updated><title type='text'>La grécisation du Québec (partie 1)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;On aurait pu croire, naïvement, que les difficultés croissantes de l'État conduiraient à une mobilisation plus massive de la population et à une acceptation courageuse du sacrifice. Ce n'est pas ce qui se produit. Tandis que les déficits budgétaires s'accroissent et que la banqueroute menace, les individus se crispent sur leurs acquis. Celui-ci, bien établi, s'oppose à toute augmentation de l'impôt; celui-là, revendicateur, refuse de payer pour les services dont il bénéficie, et un troisième ne songe qu'à accroître les privilèges de son groupe. Si tous ont conscience de l'impossibilité de maintenir un système qui montre ses failles, ce sentiment ne pèse pas lourd devant la conscience que chacun a de son intérêt immédiat, et l'obstination de tous ces gens, riches et pauvres, à ne pas assumer leur partie du fardeau public tue dans l'oeuf toute volonté de changement politique. Les problèmes de l'État ne rapprochent pas les membres d'une société; plutôt, ils exacerbent leurs conflits, et rendent plus problématique encore la mise en place d'un modèle viable.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-6276747997412854006?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/6276747997412854006/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=6276747997412854006' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/6276747997412854006'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/6276747997412854006'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2010/12/la-grecisation-du-quebec-partie-1.html' title='La grécisation du Québec (partie 1)'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-8541931533901417864</id><published>2010-12-04T10:20:00.003-05:00</published><updated>2010-12-05T23:06:23.126-05:00</updated><title type='text'>Wikileaks et la dissolution de l’autorité</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;L’autorité est indissociable d’une part de secret. Sa justification première est d’ordre pratique et non pas éthique, son rôle est de préserver la sécurité des personnes et des biens. Or, le maintien de l’ordre n’est pas concevable sans une certaine forme de répression. Parfois, l’État est obligé d’user de violence: ses gestes, répréhensibles du point de vue de la morale individuelle, se justifient par la nécessité d’éviter un mal plus grand. Ces actes d’autorité, s’ils sont nécessaires et inévitables, ne doivent pas pourtant être exposés sous une lumière trop crue: la légitimité d’un gouvernement et sa capacité de commander l’obéissance seraient écorchées, si on le voyait trop souvent transgresser les normes qu’il demande à ses citoyens de respecter. Autorité et transparence entière ne sont pas compatibles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans cet indispensable silence, Wikileaks a creusé une brèche. Désormais, semble-t-il, nous pourrons voir apparaître à tout moment les correspondances privées et publiques des hommes politiques et ambassadeurs du monde entier. Tout échange secret pourra, à un moment ou à un autre, être diffusé et lu du grand public. Certains s’en réjouissent, d’autres ont des raisons de s’en plaindre. Un travailleur humanitaire canadien a remarqué avec beaucoup de justesse que la possibilité de telles fuites pourrait non pas favoriser, mais bien nuire à la lutte contre les régimes autoritaires. Si leur anonymat n’est plus assuré, de nombreuses personnes choisiront de se taire plutôt que de se compromettre en rapportant des atrocités.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les fuites récentes ont-elles coûté des vies humaines, ont-elles mis en danger la paix internationale? Cela n’est pas sûr, puisque la majorité des documents étaient de peu de valeur, des jugements personnels sans grande conséquence. Cependant, les fuites auront un autre effet, celui-là plus durable. Elles obligeront les gouvernements à faire preuve de plus de prudence, à limiter même leurs échanges informels. Il deviendra plus difficile de communiquer, et par là plus difficile de gouverner. Les hauts responsables, dans les sphères politique, administrative et diplomatique n’oseront plus poser des actions décisives, pour ne pas attirer la controverse sur eux. Les négociations difficiles, les bonnes relations entre les nations, les traités, tout cela sera toujours menacé par la possibilité d’une révélation soudaine. On le voit, un excès de transparence ne peut conduire qu’à une paralysie des institutions. Wikileaks est un début de chaos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Post-scriptum: pendant que j’écrivais ce message, un nouveau document a été publié, avec les noms de sites jugés prioritaires pour la sécurité des États-Unis. Nous en sommes arrivés, je pense, si ce n’était pas déjà le cas, au point où un acte censure s’impose en toute nécessité.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-8541931533901417864?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/8541931533901417864/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=8541931533901417864' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/8541931533901417864'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/8541931533901417864'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2010/12/wikileaks-et-la-dissolution-de.html' title='Wikileaks et la dissolution de l’autorité'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-7734710885523888647</id><published>2010-12-02T17:07:00.002-05:00</published><updated>2010-12-02T18:15:03.838-05:00</updated><title type='text'>La politique selon Carl Schmitt</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Qu'on me pardonne: je sacrifie en précision pour faire en peu de mots. Carl Schmitt est un conservateur allemand de l'entre-deux-guerres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon Schmitt, le fondement du politique est l'affrontement de l'ami et de l'ennemi. La politique n'a pas de contenu propre: toute chose est politique lorsqu'elle entraîne la division d'une société en deux blocs antagonistes. Selon Schmitt, tout regroupement politique se forme dans la perspective d'une épreuve de force, et si une situation culmine dans un affrontement armé, l'opposition ami-ennemi apparaît immédiatement et toutes les autres oppositions cèdent sous sa loi. Si rien n'échappe au domaine de la politique, l'objet de la politique évolue au fil de l'histoire: c'est ainsi que la religion a perdu le pouvoir de susciter des haines et des sacrifices, car elle a perdu son importance centrale dans la vie des sociétés. Il n'est pas possible, ajoute Schmitt, de renoncer à la politique, et de lui préférer par exemple le compromis ou l'arbitrage. Le premier rôle d'un groupe est d'assurer la sûreté de ses membres, et si un groupement faillit à cette tâche, s'il abdique sa puissance, il ne saura plus commander la soumission et périra bientôt.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-7734710885523888647?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/7734710885523888647/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=7734710885523888647' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/7734710885523888647'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/7734710885523888647'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2010/12/la-politique-selon-carl-schmitt.html' title='La politique selon Carl Schmitt'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-8229381829852576551</id><published>2010-11-27T12:46:00.000-05:00</published><updated>2010-11-27T12:47:09.140-05:00</updated><title type='text'>L'art et le public</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;C’est l’auteur qui fait l’œuvre bonne ou mauvaise. Cependant, la qualité des productions artistiques et littéraires d’une époque ne dépend pas seulement des créateurs, elle doit aussi beaucoup au public. Il ne suffit pas que celui-ci soit ouvert, et qu’il se dispose à accepter toutes les innovations. Dans les temps les plus féconds, le public est un corps de lecteurs enthousiastes mais sévères, qui distillent les éloges avec prudence, ne donnent leur admiration qu’à quelques-uns, prennent la plume à l’occasion, et connaissent assez le métier pour repérer les fautes de goût. Il n’ont pas nécessairement à être nombreux, ces lecteurs peuvent n’être que quelques centaines; mais ils doivent, avant toute chose, montrer de la rigueur. Les artistes se laissent aller, lorsqu’ils n’ont pas près d’eux cet Argos qui les surveille et les sanctionne au moindre manquement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette condition n’est pas remplie au Québec. Les amateurs d’art et de littérature ne sont pas en moins grand nombre qu’ailleurs, peut-être, mais il leur manque une certaine distance critique par rapport aux œuvres. À la sortie des théâtres, ils n’ont jamais que des bons mots pour la pièce à laquelle ils viennent d’assister. Les critiques d’art semblent toujours emballés lorsqu’ils se prononcent sur un nouveau roman ou sur un concert musical attendu. Le public québécois a tant d’adulation pour ses artistes connus qu’il acclame toutes leurs œuvres indistinctement. Les bons sentiments et les superlatifs abondent, mais on ne voit guère de commentaires négatifs. La facture des œuvres contemporaines est-elle si exceptionnelle qu’elle interdit toute réserve?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet assoupissement de l’esprit critique a plusieurs origines. Il vient d’abord du déplacement de l’objet de l’art. Le jugement ne porte plus sur l’œuvre proprement dite mais sur le processus de création de l’œuvre; la perfection de celle-ci dépend moins de sa conformité à des canons esthétiques que de l’authenticité des sentiments de l’artiste. Si les émotions sont justes et que l’homme est vrai (et qui ne l’est pas?), l’œuvre est bonne. Le sommeil de la critique s’explique aussi par le statut élevé dont jouit l’artiste dans la société contemporaine.  On se plaît à voir en lui quelque chose comme un prophète, un être à part, et on lui accorde volontiers une impunité que les circonstances ne justifient pas toujours. La petite taille du marché québécois et un certain relativisme ambiant s’ajoutent aux facteurs qui précèdent: dans un milieu où tous se connaissent bien, dans une époque où l’on a tant de mal à supposer qu’il existe des valeurs absolues, la peur de blesser interdit toute position trop ferme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant, il est encore une cause pour laquelle la rigueur s’est retirée du monde de l’art, et il s’agit en quelque sorte de la cause unique, c’est la perte d’intérêt généralisée pour l’art. Le public fréquente les salles de spectacle, il se laisse toucher par les œuvres, mais d’une façon qui n’est pas durable; l’art est un divertissement parmi beaucoup d’autres, tout simplement. Lorsqu’une sphère de l’intelligence humaine se situe au cœur des préoccupations d’une société, il est certain qu’elle suscitera des rivalités parfois féroces entre des partisans et des adversaires; à l’inverse, dès que cette sphère devient consensuelle, on peut être sûrs qu’elle a cessé d’éveiller les passions. C’est l’un des paradoxes de la société québécoise (et de beaucoup d’autres): tout en accordant aux artistes un prestige remarquable, elle ne pense pas qu’ils ont rien d’important à lui dire.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-8229381829852576551?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/8229381829852576551/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=8229381829852576551' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/8229381829852576551'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/8229381829852576551'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2010/11/lart-et-le-public.html' title='L&apos;art et le public'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-57123536914924753</id><published>2010-11-25T17:53:00.003-05:00</published><updated>2010-11-25T18:15:34.605-05:00</updated><title type='text'>Conservatisme et catholicisme</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Bien que je ne sois pas croyant, les évènements de la dernière semaine m'ont conforté dans le grand respect que je porte à l'Église catholique. Je parle, il va de soi, des commentaires du pape et de l'acceptation conditionnelle du port des préservatifs. À mes yeux, l'Église est le modèle par excellence d'une institution conservatrice, dans le sens le plus rigoureux du terme. Elle n'est pas fermée à tout changement; à l'instar des autres groupements humains, elle n'est pas située hors du monde, elle y est plongée et évolue tout comme lui. Seulement, elle ne fait que s'adapter à l'évolution de la société et ne la précède jamais. Elle enregistre les changements avec retard, et jamais sans une certaine réticence; elle dédaigne le transitoire et ne consent qu'à l'irréversible, ce qui lui évite les contradictions et les volte-face humiliantes. L'Église est l'une des rares institutions qui échappent à l'impatience de la nouveauté et du changement pour le changement; c'est ainsi qu'elle offre à ses fidèles un corps de principes stables, sur lesquels ils peuvent se reposer en toute sûreté, sans craindre de les voir changer demain. La prêtrise des femmes? Cela aussi viendra bien assez vite... si l'on sait s'armer de patience.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-57123536914924753?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/57123536914924753/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=57123536914924753' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/57123536914924753'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/57123536914924753'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2010/11/conservatisme-et-catholicisme.html' title='Conservatisme et catholicisme'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-2401944946484592180</id><published>2010-11-23T18:52:00.003-05:00</published><updated>2010-11-23T21:00:07.899-05:00</updated><title type='text'>Langue française et politique</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Au XIXe siècle, Tocqueville reprochait à l'Église son implication dans les luttes politiques. Prendre parti, se ranger derrière le pouvoir, c'était aussi se rendre vulnérable aux attaques des mécontents et attacher la crédibilité du clergé, une institution intemporelle, aux fortunes variables d'un parti politique. Une situation semblable s'est produite dans le cas de la langue française au Québec. Depuis les années 1960, la défense du français est devenue presque indissociable de l'adhésion au mouvement souverainiste. Elle a aussi été associée à la promotion de valeurs de gauche, puisque c'étaient souvent les mêmes personnes qui réclamaient une stricte protection de la langue française, et l'élargissement de l'État-providence. Aujourd'hui que la souveraineté et la social-démocratie sont en reflux, la langue française est exposée aux mêmes avatars. Attaquer les positions du français (en sous-estimant le recul du français à Montréal, en ayant recours à des expressions anglaises ou en combattant la loi 101, par exemple) est devenu pour plusieurs une façon d'accumuler du capital politique et de faire mal paraître un adversaire. Cela est regrettable. La survie de la langue française devrait être un enjeu qui transcende les divisions idéologiques et interpelle l'ensemble des Québécois.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-2401944946484592180?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/2401944946484592180/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=2401944946484592180' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/2401944946484592180'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/2401944946484592180'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2010/11/langue-francaise-et-politique.html' title='Langue française et politique'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-5989167259209566191</id><published>2010-11-20T12:23:00.003-05:00</published><updated>2010-11-20T12:32:34.233-05:00</updated><title type='text'>Pourquoi écrire en poésie au XXIe siècle</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;L'écriture poétique est chose rare de nos jours, et tout conspire à la faire disparaître. Les jeunes écrivains, lorsqu'ils prennent la plume, trouvent dans la prose un moyen d'expression plus commode; il faut vivre, et celle-ci permet d'écrire beaucoup en peu de temps. Les lecteurs eux-mêmes se montrent bien plus avides de romans, et font généralement peu de cas de la poésie, si ce n'est que d'un petit nombre d'originaux. Enfin, dans la sphère publique, c'est naturellement en prose que les combattants se recherchent et s'affrontent. Celui qui voudrait s'adresser à ses contemporains en poésie, et leur confier quelque chose de réellement profond, aurait d'abord à surmonter des accusations de frivolité. Or, la question mérite d'être posée: existe-t-il encore des raisons d'écrire en poésie dans ce siècle? Je le crois, et je dirai pourquoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'abord, parce que la poésie et la prose n'ont pas le même objet. Il est vrai que la prose se prête mieux aux démonstrations rigoureuses. Il est plus facile, dans un texte suivi, de faire valoir des arguments et de les ordonner d'une façon logique et implacable. La prose offre aussi plus de liberté pour introduire des digressions, entrer dans le détail et passer d'un personnage ou d'une action à l'autre. Sur ce terrain, la poésie ne peut la concurrencer. Elle présente cependant d'autres avantages. La poésie est le moyen par excellence pour exprimer l'émotion. La musique particulière de la poésie, qui lui vient du respect des règles de la métrique, donne au sentiment une vitalité plus grande et des couleurs plus chaleureuses que le rigorisme froid de la prose. L'émotion est fuyante, l'impression dure à peine; la poésie, brève et nerveuse, restitue cette sensation de fugacité avec plus de vérité que le roman. La prose parle à la raison, la poésie touche l'âme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour l'auteur qui débute, il n'est pas de meilleure école que la poésie pour apprendre à maîtriser les subtilités d'une langue. Puisque la forme poétique est plus condensée, elle oblige l'auteur à mieux connaître son matériau, pour en tirer un meilleur parti. Il doit se montrer original tantôt pour faire entrer sa pensée dans une forme qui s'y dérobe, tantôt pour jouer de l'effet des mots et de leur résonance les uns sur les autres. Il ne doit pas user des figures de style au hasard, comme elles se présentent à lui, mais les ménager soigneusement, afin qu'elles contribuent à l'effet d'ensemble de l'oeuvre. Il ne peut, pour cela, multiplier les images et les jolis procédés: le poème étant le plus souvent court, l'impression se doit d'être immédiate. Tout cela demande au poète un degré de réflexion et une discipline qui sont inconnus du prosateur. La puissance de son style n'en est que plus saisissante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ajouterai aussi que la poésie est, pour la qualité et la pureté d'un langage, un rempart plus sûr que la prose. Par sa nature, la poésie est rétive au néologisme. Elle n'enregistre qu'avec prudence l'évolution d'une langue, et n'en retient que les éléments les plus nobles. Le journaliste se plaît parfois à utiliser un vocabulaire grossier ou populaire pour choquer son lecteur, ou attirer son attention; le poète, beaucoup plus rarement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La poésie est la plus vieille forme du langage. Aux temps les plus reculés de l'humanité, elle était le support des mythes, elle était le support des légendes. Dans une époque volontiers sceptique, la poésie est peut-être notre meilleure chance de réenchanter le monde. Un peu.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-5989167259209566191?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/5989167259209566191/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=5989167259209566191' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/5989167259209566191'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/5989167259209566191'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2010/11/pourquoi-ecrire-en-poesie-au-xxie_20.html' title='Pourquoi écrire en poésie au XXIe siècle'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-5511396709958763</id><published>2010-11-18T21:57:00.002-05:00</published><updated>2010-11-18T22:37:08.375-05:00</updated><title type='text'>De l'impossibilité du débat public</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;La démocratie se fonde, on le sait, sur la capacité de la population de se prononcer sur les politiques publiques au terme d'un débat public ouvert et transparent. Dans les sociétés contemporaines, cet idéal est de plus en plus compromis. Tout dialogue repose sur la nécessité de réaliser des compromis de part et d'autre et de négocier de bonne foi. Or, dans une société politisée à l'extrême, l'inverse se produit: les acteurs sociaux font preuve d'intransigeance, se refusent à toute concession, et il suffit que des intérêts s'opposent pour que la moindre question se transforme en une épreuve de force. Le milieu politique ne peut pas davantage susciter des échanges ouverts: dans un contexte d'exacerbation des tensions partisanes, le politicien préfère marquer des points sur son adversaire plutôt que de travailler avec lui à atteindre une solution mutuellement acceptable. Il n'existe plus, en outre, et cela depuis fort longtemps, une classe d'intellectuels dont le jugement pourrait définir le cadre de valeurs communes. Le débat public, dans ces conditions, n'est qu'une dangereuse cacophonie, un dialogue de sourds entre des constellations d'intérêts, qui se font et se défont selon les circonstances, et qui sont absolument déterminées à imposer leur point de vue, en déformant les faits au besoin. Aujourd'hui, ce qui détermine l'orientation des politiques publiques, ce n'est pas un débat commun, inexistant et impossible, c'est le rapport des forces entre ces intérêts. Tout simplement. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-5511396709958763?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/5511396709958763/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=5511396709958763' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/5511396709958763'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/5511396709958763'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2010/11/de-limpossibilite-du-debat-public.html' title='De l&apos;impossibilité du débat public'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-8192405571494027668</id><published>2010-11-16T21:26:00.002-05:00</published><updated>2010-11-16T21:49:41.292-05:00</updated><title type='text'>Droite et gauche</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Ce que disait Pierre Foglia n'était ni tout à fait faux ni tout à fait vrai. Sans doute, les sociétés occidentales sont gouvernées en majorité par des gouvernements plus conservateurs, et les thèmes privilégiés par la droite se sont imposés sur la plupart des tribunes médiatiques, alors que la gauche peine à se définir un nouveau programme. Toutefois, cela ne signifie pas que la droite soit triomphante; la gauche n'est pas abattue. Tout le monde ne parle que de diminution du fardeau fiscal, et l'imposition diminue à peine. Il n'est question que de désengagement de l'État, et le coût des programmes sociaux continue de grimper; il n'y a pas si longtemps que le système des garderies à 5$ a été introduit au Québec. Plus révélateur: alors que l'on chante partout les vertus de la libre entreprise, il a suffi d'une crise économique pour que, dans un mouvement de panique, tous reviennent à une vision keynésienne et réclament l'intervention massive de l'État. On le voit, les réflexes de gauche sont bien vivants. Aussi bien, en ce début de siècle, la gauche ressemble à une forteresse qui se serait peu à peu vidée de ses défenseurs, et qui continue de tenir, que parce que personne ne songe à la prendre.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-8192405571494027668?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/8192405571494027668/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=8192405571494027668' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/8192405571494027668'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/8192405571494027668'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2010/11/droite-et-gauche.html' title='Droite et gauche'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-848108617182385556</id><published>2010-11-14T22:44:00.008-05:00</published><updated>2010-11-14T22:58:06.980-05:00</updated><title type='text'>Poème: La soirée entre amis</title><content type='html'>&lt;div&gt;En raison de quelques sorties mondaines et également d'un certain niveau de fatigue, je saute une semaine et je me contente d'une reprise d'un vieux poème, que j'ai complètement modifié il y a quelques semaines pour l'adapter aux règles de la poésie classique.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;-&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Il faudra s'habituer aux tirets entre les paragraphes. Blogger ne veut plus laisser d'espace, et je n'ose pas jouer dans les codes html.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;div&gt;La soirée entre amis&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Un homme délicat, pressé de satisfaire&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Accueillait en ce jour des hôtes à sa table;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Il leur voulut montrer son très grand savoir-faire&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;En les accommodant de façon raisonnable.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Plaintes et murmures tout aussitôt fusèrent:&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Un premier invité pesta sur l’éclairage.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;On éteignit la lampe ainsi que les lumières&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Et tous furent heureux d’une action si sage.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Une invitée dévote eut bien de la colère&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Que les enfants veillent à cette heure tardive;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;On les fit tous partir, sans ouïr leur prière&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Et sans que le dessert ne touchât leur gencive.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Un végétarien même, ennemi de la viande,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Éloignait son repas d’un geste peu aimable.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;On reconnut le mal, on fit bientôt amende,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Et l’on ne servit plus cet aliment coupable.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Pour un rusé coquin, tout plein de hardiesse,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Qui voulut pour rire se lamenter du froid,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Il fallut élever la chaleur de la pièce&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Bien que l’atmosphère fût brûlante déjà.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; tab-stops: 107.25pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; tab-stops: 107.25pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Un homme tempérant laissa voir son regret&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; tab-stops: 107.25pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Qu’on pût faire couler tant de bière et de vin,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; tab-stops: 107.25pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Et ses remontrances eurent si bel effet&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Qu’on ne put bientôt voir un verre qui fût plein.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Le regard de l’hôte se posa vigilant&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Sur un drap carrelé jeté sur le buffet;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Il le fit retirer sans perdre un seul instant,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Redoutant qu’on y vît un manque de respect:&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Il voyait trop combien l’on devait censurer&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Ces motifs qu’on prendrait pour de petites croix.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;L’Église et la table se doivent séparer;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Tel était son principe, il n’en démordait pas.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Les convives déçus quittèrent le salon,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Accablés de chaleur et ne mangeant pas mieux,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;En jetant des pointes au pauvre amphitryon&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Qui n’avait guère su assez s’occuper d’eux. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-848108617182385556?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/848108617182385556/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=848108617182385556' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/848108617182385556'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/848108617182385556'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2010/11/poeme-la-soiree-entre-amis.html' title='Poème: La soirée entre amis'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-1834576998217902253</id><published>2010-11-11T21:19:00.004-05:00</published><updated>2010-11-11T21:50:55.812-05:00</updated><title type='text'>En ce jour du souvenir...</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Si, longtemps, il a été de bon ton de tenir la chose militaire en mépris, plusieurs tiennent aujourd'hui un discours exactement contraire, et n'ont jamais assez d'éloges pour nos combattants. À les en croire, c'est un métier extrêmement difficile et contraignant, qui demande une entière abnégation de soi. Pourtant, la vie de soldat est de celles que l'on peut envier à plusieurs égards: une existence faite d'exercices et d'efforts, une admiration presque universelle, un devoir parfaitement clair, et la proximité même du danger, qui donne plus d'intensité à toutes les manifestations de la vie (pour reprendre les mots d'Ernst Jünger). Peu de militaires, on peut le supposer, échangeraient leur carrière dans l'armée pour un emploi dans un bureau. En ce jour du souvenir, il nous revient de saluer la mémoire de tous ces hommes qui ont donné leur vie pour leur patrie, et le courage de tous ceux qui sont revenus du champ de bataille blessés ou traumatisés. Ne peignons pas cependant la vie de militaire plus sombre qu'elle ne l'est: les vivants n'aiment pas qu'on les plaigne.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-1834576998217902253?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/1834576998217902253/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=1834576998217902253' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/1834576998217902253'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/1834576998217902253'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2010/11/en-ce-jour-du-souvenir.html' title='En ce jour du souvenir...'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-2034788170494129778</id><published>2010-11-09T19:05:00.003-05:00</published><updated>2010-11-09T19:35:53.315-05:00</updated><title type='text'>L'homme et la politique</title><content type='html'>Toute grande oeuvre commence par une étude du coeur humain. C'est vrai sans doute dans le domaine de l'art, ce ne l'est pas moins en ce qui concerne la chose politique. Peut-on décider du degré de rigueur des lois sans s'assurer d'abord si l'homme est bon ou mauvais? Peut-on choisir entre le marché et l'État avant d'avoir statué si l'homme est naturellement altruiste ou égoïste? À moins de se situer résolument dans l'idéal, et de se couper par là de toute application pratique, une idéologie n'est pas faite pour réussir si elle ne repose pas sur une connaissance approfondie des besoins, des instincts et des aspirations de l'homme. Or, c'est une science qui se perd. Entre ces penseurs qui font de l'homme une abstration économique et presque géométrique, et tous ces autres qui s'efforcent de modifier la nature humaine, il n'en reste plus un seul pour restituer à l'humain son ambiguïté complexe et brillante. Elle est là, la faiblesse de tous nos systèmes contemporains: un mauvais point de départ.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-2034788170494129778?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/2034788170494129778/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=2034788170494129778' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/2034788170494129778'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/2034788170494129778'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2010/11/lhomme-et-la-politique.html' title='L&apos;homme et la politique'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-6912766309460003482</id><published>2010-11-06T22:53:00.009-04:00</published><updated>2010-11-07T17:48:05.736-05:00</updated><title type='text'>Les règles de la poésie</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;"Tous les beaux vers sont réguliers. Non que le sens se plie à la règle; mais toujours est-il que la règle n'a point cédé et par cette obstination même, le sens s'est montré."&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Alain&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Je l'ai appris il y a peu, la poésie classique est soumise à un certain nombre de règles. Autrefois, le respect de ces règles était essentiel: l'auteur qui aurait voulu s'y soustraire, à l'époque de Molière et jusqu'à la deuxième moitié du XIXe siècle, celui-là aurait été bien moqué. À ceux que cela intéresse, voici lesquelles elles sont.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:0;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:0;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:0;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;La première de ces règles, et la plus importante, est la concordance du rythme de la phrase et du rythme du vers. Si une même phrase peut s'étendre sur plusieurs vers, l'auteur doit faire attention que les coupes de la phrase correspondent aux coupes du vers, de l'hémistiche et du quatrain. Il faut éviter, par exemple, de faire déborder le dernier mot d'une phrase sur le vers suivant. La seconde règle de la poésie classique est la césure. Chaque vers en alexandrin est divisé en deux hémistiches de taille égale, de six syllabes chacun. La sixième et la septième syllabes ne peuvent jamais faire partie d'un même mot.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Le compte des syllabes est une autre règle fondamentale. La forme la plus répandue, l'alexandrin, compte douze syllabes dans chaque vers. Lorsqu'un mot se termine par un &lt;em&gt;e&lt;/em&gt; muet (par exemple, chante ou crépuscule), la dernière syllabe de ce mot n'est pas comptée (on parle alors d'une élision), sauf si ce mot est conjugué au pluriel. L'élision est automatique à la fin d'un vers. Il faut aussi se souvenir que le compte des syllabes s'effectue selon une diction qui n'est plus la nôtre. Le mot ambition, notamment, ne nous semble comprendre que trois syllabes, mais compte pour quatre dans la poésie classique. Cela s'appelle une diérèse.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Passons rapidement sur les trois dernières règles. Il est important de ne pas confondre des rimes masculines avec des rimes féminines: le mot &lt;em&gt;tir&lt;/em&gt; ne rime pas avec &lt;em&gt;tire&lt;/em&gt;. Dans la poésie classique, les rimes masculines alternent généralement avec les rimes féminines. Par ailleurs, une rime doit être formée de mots dont la terminaison est identique. Cette règle étant difficilement applicable, le poète se doit à tout le moins de ne pas mêler le singulier et le pluriel dans la même rime (&lt;em&gt;tire&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;tires &lt;/em&gt;ne peuvent aller ensemble). Enfin, le hiatus est interdit. À l'exception du e sourd, une voyelle ne peut jamais succéder à une autre voyelle dans le vers: une formule comme &lt;em&gt;tu es&lt;/em&gt; n'est pas admissible.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Pourquoi s'incliner devant de telles règles, alors qu'il serait plus facile d'écrire les premiers mots qui nous viennent à l'esprit? C'est que le respect des formes a aussi ses avantages, que j'énumère rapidement:&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;1. Il révèle chez l'auteur la connaissance de son métier.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;2. Il oblige à une maîtrise plus complète de la langue et à une organisation plus systématique du poème (on se doit de penser avant d'écrire, et non de penser en écrivant).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;3. Il rend aussi nécessaire une réflexion plus profonde: nos pensées fugitives et diffuses acquièrent plus de force lorsqu'on les fait entrer dans un cadre rigoureusement tracé. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;4. Enfin, la soumission à des règles entraîne une union plus étroite du fond et de la forme: le poème gagne si bien en tenue et en mélodie qu'il nous semble être, un moment, la forme naturelle du langage.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-6912766309460003482?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/6912766309460003482/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=6912766309460003482' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/6912766309460003482'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/6912766309460003482'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2010/11/les-regles-de-la-poesie.html' title='Les règles de la poésie'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-9031425115276537987</id><published>2010-11-04T19:46:00.003-04:00</published><updated>2010-11-04T20:32:21.581-04:00</updated><title type='text'>Les mots de l'esthétique</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Lorsqu'on lit de vieilles critiques artistiques et littéraires, on est surpris de constater que des mots comme pittoresque et sublime y possèdent des significations précises: sous la plume des auteurs anciens, chaque terme se rapporte à des qualités de l'oeuvre ou à des états d'âme spécifiques. Tout objet esthétique peut faire l'objet d'une catégorisation, et ces catégories sont définies à leur tour de façon assez nette: une chose donnée ne peut être belle ou sublime, par exemple, que si elle répond à des critères connus à la fois par l'écrivain et par le lecteur. Au contraire, de nos jours, le sens de ces mots est largement indéterminé. Plusieurs termes peuvent être utilisés indifféremment pour désigner une émotion qui, à son tour, est vague et sans contour défini. Qu'un auteur choisisse indistinctement les mots &lt;em&gt;grandiose&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;sublime&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;magnifique&lt;/em&gt;, jamais personne ne songerait à le lui reprocher.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il en est ainsi parce que l'expérience esthétique a cessé d'être une catégorie essentielle de l'existence humaine. Quand l'être humain n'accorde plus à l'oeuvre d'art qu'une importance secondaire, quand sa sensibilité émoussée ne sait plus percevoir les pensées et les sentiments dans leurs nuances les plus infimes, celui-ci n'exige plus du langage qu'il soit le reflet de ces gradations subtiles. Le langage qu'il utilise devient un outil de communication banal dont il se sert sans trop d'application. C'est ainsi que les mots se confondent et que leur sens se brouille.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-9031425115276537987?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/9031425115276537987/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=9031425115276537987' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/9031425115276537987'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/9031425115276537987'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2010/11/les-mots-de-lesthetique.html' title='Les mots de l&apos;esthétique'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-7678449160095510436</id><published>2010-11-02T23:24:00.002-04:00</published><updated>2010-11-02T23:59:57.699-04:00</updated><title type='text'>La souveraineté</title><content type='html'>Si la souveraineté suscitait tant d'enthousiasme, au plus fort de la Révolution tranquille, c'est qu'elle s'alliait au désir de créer un État social et de transformer la société québécoise de manière à la rendre plus égalitaire. Pour nos parents, la souveraineté était un moyen, et non pas une fin. C'est précisément cela qui a changé, et qui rend le projet souverainiste si peu attrayant de nos jours. Fatigués, vieillis, les ténors indépendantistes ne veulent plus la souveraineté que pour elle-même, et n'osent pas esquisser même le début d'une vision, d'un fondement idéologique sur lequel asseoir le nouveau pays. Le résultat? Le mouvement souverainiste est sans inspiration, et ne peut pas la faire naître. Pour qu'il regagne en faveur, il lui faudrait de nouveau défendre un projet de société susceptible de transcender toutes les fractures politiques et sociales, et dont la souveraineté serait le commencement obligé. On voit mal, cependant, dans une société aussi divisée que la nôtre, quelle sorte de projet aurait une telle capacité de rassemblement. D'où l'on doit conclure qu'il sera très difficile de renverser le déclin qui touche actuellement l'option souverainiste.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-7678449160095510436?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/7678449160095510436/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=7678449160095510436' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/7678449160095510436'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/7678449160095510436'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2010/11/la-souverainete.html' title='La souveraineté'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-7578589150602598890</id><published>2010-10-30T17:33:00.003-04:00</published><updated>2010-10-30T17:36:16.889-04:00</updated><title type='text'>Le départ en train</title><content type='html'>&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="FONT-VARIANT: small-caps" lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Sonnet&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="FONT-VARIANT: small-caps" lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;C’était l’heure où le train nous conduisait au front;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Je la voyais là, debout, parcourue d’un frisson,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Brandissant son mouchoir et tentant de sourire,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Ultime courage d’un sang-froid qui expire.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Je sentais sur ma joue les longs baisers brûlants&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Dont elle avait scellé nos adieux déchirants;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Je me voulais enfuir pour essuyer ses larmes,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Et d’un mot consolant apaiser ses alarmes.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Il fallait donc partir! et me séparer même&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Du trésor de mes jours, de la femme que j’aime! &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;C’était trop, je pleurai sur mes espoirs déçus.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt; &lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Je vis disparaître peu à peu mon amie&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Et comme je tombais, brisé, privé de vie,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Je compris que jamais je ne la verrais plus.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-7578589150602598890?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/7578589150602598890/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=7578589150602598890' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/7578589150602598890'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/7578589150602598890'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2010/10/le-depart-en-train_30.html' title='Le départ en train'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-1052942086291316860</id><published>2010-10-29T16:55:00.003-04:00</published><updated>2010-10-29T17:02:15.173-04:00</updated><title type='text'>Retour</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;J'ai passé tous mes soirs cette semaine (j'y aurais probablement passé tout le jour aussi, n'eût été du travail) à écrire et écrire encore. J'ai voulu tenter ma chance aux Prix littéraires de Radio-Canada, et il me restait peu de temps. Cela est passé, je peux renouer avec cette chronique, après l'avoir laissée si longtemps inactive. À partir de maintenant, je compte me manifester trois fois par semaine, soit deux petits paragraphes, le mardi et le jeudi, et un texte plus long, le samedi, mais qui ne dépassera jamais une page (ce pourrait aussi être un poème). J'aurais du remords à vous garder plus longtemps, alors qu'il y a tant de choses plus intéressantes à lire ailleurs.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-1052942086291316860?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/1052942086291316860/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=1052942086291316860' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/1052942086291316860'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/1052942086291316860'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2010/10/retour.html' title='Retour'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-2724550875696441835</id><published>2010-10-23T13:03:00.000-04:00</published><updated>2010-10-23T13:04:07.493-04:00</updated><title type='text'>Écrire un livre d'histoire</title><content type='html'>&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Quelles sont les caractéristiques d’un bon livre d’histoire? Une réflexion approfondie, un traitement intelligent du sujet, qui restaure à une époque sa saveur particulière, un langage épuré, un style tout à la fois grave et léger, si cela se peut, et surtout, un petit nombre de thèses centrales, dont tout le reste semble découler naturellement, comme une lumière unique irradie tous les objets d’une pièce. Pour un exemple de ce que j’affirme, feuilleter &lt;em&gt;La cité antique&lt;/em&gt;, de Fustel de Coulanges.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-2724550875696441835?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/2724550875696441835/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=2724550875696441835' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/2724550875696441835'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/2724550875696441835'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2010/10/ecrire-un-livre-dhistoire.html' title='Écrire un livre d&apos;histoire'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-6722334914837117232</id><published>2010-09-26T20:32:00.003-04:00</published><updated>2010-09-26T20:45:46.710-04:00</updated><title type='text'>Maladie</title><content type='html'>Il y a longtemps que je n'ai pas écrit sur mon Bourgeois. Je ne promets rien; mais il se peut que je recommence à le fréquenter avec plus d'assiduité. Je ne veux plus écrire sur la politique, j'essaie d'y penser aussi peu qu'il est possible, et il me semble bien que je n'en serai pas plus ennuyant pour cela.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma pauvre copine, hélas, est malade cette semaine. Pour lui changer les idées, je lui ai écrit ces quelques lignes qu'elle trouvera à son retour du travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je t’aime, tu le sais, ô ma belle amoureuse,&lt;br /&gt;Si pleine de vigueur et de joie contagieuse,&lt;br /&gt;J’aime cette énergie qui émane de toi,&lt;br /&gt;Cette force indomptée, rétive à toute loi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne t’aime pas moins lorsque la maladie&lt;br /&gt;Pénètre dans ton sang et en glace la vie,&lt;br /&gt;Quand tu gagnes la couche et n’en peut plus sortir&lt;br /&gt;Et que le moindre coup t’arrache un long soupir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelle peine j’éprouve à te voir vulnérable,&lt;br /&gt;Spectateur impuissant du malheur qui t’accable;&lt;br /&gt;Je cherche vainement, de toute ma raison,&lt;br /&gt;Le moyen de hâter l’heureuse guérison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors je reste là, attendant en silence&lt;br /&gt;Qu’on me dise comment alléger ta souffrance;&lt;br /&gt;Et qu’un regard réponde à mes soins empressés,&lt;br /&gt;Je les estime encor trop bien récompensés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne restera rien demain de cette fièvre,&lt;br /&gt;De la plainte amère qui flotte sur ta lèvre,&lt;br /&gt;Mais d’ici là je reste, toujours à ton côté,&lt;br /&gt;À toi dans la douleur, à toi dans la santé.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-6722334914837117232?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/6722334914837117232/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=6722334914837117232' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/6722334914837117232'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/6722334914837117232'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2010/09/maladie.html' title='Maladie'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-3058395449900843650</id><published>2010-01-09T00:14:00.001-05:00</published><updated>2010-01-09T00:16:16.187-05:00</updated><title type='text'>Pause</title><content type='html'>Cet espace est en arrêt pour une durée indéterminée, peut-être pour toujours. Cause: la rédaction de mon essai de maîtrise, et plus généralement son inutilité manifeste et l'ennui qu'il me cause.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-3058395449900843650?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/3058395449900843650/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=3058395449900843650' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/3058395449900843650'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/3058395449900843650'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2010/01/pause.html' title='Pause'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-4788621309500103173</id><published>2009-12-27T23:27:00.001-05:00</published><updated>2009-12-27T23:27:58.985-05:00</updated><title type='text'>Une décennie violente</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;La plupart des gens semblent croire que la décennie qui vient de s’écouler a été particulièrement violente. Qu’elle a donné lieu à des actes barbares et cruels, à une échelle encore inconnue. Le terrorisme, les guerres d’Irak et d’Afghanistan, tout cela pousse les Canadiens à s’inquiéter du sort d’une planète qui sombre dans le chaos. Ont-ils raison? La réponse est non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réalité est que la première décennie de ce siècle a été extraordinairement paisible. Elle n’a donné lieu à aucune guerre généralisée. Les conflits militaires, peu nombreux et localisés, ont aussi causé un nombre de victimes relativement faible. La guerre en Afghanistan, que l’on considère déjà comme une défaite, a fait 133 morts canadiens et un peu moins de 1 500 morts parmi les troupes de la coalition, sur une période de dix ans. Ces chiffres, qui nous paraissent si impressionnants, sont dérisoires si on les compare aux pertes subies lors des conflits précédents. Les soldats canadiens sont tombés en nombre deux fois plus grand (plus de 3 500) pendant les trois jours qu’ont duré la bataille de Vimy, en 1917.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La violence a largement épargné l’Occident. Dans les dix dernières années, celui-ci n’a connu aucun des grands affrontements meurtriers qui ont ravagé sa population et détruit ses villes dans le dernier siècle. Il n’a pas été touché par les vagues d’attentats terroristes qui, jusque dans les années 1970 et 1980, décimaient ses élites politiques et semaient la mort parmi les populations civiles: s’ils ont été spectaculaires, les actes des intégristes musulmans n’ont pas été nombreux, et la plupart ont été éventés avant leur exécution. Les relations entre les pays de l’Ouest, si elles ne sont pas toujours cordiales, ne laissent pas présager qu’une lutte puisse survenir entre eux. Mieux, plusieurs conflits en apparence inextricables ont trouvé des solutions politiques: même si elle est précaire, la paix est bien réelle dans des endroits comme l’Irlande du Nord, le Pays basque et l’ex-Yougoslavie. Même la violence urbaine est en recul. Avec ses 500 000 habitants, une ville telle que Québec peut passer des années entières sans connaître un seul meurtre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi, alors, tant de personnes estiment-elles que cette décennie a figuré parmi les plus sanglantes? C’est que l’exposition à la violence est plus grande qu’autrefois. La diffusion des moyens de communication modernes et la généralisation d’outils comme Internet, les téléphones cellulaires et les caméras portatives, font qu’il est plus difficile de dissimuler des gestes de répression. Toutes les images de violence sont visibles instantanément pour l’ensemble du public mondial. Ce qui conduit à un paradoxe: alors même que les régimes autoritaires sont obligés d’user de manières plus douces, parce que leurs pratiques sont désormais connues du monde entier, les publics s’imaginent que la violence est en hausse car ils la voient plus souvent se déchaîner. Or, les faits violents ne sont pas plus nombreux à notre époque, ils ne sont pas plus sanglants: ils ne sont que mieux connus, et racontés avec plus de détails.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-4788621309500103173?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/4788621309500103173/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=4788621309500103173' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/4788621309500103173'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/4788621309500103173'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2009/12/une-decennie-violente.html' title='Une décennie violente'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-5393837204986299948</id><published>2009-12-22T15:03:00.002-05:00</published><updated>2009-12-22T15:06:48.209-05:00</updated><title type='text'>Ce qu'il faut taire</title><content type='html'>Il faut me pardonner de n'écrire pas plus souvent. Depuis un peu plus d'une semaine, je suis absorbé par une tâche qui me demande une grande énergie. Je n'en dis pas plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fut une époque fortunée, naguère,&lt;br /&gt;Où le poète, grave, honoré de ses pairs,&lt;br /&gt;Avait un seul vœu, une unique occupation:&lt;br /&gt;Donner à son art une plus haute expression.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours soucieux de n’outrer pas la mesure,&lt;br /&gt;Il louait le beau, se gardait de l’injure;&lt;br /&gt;Il donnait forme à des sentiments élevés:&lt;br /&gt;Il atteignait l’âme sans toutefois la blesser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceux qui d’artistes prennent le titre aujourd’hui&lt;br /&gt;Ont l’esprit brouillé de funestes théories,&lt;br /&gt;Ils s’enfoncent dans un ténébreux abîme&lt;br /&gt;Alors même qu’ils croient toucher au sublime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils abhorrent le mot juste et méprisent le goût,&lt;br /&gt;Les pensées nobles, ils les traînent dans la boue,&lt;br /&gt;Ils crient, blasphèment, outragent, vitupèrent,&lt;br /&gt;Ils se croient puissants, en n’étant que vulgaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce fut de tout temps une erreur que de vouloir&lt;br /&gt;Réformer l’esprit en le plongeant dans le noir.&lt;br /&gt;Quittez ces airs moroses, poètes, mes frères!&lt;br /&gt;On réfléchit mieux le front ceint de lumière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis las des cassandres et des propos mesquins,&lt;br /&gt;C’est de plénitude que mes sens ont besoin.&lt;br /&gt;Un mot est grossier, et il se devrait taire,&lt;br /&gt;S’il ne se peut lire sous la forme de vers.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-5393837204986299948?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/5393837204986299948/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=5393837204986299948' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/5393837204986299948'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/5393837204986299948'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2009/12/ce-quil-faut-taire.html' title='Ce qu&apos;il faut taire'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-3121128148902754128</id><published>2009-12-14T17:44:00.003-05:00</published><updated>2009-12-14T18:00:41.730-05:00</updated><title type='text'>Florilège</title><content type='html'>Quelques citations sur l'art, assez belles et assez profondes pour être partagées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Avant tout, les artistes sont des hommes qui veulent devenir inhumains.»&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;- Apollinaire&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Ce qu’on ne sait pas centuple l’expression de ce qu’on sait. Me trompai-je? Mais je me figure que l’enfer, vu par un soupirail, devrait être plus effrayant que si, d’un seul et planant regard, on pouvait l’embrasser tout entier.»&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;- Barbey&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Il est beau d’arriver où tendait votre essor, de trouver sa beauté, d’aborder à son monde, et quand on a fouillé, d’exhumer un trésor.»&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;- Gautier&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;«Quel dommage que ce que j’avais à dire alors, je n’aie pas osé le dire en poète! J’en aurais peut-être été capable…»&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;- George&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;«Dès qu’il est sans objet d’inquiétude et de peur, le demi-dieu, agissant sereinement, cherche des matières à l’alentour afin de leur insuffler son esprit.»&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;- Goethe&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Ce que tu écris devrait en chaque mot être digne du monde entier et de l’éternité, parce que toi tu écris pour le monde entier et l’éternité.»&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;- Herder&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Plus on regarde un mot de près et plus il vous regarde de loin.»&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;- Kraus&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;«Si, pour faire une phrase un peu mieux cadencée, il t’eût fallu jamais toucher à ta pensée, qu’aurait-il répondu, ton cœur simple et hardi?»&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;- Musset&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«L’artiste se dresse sur l’homme, comme la statue sur le piédestal.»&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;- Novalis&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;«Devant le grand autel de la beauté, que le Bien même s’incline.»&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;- Platen&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«L’écrivain de premier ordre est celui qui emploie les mots mêmes que lui dicte une nécessité intérieure, la vision de sa pensée à laquelle il ne peut rien changer.»&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;- Proust&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;«Je vais faire juge de la Beauté un cœur qui est sensible à toute sa puissance.»&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;- Schiller&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;«La netteté est le vernis des maîtres.»&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;- Vauvenargues&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Un beau talent peint la vie plus encore que le vivant.»&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;- Vigny&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;«La beauté est la seule chose que le temps ne puisse blesser. Les philosophies s’écroulent comme du sable et les croyances se succèdent l’une après l’autre comme les feuilles fanées à l’automne. Mais ce qui est beau est une joie en toute saison et un patrimoine pour l’éternité.»&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;- Wilde&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-3121128148902754128?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/3121128148902754128/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=3121128148902754128' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/3121128148902754128'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/3121128148902754128'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2009/12/florilege.html' title='Florilège'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-1744852046092382345</id><published>2009-12-10T23:10:00.001-05:00</published><updated>2009-12-10T23:12:37.233-05:00</updated><title type='text'>Les deux "solitudes"</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://images.google.ca/url?source=imgres&amp;amp;ct=img&amp;amp;q=http://media-2.web.britannica.com/eb-media/37/2237-004-CF4D380B.jpg&amp;amp;usg=AFQjCNG3rmzsiXlSjJC1Oun5YQUr9pYbkA"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 166px; CURSOR: hand; HEIGHT: 165px" alt="" src="http://images.google.ca/url?source=imgres&amp;amp;ct=img&amp;amp;q=http://media-2.web.britannica.com/eb-media/37/2237-004-CF4D380B.jpg&amp;amp;usg=AFQjCNG3rmzsiXlSjJC1Oun5YQUr9pYbkA" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La Conquête constitue l’élément déterminant de notre histoire. C’est le moment où le Canada français est repoussé par la mère-patrie, où il passe sous la dépendance d’une puissance étrangère qui souhaite réduire sa spécificité culturelle et religieuse. C’est le traumatisme originel, qui a durablement affecté notre imaginaire national et que nous tentons encore aujourd’hui de surmonter. Or, parce que la Conquête fut un triomphe des Anglais sur les Français, parce qu’elle a eu un retentissement si grand sur notre destinée historique, nous sommes portés à croire que les Canadiens anglais lui accordent la même importance que nous, qu’ils se considèrent comme les vainqueurs des Plaines d’Abraham au même titre que les Français en furent les perdants. Évidemment, cette perception a une influence très forte sur la manière dont le peuple québécois conçoit sa place dans la fédération canadienne et sa relation avec la majorité anglophone. Il semble pourtant que cette perception soit fausse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon Seymour Lipset, l’évènement fondateur du Canada anglais n’est pas une victoire mais une défaite. Ce n’est pas le triomphe de Wolfe à Québec, mais plutôt la révolution américaine et le départ forcé des loyalistes anglais vers le Canada. Le caractère et les formes du sentiment national canadien-anglais sont directement tributaires de ce dernier évènement. L’identité collective de la communauté anglophone a été fondée sur la rupture avec les valeurs de la Révolution américaine, et elle s’est nourrie de la nécessité constante d’expliquer en quoi les Anglais du Canada et les Anglais des États-Unis diffèrent l’un de l’autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sentiment d’échec a conduit à l’émergence de valeurs spécifiques au Canada anglais. À l’opposé d’un voisin américain égalitaire et individualiste, les Canadiens anglais ont cultivé l’image d’un peuple conservateur, respectueux de la discipline et des hiérarchies naturelles, plus soucieux d’assurer l’intégrité des groupes que la protection des libertés individuelles. Par rapport aux Américains, les Canadiens apparaissent plus pessimistes, font preuve de plus de tolérance envers la diversité et accordent une importance moins grande à l’avancement professionnel. Assurément, il ne s’agit pas de traits que l’on prêterait à un peuple victorieux et sûr de lui-même. Préoccupés de leur affirmation nationale, les Québécois se sont fait une idée du Canada anglais qui a peu à voir avec la réalité. Comme il semble que les liens fédéraux soient destinés à durer, il vaudrait mieux que le Québec apprenne à connaître les partenaires avec lesquels il doit négocier et travailler, plutôt qu’à les voir à travers le prisme déformant de ses propres luttes identitaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un cliché à combattre: les deux solitudes&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;À ce sujet, le thème des deux solitudes est encore largement présent dans les médias québécois à propos du Canada anglais. Il sert dans tous les contextes, même les plus banaux, même pour expliquer une différence de quelques points dans les habitudes sexuelles des deux peuples. Inoffensif en apparence, ce cliché révèle la profonde insécurité d’un peuple qui met l’accent sur ce qui le sépare de ses voisins (un cas typique de narcissisme des petites différences) pour se persuader de la force de son identité, au moment où cette identité tend justement à se dissoudre et à se confondre avec les autres. À une époque où l’on insiste sur la nécessité d’un dialogue entre les cultures, on voit mal ce qui justifie qu’à l’égard d’un seul peuple, celui précisément dont nous sommes le plus près au niveau culturel, nous conservions une attitude aussi intransigeante. Cette idée de deux solitudes est un mythe dont il faudra assez vite se défaire.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-1744852046092382345?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/1744852046092382345/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=1744852046092382345' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/1744852046092382345'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/1744852046092382345'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2009/12/les-deux-solitudes.html' title='Les deux &quot;solitudes&quot;'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-1313274270070163844</id><published>2009-12-06T12:35:00.001-05:00</published><updated>2009-12-06T12:36:20.903-05:00</updated><title type='text'>L'art doit-il être engagé?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Un artiste doit-il être engagé? La plupart des artistes contemporains répondent à cette question par l’affirmative. Ils insistent sur le rôle prépondérant de l’art comme vecteur de changement social. Pour un philosophe allemand du milieu du XXe siècle, l’art constituait le creuset dans lequel une nouvelle sensibilité et un nouveau discours étaient en processus d’ébauche, ce qui devait infailliblement conduire à une révolution des mœurs. Ces opinions ne sont pas les miennes. À coup sûr, l’artiste doit croire en certaines idées et en certaines valeurs. Cependant, lorsqu’il fait d’un engagement politique et social l’assise de tout son art, il risque la dégradation de son expression artistique propre et la marginalisation du domaine artistique tout entier. Ce qui suit est un petit nombre d’intuitions personnelles sur cette question, qu’on pourra confronter et débattre à loisir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On fait fausse voie en voyant uniquement dans l’art le conduit d’une expression plus haute. L’art est une activité humaine très complexe, susceptible de plusieurs niveaux de perfection. En soi, il demande d’être cultivé pour lui-même, car une production artistique achevée ne peut être que le résultat d’une longue et douloureuse pratique. La création d’une forme unique et belle assure la qualité et la durabilité de l’œuvre d’art.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À l’opposé, l’artiste engagé subordonne radicalement la forme au contenu, l’art est à ses yeux un instrument et non une fin. La valeur de son ouvrage en souffre nécessairement, car il perd de vue les qualités constitutives de l’œuvre d’art parfaite, l’harmonie et la cohérence interne. Une seule chose compte désormais à ses yeux: susciter une réaction au sein du public. Il atteint son but en multipliant les effets de toutes sortes, les énormités, les provocations, les appels au sentiment. Tous les artifices et les déguisements lui sont permis pour gagner l’auditoire à son opinion. Il ne lui paraît plus si important de se montrer honnête, alors que la vérité est la condition de toute sympathie entre l’artiste et le public. En attribuant à l’art une fonction qui n’est pas la sienne, il cesse d’être véritablement un artiste et devient un agitateur, un politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai montré que l’engagement pouvait nuire à l’artiste lui-même, il me reste à «prouver» qu’il peut nuire au domaine de l’art en général. D’une part, il existe des moyens beaucoup plus efficaces que l’art pour contester l’ordre établi. Si on réduit l’art à cette seule utilité, il viendra à n’être cultivé que par des esprits secondaires, tandis que les meilleurs emprunteront les voies directes du changement effectif, l’action politique, notamment. La valorisation de l’art comme outil de changement contient donc sa dynamique de marginalisation. D’autre part, lorsque la colonie artistique s’attache de trop près à une cause, les triomphes de cette cause sont aussi les siens, mais cela est également vrai des échecs. Notre époque en fournit l’illustration: en embrassant la social-démocratie avec une unanimité de façade, l’art est acculé à la défensive lorsque ses opposants conservateurs et libéraux s’accrochent au pouvoir. L’art devrait être cultivé comme une activité humaine supérieure, apolitique, qui adoucit et affine les mœurs de tous les hommes de bon goût, et non pas comme l’arme de quelques-uns contre les autres.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-1313274270070163844?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/1313274270070163844/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=1313274270070163844' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/1313274270070163844'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/1313274270070163844'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2009/12/lart-doit-il-etre-engage.html' title='L&apos;art doit-il être engagé?'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-1333097309426954400</id><published>2009-12-03T00:36:00.003-05:00</published><updated>2009-12-03T00:39:31.763-05:00</updated><title type='text'>Le gouvernement des femmes</title><content type='html'>Polémiquons.&lt;a href="http://www.manshead.beds.sch.uk/History/AS%20and%20A%20Level/Votes%20for%20Women/Suffragettes%20and%20Suffragists/Images/laskie%20suffragettes.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 168px; CURSOR: hand; HEIGHT: 110px" alt="" src="http://www.manshead.beds.sch.uk/History/AS%20and%20A%20Level/Votes%20for%20Women/Suffragettes%20and%20Suffragists/Images/laskie%20suffragettes.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;On entend souvent dire que la société se porterait mieux si le gouvernement était laissé aux dames. Moins portées vers les conflits que leurs confrères masculins, les femmes reculeraient devant toute confrontation et privilégieraient une approche fondée sur l’écoute de l’autre et la recherche d’un consensus. Si les femmes occupaient des positions d’autorité, la violence diminuerait entre les États, et une attention plus grande serait accordée aux malades, aux démunis et aux personnes vulnérables. En un mot, la société deviendrait plus juste, plus humaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette hypothèse a ses faiblesses. On ne voit pas dans l’histoire récente que les femmes, lorsqu’elles parviennent au sommet de l’État, se montrent plus courtoises que les hommes. Des femmes comme Margaret Thatcher et, au Québec, Monique Jérôme-Forget, n’ont pas reculé devant l’affrontement avec leurs adversaires politiques. Cela tient au fait que l’accession au pouvoir exige des qualités invariables: que l’on soit homme ou femme, celui dont les talents de meneur et de tacticien sont médiocres sera rapidement déclassé. Mais supposons toujours qu’il s’agisse là de qualités proprement masculines, et que l’ascension d’un plus grand nombre de femmes ait pour effet de diminuer l’importance de ces attributs sur la scène politique. Quelles conséquences pour l’exercice du pouvoir?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elles seraient mauvaises. Un gouvernement unanime est l’antithèse de la politique, c’est sa négation même. La politique est la figuration d’un conflit entre deux camps, elle exige que l’on prenne parti et que l’on mobilise ses forces en vue d’un affrontement. Il n’est pas exclu, il est même indispensable que l’on arrive parfois à des compromis entre les différentes formations. Mais lorsque le compromis est recherché de façon systématique et qu’il devient l’objet même de la politique, celle-ci est vidée de toute substance. Si l’on veut que la faculté de mobilisation des partis reste intacte et que les citoyens ne perdent pas entièrement le goût de l’engagement public, il faut qu’à un certain moment des luttes ouvertes se déclarent, et que le groupe le plus fort l’emporte (à l’intérieur du cadre légal existant). C’est cela, l’acceptation de la compétition, qui fait que les valeurs masculines resteront toujours indissociables de l’activité politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un gouvernement qui place l’humanité et la douceur au centre de son action se condamne aussi à l’impuissance. Obnubilé par la recherche de l’unanimité, il ne sait pas répondre aux attaques des groupes extrémistes qui se placent en-dehors du système et travaillent à son renversement. Il fait preuve d’une indulgence trop grande face aux crimes et aux transgressions de la loi. Renonçant à l’emploi de la puissance sur la scène internationale, sa crédibilité est bafouée par les pays qui s’appliquent, eux, à défendre leur intérêt national. Parce qu’il est faible, l’État ne sait plus commander le respect des citoyens, qui se sentent peu protégés et perdent toute fierté envers leur gouvernement national. Pour susciter les adhésions, l’État doit être ferme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La générosité, la compréhension et l’abnégation de soi sont des valeurs qu’il est bon de cultiver dans la sphère privée. Lorsqu’elles sont transposées dans la sphère publique, elles ont cependant les effets les plus néfastes. Elles démobilisent le corps des citoyens et privent l’État de tout respect. Elles énervent l’autorité et affaiblissent le pouvoir. Elles sont l’autre versant de la montagne, celui qui décline. Celui qui meurt.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-1333097309426954400?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/1333097309426954400/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=1333097309426954400' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/1333097309426954400'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/1333097309426954400'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2009/12/le-gouvernement-des-femmes.html' title='Le gouvernement des femmes'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-3664255285140166062</id><published>2009-12-01T14:18:00.006-05:00</published><updated>2009-12-01T14:28:17.583-05:00</updated><title type='text'>Le dernier combat de Dollard</title><content type='html'>Dans l’abri de fortune où ils étaient groupés, &lt;div&gt;&lt;a href="http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:FpMsm-hvPtPttM:http://www.action-nationale.qc.ca/images/stories/imagesparnumero/2009janvier/dollard.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 87px; CURSOR: hand; HEIGHT: 136px" alt="" src="http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:FpMsm-hvPtPttM:http://www.action-nationale.qc.ca/images/stories/imagesparnumero/2009janvier/dollard.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Les compagnons de Dollard voyaient grossir&lt;br /&gt;L’armée des Indiens qui les allait submerger.&lt;br /&gt;Aucun d’entre ces braves ne pensait à fuir,&lt;br /&gt;Songeant que la colonie menaçait de perte&lt;br /&gt;Et qu’ils défendaient là son rempart ultime;&lt;br /&gt;S’ils étaient battus, Montréal était ouverte:&lt;br /&gt;La victoire pouvait seule obvier au crime.&lt;br /&gt;Il eût été doux que tu échappes, ô Dollard,&lt;br /&gt;Au carnage qui se dessinait sous tes yeux.&lt;br /&gt;Ton peuple t’eût porté en triomphe, et ta gloire,&lt;br /&gt;Nous la pourrions célébrer d’un cœur heureux.&lt;br /&gt;Sept cents Iroquois aux visages barbouillés&lt;br /&gt;Poussaient rageusement d’ignobles cris de mort&lt;br /&gt;Et se désignaient, de plus en plus irrités,&lt;br /&gt;Le frêle repli qui leur causait du retard.&lt;br /&gt;Les Français luttaient avec fougue, impassibles,&lt;br /&gt;Dans la fumée grisâtre ils paraissaient des lions.&lt;br /&gt;Chaque coup de fusil atteignait sa cible;&lt;br /&gt;Les assauts se venaient briser sur le bastion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hélas, en trop grand nombre était l’adversaire.&lt;br /&gt;Derrière les Indiens fauchés d’autres survenaient,&lt;br /&gt;Les vivres et les munitions bientôt manquèrent&lt;br /&gt;Des renforts espérés aucun ne s’approchait.&lt;br /&gt;Dans la mêlée se battant comme un foudre,&lt;br /&gt;Le valeureux Dollard eut une idée hardie:&lt;br /&gt;Il courut s’emparer d’un baril de poudre&lt;br /&gt;Et le voulut précipiter sur l’ennemi.&lt;br /&gt;Ma langue s’embarrasse, mon cœur se serre&lt;br /&gt;Pour décrire le carnage qui succéda.&lt;br /&gt;Dollard et ses fidèles leur vie laissèrent&lt;br /&gt;Lorsque le baril près de leur pied retomba. &lt;div&gt;&lt;a href="http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:FpMsm-hvPtPttM:http://www.action-nationale.qc.ca/images/stories/imagesparnumero/2009janvier/dollard.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Leur corps déchiqueté fut projeté en l’air,&lt;br /&gt;Tout était fini de leur défense acharnée.&lt;br /&gt;Les sauvages vinrent en hurlant, sanguinaires:&lt;br /&gt;Le camp fut investi, les mourants achevés.&lt;br /&gt;Une poignée de prisonniers, derniers survivants,&lt;br /&gt;Furent menés captifs à un plus triste sort.&lt;br /&gt;Ils subirent dans les forêts bien des tourments&lt;br /&gt;Cruels, d’affreuses tortures, et puis la mort.&lt;br /&gt;Un seul put échapper, et s’en revint dire&lt;br /&gt;Aux Français, de quels maux ils étaient menacés,&lt;br /&gt;Quelles souffrances leurs frères avaient dû subir&lt;br /&gt;Et combien ils devaient à ces héros tombés.&lt;br /&gt;Mort en martyr, tu vivras en nos mémoires&lt;br /&gt;Parmi les défenseurs illustres de la patrie.&lt;br /&gt;Que ton souvenir nous rappelle à notre devoir,&lt;br /&gt;Dollard, qui fus tué pour qu’un peuple reste en vie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-3664255285140166062?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/3664255285140166062/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=3664255285140166062' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/3664255285140166062'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/3664255285140166062'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2009/12/le-dernier-combat-de-dollard.html' title='Le dernier combat de Dollard'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-1183466551530297152</id><published>2009-11-30T10:46:00.002-05:00</published><updated>2009-11-30T10:47:11.469-05:00</updated><title type='text'>Tuer le gros bon sens</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;La fonction publique américaine a longtemps été administrée selon le système des dépouilles. Après avoir remporté une campagne présidentielle, un candidat avait l’habitude de licencier les fonctionnaires qui servaient sous l’administration précédente et d’installer ses hommes de confiance aux postes névralgiques. Un tel système reposait sur la conviction que l’expérience acquise était une chose secondaire, que les emplois dans la fonction publique n’exigeaient pas un tel degré de compétence qu’ils ne puissent être occupés par des individus moyens. De tout aussi bons résultats seraient obtenus avec des travailleurs enthousiastes et dévoués à un parti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement, ces procédés appartiennent en grande partie à l’histoire. Il en est cependant resté un résidu dans nos mémoires, dans notre façon de percevoir la politique. Nos dépouilles modernes ne sont rien d’autre que ce qu’on appelle le «gros bon sens». Ce gros bon sens est à distinguer du simple bon sens, qui n’est que l’application de solutions réfléchies et éprouvées à certains problèmes. Le gros bon sens est autre chose. C’est croire que le citoyen moyen, s’il était propulsé aux échelons supérieurs de la hiérarchie publique, saurait trouver des remèdes simples qui ont échappé aux administrateurs les plus brillants. C’est l’idée que tout problème a une solution facile, qui se peut trouver rapidement et appliquer sans trop de douleur. C’est, enfin, l’idée que la logique commune peut venir à bout des problèmes les plus compliqués sans l’aide d’un raisonnement poussé, seulement en appelant à des critères donnés d’avance et infaillibles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les inconvénients d’une telle façon de penser sautent aux yeux. La foi dans le gros bon sens conduit à une méfiance systématique envers les décisions prises par les gestionnaires publics. Toute analyse est remise en question, toute mesure est jugée avec scepticisme et dénoncée. Il se dégage un climat de cynisme qui empoisonne le climat social, qui étouffe toute passion ou démonstration spontanée. De même, le gros bon sens s’exerce au détriment de l’autorité. Il mène à ce que l’on n’accorde aucune créance aux hommes dont le jugement est garanti par une longue expérience, et à se fier à des individus médiocres et neufs qui font toutes sortes de promesses sans connaître ce dont ils parlent. Le gros bon sens favorise le remplacement continuel du personnel politique, là où un fonctionnement efficace exigerait de la stabilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Contrairement à ce qu’on laisse entendre, la politique n’est pas un lieu que tous peuvent investir à leur guise. On se moquerait d’un citoyen qui voudrait en apprendre à un médecin sur l’opération qu’il doit effectuer. Cela est aussi vrai au sujet de l’État. En même temps que la société devenait plus complexe, la sphère politique aussi s’est spécialisée, et l’époque n’est plus où le dernier membre d’un parti politique pouvait mériter un poste administratif et réaliser un travail décent. Aujourd’hui, la décision politique demande des facultés intellectuelles sérieuses, affinées par une longue expérience. Notre société se porterait mieux si la population voulait le reconnaître, et porter un respect plus grand envers ses dirigeants. Cela ne signifie pas une soumission inconditionnelle, seulement de ne pas mettre toute opinion en cause, de croire dans la bonne foi et les capacités de ceux qui nous gouvernent. Certes, il n’est pas paradoxal d’affirmer ceci: tout en valorisant le bon sens, il faut tuer le gros bon sens.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-1183466551530297152?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/1183466551530297152/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=1183466551530297152' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/1183466551530297152'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/1183466551530297152'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2009/11/tuer-le-gros-bon-sens.html' title='Tuer le gros bon sens'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-7363148942028644036</id><published>2009-11-25T12:24:00.002-05:00</published><updated>2009-11-25T12:24:58.676-05:00</updated><title type='text'>La somnambule</title><content type='html'>Si, fatigué, ne pouvant trouver le sommeil,&lt;br /&gt;Vous étiez hier descendu dans la nuit noire,&lt;br /&gt;Vous auriez reconnu, circulant au hasard,&lt;br /&gt;Une femme, somnambule, allant droit devant elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses traits tirés par l’âge et la mélancolie,&lt;br /&gt;Dans l’ombre, paraissaient étonnamment sereins.&lt;br /&gt;Elle souriait, dansait, et même battait des mains,&lt;br /&gt;Ses lèvres fredonnaient une douce mélodie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle avançait sans rien savoir de son chemin,&lt;br /&gt;Il lui suffisait d’aller, de ne reculer pas,&lt;br /&gt;Aveugle aux abîmes qui s’ouvraient sous ses pas,&lt;br /&gt;Insensible aux affres qui l’attendaient demain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis vous auriez vu, spectacle magistral,&lt;br /&gt;Une foule de spectres se masser dans son dos,&lt;br /&gt;Suivre ses directions, sans un bruit, sans un mot,&lt;br /&gt;Ainsi que la troupe qui suit son général.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’aimable somnambule, obviant aux obstacles,&lt;br /&gt;Se tirait par miracle de tout embarras,&lt;br /&gt;Ses fidèles, moins chanceux, moins adroits,&lt;br /&gt;Tombaient partout, dans une horrible débâcle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’est-ce que le progrès? Une vaine chimère&lt;br /&gt;Qui se précipite au désastre les yeux clos;&lt;br /&gt;Qui prépare le mieux, sans en compter les maux,&lt;br /&gt;Et va droit devant, sans un regard derrière.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-7363148942028644036?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/7363148942028644036/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=7363148942028644036' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/7363148942028644036'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/7363148942028644036'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2009/11/la-somnambule.html' title='La somnambule'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-1769900270324644997</id><published>2009-11-25T11:11:00.003-05:00</published><updated>2009-11-25T11:14:49.141-05:00</updated><title type='text'>Gagner une guerre</title><content type='html'>&lt;a href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/b5/Canadian_soldiers_afghanistan.jpg/180px-Canadian_soldiers_afghanistan.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 181px; CURSOR: hand; HEIGHT: 118px" alt="" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/b5/Canadian_soldiers_afghanistan.jpg/180px-Canadian_soldiers_afghanistan.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La guerre en Afghanistan est mal engagée. Du moins est-ce le constat de plusieurs figures politiques et militaires importantes, parmi lesquelles le président Barack Obama lui-même. Selon l’avis général, l’appui à la guerre en Afghanistan est une cause perdante: l’insurrection talibane ne peut être vaincue, et toute obstination à poursuivre le conflit et à refuser de traiter avec l’ennemi ne ferait qu’alourdir le bilan des pertes de vies humaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un tel pessimisme est remarquable en soi. Pourtant, la coalition de l’OTAN compte sur la participation de quelques-unes des plus grandes puissances économiques et militaires de la planète, soit les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France, le Canada et l’Italie, en plus de nombreuses nations européennes. Les soldats de ces pays possèdent un armement extrêmement sophistiqué, qui leur assure une puissance de feu incomparable et la maîtrise absolue des airs. L’environnement dans lequel ils se trouvent ne leur est pas résolument hostile: ils se battent aux côtés du gouvernement légitime et d’une armée nationale afghane qui représente 100 000 hommes, un nombre plus grand que les effectifs totaux des talibans et de leurs alliés. L’adversaire est bien financé, il possède un armement moderne, mais il ne peut rivaliser face à un tel concours de forces. En théorie, du moins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans des circonstances aussi avantageuses, comment expliquer que les troupes occidentales s’enlisent? La cause fondamentale réside dans la réticence des pays de l’OTAN à consentir des sacrifices importants. Le nombre de troupes dépêchées en Afghanistan n’est pas suffisant pour restaurer l’ordre. Un pays de plus de 30 millions d’habitants, le Canada, ne possède pas plus de 3 000 hommes au combat. À l’inverse, lors de la Seconde Guerre mondiale, plus d’un million d’hommes s’étaient enrôlés sous les drapeaux alors que la population canadienne ne dépassait pas 11 ou 12 millions de personnes. Cette comparaison, naturellement extrême, n’en suffit pas moins à démontrer la pauvreté des moyens mis en place par le Canada pour s’assurer d’un succès. Trop peu nombreux, les soldats occidentaux ne peuvent assurer une présence massive dans les territoires conquis: il leur faut se retrancher dans la sécurité de leurs camps et, lorsqu’ils s’emparent d’un village taliban, risquer de le perdre peu de temps après faute d’hommes pour le surveiller.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La détermination des pays de l’Ouest est également beaucoup trop chancelante, beaucoup trop incertaine. Les talibans ne se battraient pas avec un tel désespoir s’ils savaient devoir affronter un opposant déterminé à se maintenir en place jusqu’à la victoire finale. Or, toute perte de vie humaine est accueillie avec émotion au pays et suscite des débats jusque dans les assemblées parlementaires. Les gouvernements sont sensibles aux mouvements de leur opinion publique et s’efforcent tous de limiter leurs pertes, en retirant leurs troupes des régions les plus dangereuses ou en quittant l’Afghanistan, tout simplement. Cette attitude défaitiste confère une supériorité psychologique majeure aux insurgés: dans toute bataille, celui qui remporte la mise est celui qui conserve le terrain à la fin du jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les modalités d’intervention en Afghanistan reposent par ailleurs sur des prémisses erronées. Pour les chefs politiques américains et européens, soucieux de ne pas irriter leur opinion publique en faisant des victimes dans la population civile, il semble que le scénario idéal serait une guerre dans laquelle il n’y aurait aucun mort. On s’efforce donc, par des efforts de conciliation, de se gagner l’estime des Afghans, on perd des opportunités de frapper et de faire mal à l’ennemi taliban. Un haut-gradé de l’armée allemande est menacé d’un procès pour crime de guerre après avoir ordonné de bombarder un convoi de talibans où des civils se trouvaient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les talibans ne sont pas retenus par de tels scrupules. Envers la population civile, ils usent de pratiques cruelles. Face aux unités étrangères, ils emploient tous les moyens à leur disposition pour infliger un maximum de pertes. En présence d’intentions si contraires, il n’est pas surprenant que les talibans soient ceux qui gagnent du terrain. Ils terrorisent les villages qui accueillent les soldats de l’OTAN, tandis que les soldats occidentaux n’osent pas punir les villages qui fraternisent avec les talibans. Puisque les armées de l’OTAN manquent d’hommes, il est donc peu surprenant que les Afghans préfèrent se soumettre aux talibans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette timidité de nos soldats est préoccupante. Le propre d’une guerre est le recours à la violence. Lorsque l’ennemi opte pour l’escalade de cette violence, ne pas le suivre dans cette voie relève de l’aveuglement. On ne peut conduire une guerre civilisée avec un ennemi qui ne l’est pas, on ne peut pas faire une guerre propre lorsque l’ennemi est brutal et sans merci. Si nous souhaitons garder la main haute en Afghanistan, il faudra tôt ou tard employer des mesures plus fermes: des opérations musclées, la punition des populations civiles qui pactisent avec les talibans, et la chasse des combattants ennemis dans les pays voisins si nécessaire. Ne pas le faire renforce l’ennemi et expose inutilement la vie de nos compatriotes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On met souvent en opposition les défenseurs et les partisans de la guerre en Afghanistan. Il faudrait formuler les termes du débat autrement. La poursuite de cette guerre est concevable si l’on décide enfin de la mener jusqu’à la victoire, et si l’on admet que cette victoire passe par une augmentation des sacrifices consentis et par le durcissement des méthodes d’occupation du sol afghan. Si le Canada n’est pas prêt à accepter ces termes, il devrait rapatrier ses soldats et mettre fin à une intervention qui affaiblit sa puissance et mine sa crédibilité sur le plan international.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-1769900270324644997?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/1769900270324644997/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=1769900270324644997' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/1769900270324644997'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/1769900270324644997'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2009/11/gagner-une-guerre.html' title='Gagner une guerre'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-977312234120001954</id><published>2009-11-22T19:28:00.001-05:00</published><updated>2009-11-22T19:28:49.025-05:00</updated><title type='text'>Le sarcasme</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Le sarcasme remplit les éditoriaux. Il infeste les courriers des lecteurs. Il coule en de longues cascades fumantes dans les tribunes téléphoniques. Le sarcasme est le langage du jour. C’est le langage de ces personnes qui, se sentant peu de convictions solides, ne veulent en reconnaître aucune aux autres. C’est le langage de ces personnes satisfaites qui veulent terrasser leur interlocuteur plutôt que de discuter avec lui, de ces personnes trop certaines de leur opinion pour la soumettre à la critique et trop orgueilleuses pour supposer que leur adversaire est digne d’estime. Le sarcasme est le langage qui convient aux sociétés modernes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La popularité du sarcasme vient de ce qu’on le confond trop volontiers avec l’intelligence. Le sarcasme peut effectivement contenir une part de génie, s’il est manié par un esprit cultivé qui fait reposer ses attaques sur tout un arrière-plan de connaissances. Il devient tout le contraire de l’intelligence, toutefois, s’il ne sert qu’à discréditer la proposition adverse, sans rien lui substituer de meilleur. Il est vrai également que l’usage du sarcasme confère un sentiment de puissance à celui qui l’utilise. De ce fait qu’il corrode les bases d’une entente et ridiculise le jugement d’autrui, il rend vaine la moindre tentative de réponse. Le sarcasme est une arme qui rend tout bras invincible, toute forteresse inexpugnable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est une arme à deux tranchants, cependant. Parce qu’il ne veut que couvrir l’ennemi de honte, le sarcasme cristallise les positions plutôt que de les rapprocher. Il rend impossible les conditions d’une conversation rigoureuse et civile. Les camps en présence se retranchent sur leurs positions, ils s’invectivent mutuellement et ne savent trouver de terrain d’entente. Il n’est pas étonnant que les débats publics dégénèrent si souvent aujourd’hui. L’atteinte d’un consensus suppose une bonne foi mutuelle, alors que le sarcasme nie cette bonne foi chez l’autre. Il fait plutôt triompher une logique d’affrontement: il doit y avoir un gagnant et un perdant, et le gagnant est celui qui parvient à faire mal paraître l’autre. C’est d’ailleurs pourquoi le sarcasme se retourne si souvent contre celui qui en fait usage. Un poète français justement admiré suggérait de ne jamais se moquer que des individus qu’on sait plus faibles que soi, et d’épargner les adversaires plus coriaces: avec eux, il vaut mieux se trouver des intérêts communs. Dangereux, le sarcasme doit être manipulé avec prudence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La faiblesse du sarcasme réside tout entière en ceci: il n’a pas le pouvoir de rien construire. Tout ce qu’il accomplit est d’abaisser, il nivelle et détruit. C’est l’une des différences fondamentales entre les esprits supérieurs et les esprits secondaires que les premiers savent créer, alors que les seconds récriminent sans cesse. Pour faire œuvre durable, l’artiste et l’homme d’État doivent croire, ils doivent suivre un idéal positif et élevé. Pour communiquer une vérité, ils font appel au cœur et s’expriment dans une langue épurée et noble. Il n’y a pas d’autre façon d’attirer à soi, pas d’autre façon de convaincre. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-977312234120001954?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/977312234120001954/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=977312234120001954' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/977312234120001954'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/977312234120001954'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2009/11/le-sarcasme.html' title='Le sarcasme'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-3932930948498608456</id><published>2009-11-18T23:00:00.002-05:00</published><updated>2009-11-18T23:06:19.705-05:00</updated><title type='text'>La détresse de l'option souverainiste</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.respublicanova.fr/local/cache-vignettes/L200xH231/jacquesparizeau30oc95-ce7a8.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 145px; CURSOR: hand; HEIGHT: 136px" alt="" src="http://www.respublicanova.fr/local/cache-vignettes/L200xH231/jacquesparizeau30oc95-ce7a8.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;L’occasion est belle, avec la parution de l’essai de Jacques Parizeau, de discuter de souveraineté. C’est un débat qui ne reviendra plus très souvent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est frappant, en effet, est le peu de place de la cause souverainiste dans les médias québécois. Les tenants de la souveraineté du Québec sont non seulement incapables d’obtenir de la publicité en sa faveur, ils y ont le plus souvent renoncé. Au lendemain du référendum de 1995, il paraissait évident à tous les yeux – on le constate en relisant les articles parus à cette époque – que le Canada ne pourrait pas éviter une révision profonde de sa constitution, que la désaffection des Québécois était trop massive pour que la fédération ne change pas radicalement. Or, non seulement ce débat constitutionnel ne s’est jamais produit, mais il n’en est plus même question. Aujourd’hui, tout ce qui se rapporte à la place du Québec dans le Canada est accueilli avec lassitude dans l’opinion. Les politiciens souverainistes sont élus en dépit de cette appartenance et non à cause d’elle. À la génération de dirigeants qui défendaient la souveraineté et qui se sont retirés après l’échec de 1995, aucune ne s’est substituée véritablement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que s’est-il passé? Il est difficile de l’expliquer clairement. Ce retrait de l’option souverainiste est peut-être l’un des reflets du vieillissement de la population québécoise, qui perd sa faculté de s’enthousiasmer et de rêver de grands projets en même temps qu’elle prend de l’âge. Surtout, il semble que la cause souverainiste s’est assoupie trop longtemps pour pouvoir jamais s’éveiller. Après 1995, tandis que d’autres enjeux dominaient le débat public, la souveraineté a été évacuée dans l’attente d’un moment plus propice. Seulement, il y a trop longtemps que ce sommeil dure. La société québécoise s’est transformée profondément, tandis que les arguments en faveur de la souveraineté sont demeurés les mêmes, et lorsque, périodiquement, quelque nostalgique s’efforce de ressusciter le débat national de l’abîme où il est enfoui, il réalise avec stupeur que l’outil qu’il a dans les mains – ne lui permet plus du tout d’expliquer les problèmes qui affectent la société québécoise, et encore moins de les résoudre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis quelques années, les arguments sur la souveraineté ont peu évolué. Ce sont les mêmes lieux communs sans cesse ressassés, ces métaphores de l’enfant qui est maintenant prêt à se libérer de sa tutelle, qui n’expliquent pas d’ailleurs ce que la société québécoise a en commun avec un enfant. En revanche, la souveraineté n’a toujours pas un contenu précis et il est impossible de savoir de quelle façon un État québécois serait mieux placé pour apporter des solutions harmonieuses au déclin de la langue française, à l’intégration des immigrants ou au problème de l’endettement, toutes choses qui relèvent déjà des compétences du gouvernement provincial. Il est révélateur que le Parti Québécois ne soit pas parvenu à définir une position précise et satisfaisante par rapport à la question des accommodements raisonnables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le nationalisme n’est pas une solution dépassée, ses succès dans le reste du monde en font foi. Cependant, il semble bien qu’il soit une solution dépassée pour le Québec. Le temps est passé où les forces politiques québécoises se divisaient sur la question nationale, et, en ce sens, le moment d’un réalignement politique n’est peut-être pas éloigné. Bien sûr, les Québécois ne cesseront pas pour autant d’être fiers de leur patrie et de revendiquer cette fierté. Il deviendra cependant de plus en plus dur de les mobiliser pour traduire cette fierté en revendication politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* J'ajoute à part moi que je lirai le livre de M. Parizeau avec plaisir et que la souveraineté peut encore aujourd'hui être une possibilité désirable pour les Québécois, pour peu que l'on renouvelle son discours et son contenu.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-3932930948498608456?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/3932930948498608456/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=3932930948498608456' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/3932930948498608456'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/3932930948498608456'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2009/11/la-detresse-de-loption-souverainiste.html' title='La détresse de l&apos;option souverainiste'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-668919423787662200</id><published>2009-09-07T10:47:00.002-04:00</published><updated>2009-09-07T11:03:59.883-04:00</updated><title type='text'>Les ours polaires</title><content type='html'>Deux ours polaires se réveillèrent surpris,&lt;br /&gt;En trouvant un pays qu’ils ne reconnaissaient point.&lt;br /&gt;Des hommes avaient planté au cours de la nuit&lt;br /&gt;Une forêt immense de drapeaux canadiens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le gouvernement, par un brillant coup d’éclat,&lt;br /&gt;Avait voulu raffermir son autorité&lt;br /&gt;Sur ce vaste royaume de glace et de froid&lt;br /&gt;Que ses voisins ne cessaient de lui réclamer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’un des ours ne voulut pas celer sa colère:&lt;br /&gt;«Quoi! fit-il marri, supporter un tel affront!&lt;br /&gt;Accepter sans un mot qu’on vole notre terre,&lt;br /&gt;Quand il ne se voit homme dans les environs?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Messieurs les humains, est-ce assez d’un drapeau&lt;br /&gt;Et d’un navire qu’on aperçoit une fois l’an,&lt;br /&gt;Pour dire ce pays vôtre? et n’allez-vous bientôt&lt;br /&gt;En laisser la jouissance à ses modestes habitants?»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ayant peu d’envie de provoquer une querelle,&lt;br /&gt;Le second ours gardait le silence, prudent.&lt;br /&gt;La scène qu’il contemplait était pourtant de celles&lt;br /&gt;Qui faisaient naître en lui un patriotisme fervent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut qu’un peuple soit puissant, assurément,&lt;br /&gt;Pour s’afficher jusque dans ces lieux désolés,&lt;br /&gt;Se disait le féroce animal, exultant&lt;br /&gt;D’appartenir à une nation si distinguée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À l’ombre du drapeau, il rêvait de grandeur.&lt;br /&gt;L’ennemi peut venir, il ne passera pas:&lt;br /&gt;Le pays est hérissé de vaillants défenseurs,&lt;br /&gt;Qui empliront le ciel du bruit de leurs exploits.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-668919423787662200?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/668919423787662200/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=668919423787662200' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/668919423787662200'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/668919423787662200'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2009/09/les-ours-polaires.html' title='Les ours polaires'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-3611492787527787982</id><published>2009-02-10T22:57:00.003-05:00</published><updated>2009-02-10T23:15:36.063-05:00</updated><title type='text'>Les Français sont-ils arrogants?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Alors, est-ce que c'est le cas? La réponse est non. Sans doute, il y a des exceptions, mais ce paragraphe n'a pas d'autre visée que le général. Les Français forment un peuple affable et courtois, et sitôt que l'on dit être Québécois, on est en droit à s'attendre à toutes sortes d'effusions aimables de leur part. Lorsque les Français disent raffoler de l'accent "canadien", il n'y a pas un soupçon de malice ou de complaisance qui perce dans leur voix. Leur entretien est rapide et léger, généralement très engageant, et sans affectation de supériorité: loin de prétendre à une quelconque hauteur, loin de se voir sur un piédestal, les Français ne se privent pas de critiquer les défauts de leur propre patrie, et plusieurs s'interrogent sur la possibilité d'émigrer outre-Atlantique. Leur connaissance sur le Québec n'est pas si grande qu'on le voudrait, parfois ils ne sont pas sensibles à ce qui fait la différence entre le Québec et le Canada; mais la chose éveille leur intérêt, et ils reçoivent les explications qu'on leur prodigue avec une patience exemplaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'où vient le préjugé d'arrogance qu'on attribue aux Français, alors? Rien à voir avec la boutade de Voltaire. Possiblement de leur façon d'échanger, plutôt. Tandis que les Québécois parlent avec des manières et un ton familiers, les Français s'expriment avec plus de formes, ils emploient un langage recherché et aussi plus élégant. Orateurs prolixes, ils ne détestent pas par ailleurs faire l'étalage de leurs connaissances, de sorte qu'ils finissent parfois par occuper tout l'espace. Un Québécois qui les côtoie peut s'en sentir abaissé d'une certaine façon , et de là à accuser les Français de prétention, la marche n'est pas haute. Plusieurs la franchissent.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-3611492787527787982?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/3611492787527787982/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=3611492787527787982' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/3611492787527787982'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/3611492787527787982'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2009/02/les-francais-sont-ils-arrogants.html' title='Les Français sont-ils arrogants?'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-7204735138440453106</id><published>2009-02-08T22:15:00.003-05:00</published><updated>2009-02-08T22:17:37.780-05:00</updated><title type='text'>L'utilité de la religion</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Attaquée partout, il fallait un non-croyant pour restaurer la religion du piédestal dont on l’a précipitée. À côté des crimes qu’on lui impute parfois à tort, la religion a rendu à l’humanité des services distingués, dont il faut lui rendre grâce si l’on se veut réconcilier avec notre passé. La religion a inspiré aux hommes nos prédécesseurs des monuments et des entreprises grandioses, devant lesquels notre œil admiratif s’incline avec admiration. Pour élever ces temples, les forces vacillantes de la volonté humaine n’auraient pas suffi: il fallait un aiguillon divin, la pensée qu’un être supérieur nous observe et consigne nos pensées bonnes et mauvaises en vue des les récompenser ou de les punir. D’autre part, la religion a constitué à tous les âges l’institution la plus stable et la plus durable, vers laquelle les hommes se sont tournés dans les périodes les plus sombres afin d’y recueillir la consolation et l’espoir, sentiments nécessaires au repos de l’homme. Elle a conféré une légitimité accrue à des pouvoirs chancelants, permettant d’instaurer la paix là où l’anarchie n’aurait trouvé aucune borne; et tous les pouvoirs ne sont pas mauvais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La religion apprend aux hommes à modérer leurs passions et à contenir la sphère de ce qu’ils estiment possible ou souhaitable. Il n’est pas vrai que là où la religion est observée fidèlement, la violence est courante: dans le dernier siècle, les régimes les plus meurtriers – nazisme, communisme, maoïsme – se sont tous caractérisés par un refus catégorique des religions instituées. La religion est en elle-même contraire à la violence, dans la mesure où elle enseigne à voir dans autrui un égal. C’est ainsi que dans l’Amérique coloniale, ce sont des prêtres qui ont été les premiers à défendre les droits naturels des populations indigènes. Il est facile de faire la liste des guerres de religion dont l’histoire est remplie, sans voir que les religieux sont aussi les premiers à appeler à la réconciliation entre les croyances. Le présent pape ainsi que le précédent ont multiplié les voyages dans le monde afin de promouvoir un message de paix avec l’Islam.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et qui a dit que la religion est contraire à la recherche scientifique? Longtemps, la science est apparue aux chercheurs comme le moyen de sonder la perfection divine à travers une connaissance plus approfondie de la nature. À l’époque de Galilée, les Jésuites formaient un ordre extrêmement respecté pour son érudition dans les sciences et les mathématiques, et le rôle des clercs comme dépositaires du savoir pendant le Moyen-âge est connu. La religion n’exclut pas davantage l’intelligence, elle n’est pas comme on aime à le prétendre le fait d’âmes faibles. Des hommes et des femmes que leur renommée indique à notre vénération n’ont pas fait mystère de leurs croyances religieuses: des esprits éclairés comme Descartes ou La Bruyère, des conservateurs comme Burke et Chateaubriand, des républicains comme Victor Hugo, plus près de nous des libéraux comme Claude Ryan ou Barack Obama. Cette foi n’était pas aveugle, elle était la somme d’expériences et de réflexions d’une incommensurable richesse. La religion n’est pas une aberration, et son retour au-devant de l’actualité alors qu’on la croyait disparue montre qu’elle répond à un besoin pressant chez l’homme, le souci d’obtenir une réponse cohérente et raisonnable aux questions qu’il se pose sur son état. «L’incrédulité est un accident, a écrit Tocqueville; la foi seule est l’état permanent de l’humanité.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La religion est pareille à un monument. Lorsque, penseurs du XXIe siècle, nous passons devant elle comme le voyageur qui vogue sur le Nil voit les pyramides immobiles passer devant lui, songeons à nous découvrir. C’est une noble création humaine que nous laissons derrière nous.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-7204735138440453106?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/7204735138440453106/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=7204735138440453106' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/7204735138440453106'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/7204735138440453106'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2009/02/lutilite-de-la-religion.html' title='L&apos;utilité de la religion'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-1786968844008335980</id><published>2009-02-07T22:57:00.002-05:00</published><updated>2009-02-07T23:00:14.704-05:00</updated><title type='text'>Centralisation et décentralisation</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Un retour rapide sur les avantages de la décentralisation par rapport à la tendance inverse. Une prise de décision décentralisée produit souvent des résultats optimaux car elle permet de prendre en compte les spécificités de chaque milieu et d’adapter les mesures adoptées en conséquence: les besoins des acteurs sont négligés lorsque des normes sont appliquées de façon uniforme sans distinction de contexte. Également, la décentralisation conduit à la responsabilisation des membres d’une société: ne dépendant que de leur propre industrie, les citoyens sont plus actifs et font preuve de plus d’imagination que lorsqu’ils doivent attendre l’impulsion ou l’autorisation du sommet avant d’agir. Par ailleurs, il se crée tout à la fois une émulation et une compétition entre la multitude des pouvoirs locaux qui se côtoient dans un régime politique décentralisé: ceux-ci peuvent s’inspirer des formules qui ont réussi à leurs voisins, et ils sont constamment forcés de revoir leurs méthodes et d’offrir des services de grande qualité à leurs commettants, au risque de les voir quitter pour une autre région mieux desservie. La décentralisation amène chaque individu à entrer en rapport avec ses semblables afin de voir au bon fonctionnement de la collectivité, à un niveau où il est aisé de demander des comptes; la centralisation éloigne l’autorité du citoyen et en concentre l’exercice dans un centre inaccessible et peu imputable par rapport à ses choix.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-1786968844008335980?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/1786968844008335980/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=1786968844008335980' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/1786968844008335980'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/1786968844008335980'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2009/02/centralisation-et-decentralisation.html' title='Centralisation et décentralisation'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-4214746697504905237</id><published>2009-02-06T17:37:00.002-05:00</published><updated>2009-02-06T18:02:45.209-05:00</updated><title type='text'>Les championnats</title><content type='html'>Un commentaire sur le sport; il n'y en aura pas souvent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il m'est difficile de comprendre pourquoi les amateurs de sport s'emballent si facilement à l'idée que leur équipe locale remporte un championnat. Passe encore pour les joueurs: un tel succès constitue l'accomplissement d'une carrière. Mais les amateurs! Ils n'ont pris aucune part à cette victoire, sinon celle de payer leurs billets un peu trop chèrement: ils n'ont fait preuve d'aucune habileté ni consenti aucun sacrifice qui justifie de célébrer de la sorte. La victoire ne signifie pas non plus aucun surcroît de gloire pour leur ville. Cela n'est pas dur à prouver: moins d'un an après un championnat, la plupart des amateurs ont tout à fait oublié laquelle franchise a gagné qui le Super Bowl, qui la Série mondiale, qui la coupe Stanley. Une grande partie de ceux qui écoutent les finales ne le font que parce qu'il s'agit d'un prétexte commode de se rassembler, et non pour connaître le résultat en lui-même, qui signifie bien peu pour eux. Le seul trait d'un championnat qui risque peut-être de durer, ce sont les actes de vandalisme que les amateurs indisciplinés commettent au soir du triomphe. Quoi dire de plus? Les amateurs tireraient un plaisir plus grand de leur loisir préféré s'ils cessaient de caresser les chimères d'un improbable championnat, et qu'ils s'appliquaient seulement à en apprécier les parties une à la fois.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-4214746697504905237?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/4214746697504905237/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=4214746697504905237' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/4214746697504905237'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/4214746697504905237'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2009/02/les-championnats.html' title='Les championnats'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-8885350698099848598</id><published>2009-02-04T19:19:00.008-05:00</published><updated>2009-02-04T19:44:27.003-05:00</updated><title type='text'>Lingua universalis</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Certains éprouvent le regret de l'époque où le français constituait une langue universelle, où elle était parlée dans toutes les cours européennes et utilisée dans toutes les communications internationales. Ils voudraient pour la langue française cet honneur qui revient actuellement à l'anglais. Je ne suis pas de ceux qui ont cette nostalgie en partage: amoureux fervent de la langue de Molière, j'abandonne volontiers cette marque de distinction si trompeuse à sa concurrente.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce n'est pas un sort spécialement réjouissant, après tout, celui qui est réservé à l'anglais: connu imparfaitement de la majorité des personnes qui le parlent, il est déformé, mal utilisé, avec toutes sortes de fautes de grammaire et de syntaxe qui mettraient un Byron ou un Joyce au désespoir. Afin de refléter les particularités locales, il est également enrichi de toutes sortes de termes éclectiques qui lui font perdre sa saveur proprement anglaise, sa tradition et son originalité historique. Hors des pays anglophones, il est généralement employé sans aucune affection: il ne sert qu'à des transactions commerciales ou à des discussions formelles, et lorsque vient le temps d'exprimer la passion, le désir, l'émotion, on s'empresse de délaisser l'anglais et de revenir à sa propre langue. Pour cette raison, on tend à considérer l'anglais comme une langue froide et de peu d'intérêt, alors qu'au contraire elle recèle des richesses immenses et insoupçonnées. Si je devais encore m'en convaincre, j'ai lu récemment quelques extraits des Sonnets de Shakespeare, auxquels j'ai trouvé une force d'expression que j'ai rarement observée ailleurs. Le français est assurément une langue trop belle pour qu'on la laisse s'abîmer dans la bouche de peuples qui ne l'aiment pas aussi follement que nous-mêmes. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;***&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;J'ajoute à ceci un second avantage, moins considérable: les anglophones, qui peuvent se faire partout entendre, sont bien embarrassés lorsqu'il leur faut trouver l'énergie pour apprendre une langue seconde. Au contraire, pour les Français, Allemands, Italiens et autres, il s'agit d'un réflexe qui vient spontanément, et il n'est guère besoin d'insister sur l'utilité à tous les points de vue de connaître plus qu'une seule langue.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-8885350698099848598?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/8885350698099848598/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=8885350698099848598' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/8885350698099848598'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/8885350698099848598'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2009/02/lingua-universalis.html' title='Lingua universalis'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-5097660645180428432</id><published>2009-02-03T22:25:00.000-05:00</published><updated>2009-02-03T22:26:44.075-05:00</updated><title type='text'>Interrompre le financement des écoles privées?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Il n’est pas raisonnable de vouloir supprimer les subventions décernées aux écoles privées (voire de procéder carrément à leur abolition) de manière à rendre le réseau public d’éducation plus attrayant. L’argument de l’égalité entre les élèves est irrecevable, dans la mesure où la vitalité des écoles privées est une bénédiction pour tous les élèves sans distinction. D’une part, évidemment, les enfants inscrits dans les écoles privées obtiennent régulièrement des résultats nettement au-dessus des notes acquises par la moyenne des élèves au Québec. D’autre part, le fait que des parents consentent à débourser des sommes additionnelles pour inscrire leurs enfants dans un établissement privé fait en sorte de dégager le gouvernement de certaines de ses obligations monétaires envers ceux-ci, et le rend mieux capable d’offrir un service acceptable aux enfants qui fréquentent le système public d’éducation. La présence d’écoles privées dans un secteur suscite une saine compétition qui oblige en outre les écoles publiques à rehausser la qualité de leur enseignement, afin que leur clientèle ne soit pas tentée de se tourner vers un service réputé meilleur. Il est bon de même que les parents disposent d’un recours facilement accessible lorsque l’institution qui dessert leur quartier est décidément défaillante. Interrompre le financement des écoles privées, c’est prendre le risque de se couper de ces avantages, et d’autres encore. L’enjeu du débat, la formation intellectuelle d’un enfant, est trop important pour qu’on veuille abandonner celle-ci au seul hasard de tomber sur une école bonne ou mauvaise. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-5097660645180428432?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/5097660645180428432/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=5097660645180428432' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/5097660645180428432'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/5097660645180428432'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2009/02/interrompre-le-financement-des-ecoles.html' title='Interrompre le financement des écoles privées?'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-4286828252008965997</id><published>2009-01-31T14:50:00.008-05:00</published><updated>2009-01-31T16:52:21.369-05:00</updated><title type='text'>Les cinq plus belles places d'Allemagne</title><content type='html'>&lt;div align="left"&gt;Ce qui fait souvent la beauté des villes européennes par rapport à nos sordides agglomérations nord-américaines, est qu’elles sont construites selon un plan circulaire, de sorte que l’activité humaine y converge tout naturellement vers un point central. Les bâtiments les plus somptueux des villes sont ainsi concentrés dans ces places principales, comme pour satisfaire le plaisir des visiteurs. Pendant l’année que j’ai passée en Europe, j’ai eu l’occasion de visiter la plupart des villes remarquables d’Allemagne. Dans cet article, je trace rapidement les traits des cinq plus belles places du pays de Goethe et de Schiller, afin de donner matière à réflexion à ceux qui, résolus de voyager, balancent encore sur les destinations qu’ils choisiront.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La Marktplatz de Brême&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/SYSsXHKTvfI/AAAAAAAAAAM/g9iwkSDTACU/s1600-h/Br%C3%AAme+-+Roland.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5297548574753799666" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 150px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/SYSsXHKTvfI/AAAAAAAAAAM/g9iwkSDTACU/s200/Br%C3%AAme+-+Roland.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Au centre de la place trône une imposante statue de Roland, surmontée d’un blason gravé d’un aigle. Roland est le protecteur de Brême, la deuxième ville la plus peuplée du nord du pays après Hanovre: une légende veut que la cité sera préservée de toute calamité grave tant que son protecteur veillera sur elle. Tout près de là se trouve le &lt;em&gt;Schütting&lt;/em&gt;, l’actuelle chambre de commerce de la ville. Cette construction vieille du XVe siècle arbore sur son toit deux statues de femmes assises ainsi qu’un fronton sur lequel est gravé un navire, symbole du passé maritime et commercial de la ville hanséatique. À l’opposé de la place se dresse l’hôtel de ville, sans doute le plus bel édifice de Brême: son aspect est rehaussé par un luxe d’ornementation inouï, des arcades au niveau du sol, et une rangée de statues qui figurent d’anciens souverains de la ville. Au sous-sol de l’édifice, les visiteurs se pressent pour observer le site d’une brasserie où le premier tonneau de vin a été conçu en Allemagne, en 1653. Un peu en retrait, les deux tours de la cathédrale de Brême atteignent une hauteur impressionnante du haut de leurs 99 mètres. Fait intéressant: il n’est pas rare de voir en Allemagne des phrases écrites sur la devanture des maisons. Sur l’un des immeubles de style néogothique qui complètent la &lt;em&gt;Marktplatz&lt;/em&gt; apparaît l’inscription suivante, en lettres massives: «Pense à ton frère, qui demain pourrait t’être arraché!»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La Theaterplatz de Dresde&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/SYSsq038i4I/AAAAAAAAAAU/Sc3QNWI1vio/s1600-h/Dresde+-+Semperoper.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5297548913442327426" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 150px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/SYSsq038i4I/AAAAAAAAAAU/Sc3QNWI1vio/s200/Dresde+-+Semperoper.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Dresde est l’ancienne capitale des ducs de Saxe, qui ont longtemps exercé une influence primordiale sur les destinées de l’Allemagne. Pendant un certain temps résidence du roi de Pologne, la ville s’est hérissée de châteaux et de palais splendides de goût et de recherche, et cette magnificence n’est nulle part plus ostentatoire que sur la &lt;em&gt;Theaterplatz&lt;/em&gt;. Baignée par le cours de l’Elbe, qui poursuit sa route tranquille jusqu’à la mer du Nord, la vaste place est délimitée d’un côté par le &lt;em&gt;Semperoper&lt;/em&gt;, un opéra prestigieux où se sont produits notamment Weber et Wagner, deux illustres compositeurs allemands. À gauche de l’opéra se retrouve le &lt;em&gt;Zwinger&lt;/em&gt;, palais immense et circulaire que le duc Auguste a commencé de bâtir au XVIIIe siècle au retour de Versailles, afin de rivaliser d’éclat avec la cour française. Il est aujourd’hui utilisé comme musée d’art. Un peu plus loin s’élève l’ancienne résidence des ducs de Saxe, un autre important musée où l’on retrouve les joyaux et bijoux de l’ancienne monarchie, et la &lt;em&gt;Hofkirche&lt;/em&gt;, une église très belle avec son toit vert et ses deux rangées de statues au sommet. Enfin, au milieu de la place s’élève une statue équestre de Jean, le tout dernier monarque de Saxe. L’éclairage nocturne est spectaculaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La Römerberg de Francfort&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/SYSs73T-88I/AAAAAAAAAAc/fLt3Knun9Pg/s1600-h/Francfort+-+Gerechtigkeitsbrunnen.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5297549206154572738" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 150px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/SYSs73T-88I/AAAAAAAAAAc/fLt3Knun9Pg/s200/Francfort+-+Gerechtigkeitsbrunnen.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Cette place a une importance décisive dans l’histoire de l’Allemagne. Plusieurs couronnements d’empereurs y ont pris place: le fameux écrivain Goethe, originaire de Francfort, a décrit celui de Joseph II, en 1764. Elle constituait aussi un camp militaire à l’époque romaine, et le lieu d’une cour royale à l’époque mérovingienne. Au centre de la place se trouve une fontaine couronnée d’une statue de couleur verte: c’est une allégorie de la justice déguisée sous les traits d’une jeune femme portant une épée et une balance. La &lt;em&gt;Römerberg&lt;/em&gt; est circonscrite d’un côté par le &lt;em&gt;Römer&lt;/em&gt;, qui fait office d’hôtel de ville: l’édifice d’un rose très pâle est composé de trois façades distinctes surmontées chacune d’un pignon à gradins. À l’opposé se trouvent d’anciennes maisons à colombages (c’est-à-dire décorés avec une ossature de bois) qui portent des noms évocateurs, le Grand et le Petit ange, par exemple. À un peu de distance mais visible de la &lt;em&gt;Römerberg&lt;/em&gt;, la cathédrale Saint-Barthélemy est l’édifice religieux le plus important de Francfort: élevée dès le XIVe siècle, elle fut pendant un certain temps un symbole de l’unité allemande retrouvée. En 1933, après l’arrivée au pouvoir des nazis, des rassemblements ont été organisés sur la place afin de brûler des livres proscrits. En commémoration de ces évènements, une citation de Heinrich Heine a été gravée sur le sol: «Là où on brûle des livres, on finit par brûler des hommes.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L’Odeonsplatz de Munich&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/SYStO_pRGpI/AAAAAAAAAAk/VL8Yid2AZqY/s1600-h/Munich+-+Feldherrnhalle.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5297549534808840850" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 150px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/SYStO_pRGpI/AAAAAAAAAAk/VL8Yid2AZqY/s200/Munich+-+Feldherrnhalle.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Au début des années 1920, dans un climat d’effervescence, un jeune caporal autrichien du nom d’Adolf Hitler tente un soulèvement dans la capitale de la Bavière afin de renverser la démocratie vacillante. À la tête de sa troupe indisciplinée, il rencontre la police sur l’&lt;em&gt;Odeonsplatz &lt;/em&gt;et, après une courte échauffourée, il est forcé de fuir et arrêté peu de temps après. Pour cette raison, cette place est devenue à partir de 1933 l’un des symboles de la propagande nazie et, effectivement, elle est remarquable. Il s’y trouve un petit bâtiment qui sort de l’ordinaire, le &lt;em&gt;Feldhernhalle&lt;/em&gt;: de hautes colonnes et un toit voûté gardent dans une pénombre continuelle les monuments de militaires allemands distingués. Tout juste à la droite de cet immeuble singulier se dressent les deux tours jaunes de la &lt;em&gt;Theatinerkirche&lt;/em&gt;, une église d’apparence belle et légère, couronnée d’un dôme. Un peu plus loin, les ministères des Finances et de l’Intérieur bavarois sont logés dans les locaux de deux palais sobres mais élégants, qui datent probablement du XVIIIe siècle. À peu de distance, une porte colossale donne accès à la Résidence, un palais muni d’une colonnade où les souverains de Bavière siégeaient depuis le Moyen-âge. C’est ainsi que ce qui faisait le désespoir des Allemands il y a deux cents ans, fait aujourd’hui les délices des promeneurs: à chaque grande ville son prince; et à chaque prince son domicile princier; l’Allemagne n’en manque pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La Schlossplatz de Stuttgart&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/SYStaQJjpTI/AAAAAAAAAAs/A5PsxDasqa4/s1600-h/Stuttgart+-+Neues+Schloss+%26+Schlossplatz.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5297549728217802034" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 150px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/SYStaQJjpTI/AAAAAAAAAAs/A5PsxDasqa4/s200/Stuttgart+-+Neues+Schloss+%26+Schlossplatz.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Dans l’ensemble, la capitale de l’État de Bade-Wurtemberg est peu attrayante: comme tant d’autres cités ravagées par la Seconde Guerre mondiale, elle a été reconstruite dans le goût des architectes de l’après-guerre, de sorte qu’elle a perdu beaucoup de la splendeur qui la caractérisait autrefois. De cet engloutissement malheureux, la &lt;em&gt;Schlossplatz&lt;/em&gt; a seule échappé. Énorme et délicat, massif et gracieux, le château des ducs de Wurtemberg est l’une des résidences princières les plus admirables du pays; il est typique de l’architecture du XVIIIe siècle, qui fait la part belle aux statues et aux ornements. Ceci est le nouveau château: un peu plus loin se dresse le vieux château, qui a des allures de fortin avec ses murs austères et ses tourelles aux extrémités. La cour intérieure, riche en arcades et en balustrades, est surprenante. La place est aussi charmante car elle est parsemée de fontaines ainsi que d’une immense colonne, décorée de fresques et de statues, qui fut élevée au milieu du XIXe siècle. Enfin, tout aussi digne d’intérêt est le &lt;em&gt;Marquardtbau&lt;/em&gt;, un hôtel réputé qui peut revendiquer des hôtes tels que Liszt, Bismarck et Wagner.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-4286828252008965997?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/4286828252008965997/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=4286828252008965997' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/4286828252008965997'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/4286828252008965997'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2009/01/les-cinq-plus-belles-places-dallemagne.html' title='Les cinq plus belles places d&apos;Allemagne'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/SYSsXHKTvfI/AAAAAAAAAAM/g9iwkSDTACU/s72-c/Br%C3%AAme+-+Roland.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-6458387427610886763</id><published>2009-01-29T23:13:00.003-05:00</published><updated>2009-01-29T23:28:09.228-05:00</updated><title type='text'>Vive la France!</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Comme un phare qui éclaire son chemin au navigateur dans la pénombre et l'orage, la France se pose encore comme un modèle que le reste du monde doit imiter. Ce ne pouvait être aucun autre pays que la France, dans cette conjoncture économique incertaine, pour nous indiquer quel remède adopter afin d'en conjurer aussi vite que possible les effets néfastes: la solution est simple, il suffit de décréter une grève générale. Mieux que quiconque, le peuple français a compris que lorsque les profits s'affaissent, lorsque des emplois sont perdus et que des pans entiers de l'industrie nationale vacillent, il n'est rien de tel pour stimuler la production de richesses que de décréter un arrêt de travail généralisé et de paralyser tout à fait les moyens de transport, pour faire en sorte que ceux qui désirent travailler, ne le puissent pas. C'est envoyer un message très fort à la pauvreté, c'est lui dire qu'elle n'est pas désirable et qu'elle aurait tout intérêt à ne pas durer. Nous verrons d'ailleurs que la récession en France sera d'autant plus courte que la grève aura été longue, car il est exact qu'un arrêt de travail est rarement déclenché en France sans que la partie adverse finisse par céder, et la précarité elle-même trouvera un adversaire tenace dans la détermination des grévistes. Et les Français pourront déclarer au monde, avec une satisfaction légitime, qu'on ne peut pas perdre son emploi lorsqu'on ne travaille pas.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-6458387427610886763?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/6458387427610886763/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=6458387427610886763' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/6458387427610886763'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/6458387427610886763'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2009/01/vive-la-france.html' title='Vive la France!'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-2248636379005701144</id><published>2009-01-28T23:41:00.002-05:00</published><updated>2009-01-28T23:58:20.532-05:00</updated><title type='text'>Une nouvelle langue</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Ce sera court aujourd'hui: nous sommes en période de consultation à l'endroit où je fais mon stage, ce qui signifie horaires chargés, temps supplémentaire en soirée et, évidemment, peu de temps à consacrer à cet espace, ce qui explique que je sois moins assidu à donner aux personnes qui m'écrivent les réponses auxquelles elles ont légitimement droit. Enfin. Je me suis lancé dans la langue italienne cette semaine, avec un plaisir sans mélange. C'est une sensation indescriptible de commencer l'apprentissage d'une langue, une sensation euphorique, et cet état d'âme ne varie pas jusqu'à ce que les premières difficultés apparaissent. L'italien est une langue charmante, très mélodieuse, et comme ses règles ressemblent étrangement à celles du français, il me semble qu'il ne doit pas être difficile d'apprendre rapidement quelques notions de base. Je ne m'étends pas plus sur ce sujet. Je veux seulement répondre à ceux qui refusent d'apprendre une troisième ou une quatrième langue sous le prétexte spécieux que cela ne sert à rien. Cela est vrai seulement dans un certain sens, car il est vrai que notre quotidien ne nous offre pas beaucoup d'opportunités de mettre notre connaissance d'une langue étrangère à profit - à part l'anglais. C'est que, cependant, ces opportunités, il faut les... créer! La capacité de s'exprimer dans une autre langue est un atout que l'on doit soi-même chercher à mettre en valeur, et qui dans le courant d'une vie finit tôt ou tard par avoir une importance. Ainsi, on peut voyager, on peut occuper des postes à l'étranger, on peut lire les quotidiens d'un autre pays sur Internet (et il en existe des excellents), ou encore lire des oeuvres classiques dans la langue même où elles ont été composées. C'est pour notre curiosité un aliment intarissable, si notre curiosité ne s'est pas déjà fatiguée.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-2248636379005701144?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/2248636379005701144/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=2248636379005701144' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/2248636379005701144'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/2248636379005701144'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2009/01/une-nouvelle-langue.html' title='Une nouvelle langue'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-8803769228376291527</id><published>2009-01-27T09:17:00.000-05:00</published><updated>2009-01-27T09:18:21.602-05:00</updated><title type='text'>Le fonctionnaire: ce que j'aime en lui</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Dans le fonctionnaire, j’aime l’individu érudit et éclairé, qui dispose d’un savoir académique exemplaire et qui, instruit par l’expérience, connaît largement son domaine d’intervention et en parle avec une aisance naturelle et bienveillante. J’aime l’homme qui fait profession de neutralité et qui se situe au-dessus des luttes partisanes: lorsqu’il s’exprime, il a la conscience de s’exprimer au nom de l’intérêt général, et non au profit d’intérêts matériels et circonscrits. Celui-là ne craint pas pour sa situation et sait inscrire son action dans la durée. J’aime celui dont la fidélité va au bien commun et qui, parfois contraint d’obéir à des ordres contradictoires selon la fortune des partis politiques, exécute toutes les directives qui lui sont données avec une égale application. Il accepte l’autorité et respecte la hiérarchie comme la condition d’un fonctionnement stable des institutions. J’ai surtout en estime celui qui se résigne à l’anonymat, qui renonce aux fastes de la célébrité, et qui accepte d’occuper un emploi peu valorisé, pour se consacrer tout au long de sa vie au service public. Cet homme est modeste; et s’il est présomptueux, tant pis pour lui!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-8803769228376291527?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/8803769228376291527/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=8803769228376291527' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/8803769228376291527'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/8803769228376291527'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2009/01/le-fonctionnaire-ce-que-jaime-en-lui.html' title='Le fonctionnaire: ce que j&apos;aime en lui'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-5801194158759087856</id><published>2009-01-25T21:44:00.001-05:00</published><updated>2009-01-25T21:46:34.517-05:00</updated><title type='text'>L'intolérance et les croisades</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Les croisades sont souvent décrites comme un sommet d’intolérance et de fanatisme religieux dans l’histoire, par des personnes qui les connaissent finalement bien peu. Le portrait n’est pas tout noir. Plusieurs chroniqueurs de l’époque ont relevé la différence de l’état d’esprit entre les seigneurs tout juste arrivés et les Occidentaux établis depuis longtemps en Terre sainte: les seconds possédaient des mœurs plus raffinées, et ils se montraient moins portés aux aventures belliqueuses et plus ouverts face aux idées de leurs voisins arabes. Également, la situation sur le terrain ne se réduisait pas à un affrontement impitoyable entre deux adversaires fatalement opposés. Aux guerres succédaient des trêves, parfois très longues, et il n’était pas rare que des Francs contractent des alliances avec des puissances arabes afin de combattre d’autres musulmans, de la même façon que des princes francs appelaient parfois des souverains arabes à leur aide afin de combattre à leurs côtés dans une querelle. L’appartenance religieuse n’était d’aucune façon un frein insurmontable à la fidélité et à la foi mutuelle. L’empereur d’Allemagne Frédéric II a ainsi pu négocier la rétrocession de Jérusalem aux chrétiens par les canaux diplomatiques sans même faire couler le sang. L’inimitié mutuelle des chrétiens et des musulmans n’excluait pas non plus un respect profond des qualités d’humanité et de bravoure de l’adversaire: Saladin a été révéré par les croisés les plus acharnés pour son esprit chevaleresque.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-5801194158759087856?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/5801194158759087856/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=5801194158759087856' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/5801194158759087856'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/5801194158759087856'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2009/01/lintolrance-et-les-croisades.html' title='L&apos;intolérance et les croisades'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-364187592899633644</id><published>2009-01-24T23:54:00.001-05:00</published><updated>2009-01-24T23:55:40.129-05:00</updated><title type='text'>Une société en déclin</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Je me suis souvent demandé en ma jeunesse comment les Romains avaient vécu leur période de déclin, s’ils avaient eu conscience de leur recul et pourquoi ils n’avaient pas voulu ou tenté de rétablir leur puissance. Cette question m’a tracassé jusqu’à ce qu’un jour je me représente: «Tu vis toi-même dans une période de déclin. Observe autour de toi et vois!», et voici quelques-unes des idées que je me suis faites à ce sujet. Les peuples en déclin savent qu’ils ont touché à la grandeur et qu’ils l’ont perdue; s’ils ne l’affirment pas explicitement, ils en ont une conscience diffuse, un malaise qui les poursuit et ne les quitte jamais. Seulement, ils se sentent impuissants à remettre de l’ordre dans leurs affaires. À l’origine, leur éclat dépendait de causes structurelles et profondes, leur vitalité, leur patriotisme, leur mode de vie frugal, qui ont disparu tandis que les générations se succédaient et que d’autres idées s’implantaient dans les esprits. Pour restaurer leur prééminence, ces peuples devraient retourner à ce qui faisait leur force, et ils ne peuvent le faire car ils sont incapables de devenir ce qu’ils ont cessé d’être. Ils vivaient pauvrement, les voici riches; ils se souciaient du bien-être de leur cité, ils ne pensent plus qu’à leur richesse personnelle; et ils refuseraient absolument de consentir au sacrifice des nouveaux biens et des nouvelles valeurs qui sont à l’origine de leur chute. Par un vain mouvement de nostalgie, les peuples en déclin aiment à se rattacher aux symboles et aux coutumes qui avaient l’affection de leurs pères, mais ces symboles sont privés de leur contenu et ne sont plus que des coquilles vides. Ils attendent aussi la venue d’un sauveur, un homme d’une stature imposante, capable de redorer la splendeur de leur cité. Cette attente est vaine: un seul homme peut apporter des ajustements mais ne peut pas changer les causes qui conduisent fatalement un peuple à son crépuscule.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-364187592899633644?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/364187592899633644/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=364187592899633644' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/364187592899633644'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/364187592899633644'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2009/01/une-socit-en-dclin.html' title='Une société en déclin'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-7647108128079842884</id><published>2009-01-23T00:10:00.002-05:00</published><updated>2009-01-23T00:11:11.448-05:00</updated><title type='text'>L'utilité de l'art</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Certaines personnes ont mis en cause l’utilité de l’art; voyons si l’on ne peut tenter une défense sur ce terrain. L’art me semble surtout utile car il est un rempart à la spécialisation: dans une société de plus en plus complexe dont tous les membres apprennent un métier unique et s’y confinent leur vie durant, l’art est un langage universel que chacun peut assimiler sans égard à son origine ou à sa classe sociale. L’art réunit les hommes en leur offrant des expériences communes qu’ils peuvent librement partager, leur procurant ainsi des référents qui éliminent les barrières de caste et les spécialisations trop étroites. Par ailleurs, en opposition au technicien, l’artiste ne peut se contenter de maîtriser parfaitement un seul domaine. S’il veut écrire un bon roman, l’auteur talentueux ne peut échapper à la nécessité de détenir un savoir étendu dans des matières aussi variées que la science, le corps et l’esprit humains, l’histoire, la nature, et d’autres choses encore, puisqu’il est appelé à décrire ou à peindre tous ces objets dans le cours de son ouvrage. Il agit ainsi en parfait accord avec la curiosité humaine, qui embrasse naturellement toutes les causes et, assoiffée de réponses, emprunte toutes les directions possibles.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-7647108128079842884?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/7647108128079842884/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=7647108128079842884' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/7647108128079842884'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/7647108128079842884'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2009/01/lutilite-de-lart.html' title='L&apos;utilité de l&apos;art'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-8664010726122211618</id><published>2009-01-21T23:32:00.002-05:00</published><updated>2009-01-21T23:37:52.551-05:00</updated><title type='text'>La Conquête: inévitable?</title><content type='html'>Dans son Histoire populaire du Québec, Jacques Lacoursière écrit de la paix d’Utrecht, qui retranchait l’Acadie et Terre-Neuve de la Nouvelle-France, qu’elle rendit la Conquête de 1760 inévitable. Je ne partage pas cet avis de l’historien. Amputée de ses régions périphériques, la Nouvelle-France n’avait pas renoncé à ses principaux centres de peuplement, et elle a plus que compensé les pertes subies en prenant de l’expansion dans les plaines de l’Ouest américain. La France de l'époque ne considérait certes pas que sa cause était perdue sur le continent: en témoignent le grand nombre de forts qu'elle y a fait construire entre 1713 et 1760, les troupes qu'elle y a dépêchées et les sommes importantes qu'elle y a dépensées afin de stimuler le développement de l'industrie locale (prospection minière, chantiers maritimes, ...).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Également, si la puissance des colonies anglaises était indéniablement plus grande, la victoire de James Wolfe sur les plaines d’Abraham n’était pas assurée: Québec était une place-forte redoutable, et le revers des Français a été causé en partie par des erreurs de commandement qui auraient pu être évitées. Si Québec n’avait pas capitulé en 1759, il n’est pas absolument certain qu’elle était destinée à tomber par la suite. Un ferment de discorde s’était déjà insinué dans les relations entre Londres et les colonies anglaises, de sorte qu’une révolution aurait pu survenir pendant laquelle la France aurait été bien placée pour consolider ses positions. Également, la défaite de la Guerre de Sept Ans doit être imputée à la faiblesse de la marine de Louis XV. Sous le règne de son successeur, cette lacune avait été corrigée: selon Taillemite, la flotte française a connu son apogée dans les années qui ont précédé la Révolution de 1789. Cette France plus redoutable sur les mers aurait été mieux capable de contenir les expéditions anglaises et d’approvisionner les défenseurs de la Nouvelle-France. Qui sait alors si la colonie n’aurait pas subi un sort meilleur?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-8664010726122211618?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/8664010726122211618/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=8664010726122211618' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/8664010726122211618'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/8664010726122211618'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2009/01/la-conqute-invitable.html' title='La Conquête: inévitable?'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-2826768132358961850</id><published>2009-01-19T23:57:00.001-05:00</published><updated>2009-01-19T23:57:44.758-05:00</updated><title type='text'>La réaction face à la crise économique</title><content type='html'>Le sentiment populaire, dans les premiers moments de la crise économique qui se dessine, est difficile à décrire. Il s’agit d’une sorte de frayeur sourde et invisible, qui assombrit les humeurs et ne se rapporte à rien de concret. Naturellement, les gens qui sont exposés à perdre leur emploi ou leurs épargnes ont lieu de se sentir inquiets pour leur avenir, mais l’inconfort est général et n’épargne pas ceux qui n’ont rien à craindre. Pourquoi? L’esprit humain est fait de telle sorte qu’il a besoin de sentir qu’il exerce un contrôle sur son environnement. La superstition est une des manifestations de cette inclinaison: on attend qu’un même geste produise toujours un même résultat, bien qu’il y ait absence complète de rapport de la cause à l’effet. La crise économique déstabilise les individus car elle échappe entièrement à leur emprise. Elle présente un double caractère effrayant: elle découle de causes lointaines, qui sont parfois mal comprises, mais elle peut toucher les gens dans ce qu’ils ont de plus intime, leur bien-être, sans qu’ils aient quoi que ce soit à se reprocher. Voilà bien le sentiment que chacun a en partage: l’impression d’être démuni, le désir de tout ramener à l’ordre et d’en être incapable.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-2826768132358961850?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/2826768132358961850/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=2826768132358961850' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/2826768132358961850'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/2826768132358961850'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2009/01/la-raction-face-la-crise-conomique.html' title='La réaction face à la crise économique'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-1776140474449123742</id><published>2009-01-18T22:21:00.003-05:00</published><updated>2009-01-18T22:26:04.089-05:00</updated><title type='text'>Gauche et droite: un critère de distinction</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Il est difficile d’établir un critère distinctif entre la gauche et la droite, car ces notions ont évolué d’une génération à l’autre, et certains aspects idéologiques revendiqués primitivement par une famille politique sont passés aujourd’hui dans le camp adverse; c’est le cas du nationalisme, terrain accaparé par la gauche pendant tout le XIXe siècle. J’ai décidé de situer le critère de distinction entre gauche et droite là où personne, à mon sens, ne s’est avisé de le faire jusqu’ici: je propose que ce qui les différencie essentiellement est leur niveau de confiance envers la nature humaine, plus élevé chez la première que chez la seconde. Ainsi, la gauche a confiance en la perfectibilité de l’homme, et revendique l’élimination de toutes les entraves morales et les privilèges qui empêchent celui-ci de développer entièrement son potentiel. Elle croit dans le progrès de la société, qui correspond pour elle à l’accès de tous les citoyens à la chose publique et à l’égalisation des conditions, chaque citoyen ayant le droit d’exiger un train de vie honorable sans égard à son origine ou à sa classe sociale. La gauche se méfie de la tradition et croit fermement que la raison peut instituer une société plus juste et plus belle: c’est ce qui explique son goût pour la centralisation et pour la planification de l’économie. Pour la gauche, l’homme est naturellement bon et il ne peut supporter que des injustices puissent subsister.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La droite fait preuve d’un scepticisme marqué envers les dispositions altruistes de l’homme. Elle valorise la tradition et les institutions historiques plutôt que les constructions abstraites de la raison. Elle s’en remet à la police et à un exercice plus rigoureux de la justice pour maintenir l’ordre et la sécurité, constamment menacés par la tendance de l’homme à fomenter des troubles. Elle privilégie le pouvoir des notables, rempart contre les entreprises des démagogues et contre l’excitabilité des foules, et préconise la survie des pouvoirs intermédiaires afin de s’opposer aux menées d’un pouvoir central envahissant. Elle aime la religion comme un moyen d’inculquer des valeurs aux humains qui les discipline et les écarte de l’erreur, alors que la gauche voit dans cette même religion une institution qui éloigne les hommes de leur voisin et les empêche d’aspirer à une vie meilleure. La famille est une autre de ces institutions que la droite aime à promouvoir parce qu’elle constitue un moyen d’encadrer l’épanouissement de ses membres. La droite n’exclut pas que l’homme puisse s’intéresser au bonheur de son prochain, mais elle croit que les hommes ne sont aiguillonnés à contribuer au bien-être collectif que lorsque celui-ci se trouve en accord avec leur intérêt bien entendu (on pourrait dire: leur égoïsme); les inégalités n’effraient pas sa conscience, elles lui paraissent inévitables en raison de la différence des facultés de chaque individu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l’égalité est une revendication de la gauche, le désir de la liberté appartient également au discours des deux familles politiques; cependant, elle se concilie difficilement avec une planification avancée de l’économie et une centralisation de l’activité politique, c’est pourquoi elle est avec plus d’insistance réclamée comme sienne par la droite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gauche confiante en l'homme et droite méfiante; qu'en pensez-vous?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-1776140474449123742?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/1776140474449123742/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=1776140474449123742' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/1776140474449123742'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/1776140474449123742'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2009/01/gauche-et-droite-un-critre-de.html' title='Gauche et droite: un critère de distinction'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-263060554838622239</id><published>2009-01-17T17:28:00.001-05:00</published><updated>2009-01-17T17:28:30.839-05:00</updated><title type='text'>La recette pour produire un Bye Bye</title><content type='html'>Quand nous voyons nos proches une fois tous les ans,&lt;br /&gt;Nous les voulons régaler de mets fortifiants;&lt;br /&gt;Voici une recette, succulente tellement,&lt;br /&gt;Qu’on vous en parlera une semaine durant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous aurez soin ces ingrédients de rassembler:&lt;br /&gt;Une jolie femme, un amas de célébrités;&lt;br /&gt;Un homme sans esprit, et s’en faisant une vertu;&lt;br /&gt;Et une station qui regarde peu au contenu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour présider au régal, noble amphitryon,&lt;br /&gt;Prévoyez près de deux heures pour la cuisson.&lt;br /&gt;Allez-y, commencez! dans un vaste récipient,&lt;br /&gt;Un humour obscène versez prodigalement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gardez-vous de faire appel à l’intelligence:&lt;br /&gt;Vous obtiendrez plus onctueuse substance&lt;br /&gt;En multipliant les commentaires déplacés;&lt;br /&gt;S’exprimer si possible sur un ton grossier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N’épargnez aucune insulte, le mélange&lt;br /&gt;S’en ressentirait; traînez plutôt dans la fange&lt;br /&gt;Toutes personnes qui se sont su démarquer;&lt;br /&gt;Faire rire: c’est le bonheur des privilégiés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant d’aller en tous ces apprêts plus avant,&lt;br /&gt;Arrêtez-vous, et humez le plat à l’instant;&lt;br /&gt;Si les effluves ne vous soulèvent trop le cœur,&lt;br /&gt;Ajoutez une infime pincée de rancœur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Brassez sans ménagement ce qui est au pot.&lt;br /&gt;Soyez inflexibles, traquez tous les défauts,&lt;br /&gt;Montrez-les avec excès, sous un jour honteux;&lt;br /&gt;Qu’il se mêle du mépris aux éclats joyeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut des sauces à une cuisine distinguée;&lt;br /&gt;Notre préparation se doit accompagner&lt;br /&gt;De lumières et de musique, de clinquant,&lt;br /&gt;Qui réjouissent les esprits en les endormant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel repas appétissant je vous vois servir!&lt;br /&gt;Vos convives ont faim, allez les entretenir;&lt;br /&gt;Au-dessus d’une table richement décorée,&lt;br /&gt;Quel meilleur moyen de se souhaiter bonne année!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-263060554838622239?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/263060554838622239/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=263060554838622239' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/263060554838622239'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/263060554838622239'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2009/01/la-recette-pour-produire-un-bye-bye.html' title='La recette pour produire un Bye Bye'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-2484613802334029980</id><published>2009-01-15T23:50:00.000-05:00</published><updated>2009-01-15T23:51:53.537-05:00</updated><title type='text'>Hume et Mill sur la perfection des oeuvres d'art</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Il existe différents niveaux de culture; à tous le moins, toutes les productions artistiques ne sont pas d’une qualité égale. Comment fait-on alors pour distinguer les œuvres bonnes des œuvres mauvaises? Deux philosophes anglais, David Hume et John Stuart Mill, prétendent qu’il n’existe pas de critère objectif pour juger de l’excellence d’une œuvre, puisque l’appréciation est différente selon les préférences de chacun. En fait, ce qui permet d’affirmer qu’une œuvre est supérieure à une autre est la convergence de l’opinion des amateurs éclairés sur ces œuvres – opinion qui se dégage quelque temps après leur parution, lorsque s’éteignent les passions qu’elles ont d’abord suscitées. Est dite éclairée toute personne qui, par une longue étude et une sensibilité reconnue par ses pairs, possède la capacité de repérer ce qui fait la force d’une pièce. Mill prouve que les arts plus raffinés sont préférables aux loisirs de la majorité de la population parce que les membres les plus érudits de la société, qui ont goûté ces deux sortes de plaisirs, ne veulent jouir que des arts raffinés et ne voudraient pas consentir à revenir à leurs premiers divertissements.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-2484613802334029980?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/2484613802334029980/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=2484613802334029980' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/2484613802334029980'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/2484613802334029980'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2009/01/hume-et-mill-sur-la-perfection-des.html' title='Hume et Mill sur la perfection des oeuvres d&apos;art'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-5789457724428027797</id><published>2009-01-14T18:54:00.001-05:00</published><updated>2009-01-14T18:54:51.523-05:00</updated><title type='text'>Ambitieux et arrivistes</title><content type='html'>Le terme ambitieux peut à la fois servir à désigner une qualité ou un défaut. Doit-on s’en vouloir d’être ambitieux? Pour ma part, j’établis une distinction entre les ambitieux, que j’admire et révère, et les arrivistes pour qui j’ai peu de compréhension. Voici comment je définis l’un et l’autre, bien conscient que ma définition pourrait ne pas faire l’unanimité. Je qualifie d’arriviste un individu qui emploie tous les moyens à sa disposition afin d’atteindre à un rang social plus élevé, sans se soucier que ces moyens soient ou non légaux et honorables. En revanche, une personne ambitieuse cultive ses aptitudes et s’efforce d’acquérir une spécialité de façon à pouvoir occuper des fonctions élevées dans un âge plus mûr. Bien que jaloux de sa gloire autant que l’arriviste, l’ambitieux se méfie des procédés douteux qui, utiles dans le moment à son ascension, pourraient un jour compromettre sa place dans le monde. Il est aussi distingué que l’autre est sans scrupules. On ne devrait pas rougir de se dire ambitieux.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-5789457724428027797?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/5789457724428027797/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=5789457724428027797' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/5789457724428027797'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/5789457724428027797'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2009/01/ambitieux-et-arrivistes.html' title='Ambitieux et arrivistes'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-5557111918937685167</id><published>2009-01-13T23:20:00.002-05:00</published><updated>2009-01-13T23:24:53.800-05:00</updated><title type='text'>L'enfer sur terre</title><content type='html'>Entendu il y a quelques jours, dans une entrevue avec Marc Lévy: «L’enfer sur terre, c’est continuer à vivre alors qu’on a perdu sa parcelle d’humanité.» Phrase admirable, qui m’a fait réfléchir, mais avec laquelle je ne suis pas entièrement d’accord, ne serait-ce que parce que l'humanité est une notion très vague. Du reste, on s’habitue à vivre dans l’inhumain: les hommes qui commettent des atrocités n’ont pas nécessairement le sentiment d’exister dans un enfer, ils peuvent malgré tout posséder des causes de bonheur. Il me semble que l’enfer sur terre est précisément cela, l’absence de bonheur, le désespoir constant et absolu de la personne qui, sans aucune ressource de plaisir aujourd’hui, n’attend rien du lendemain. L’enfer sur terre peut être aussi bien provenir d’une privation que d’une satiété: nous connaissons beaucoup de gens très riches, si habitués de consommer et d’obtenir à l’instant la satisfaction de tous leurs besoins, qu’ils en viennent à ne désirer plus rien et à ressentir un vide en eux-mêmes. Selon moi, l’enfer sur terre est la condition de tous ceux chez qui la faculté de trouver des sources de bonheur dans leur environnement n’est pas stimulée ou s’est éteinte.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-5557111918937685167?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/5557111918937685167/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=5557111918937685167' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/5557111918937685167'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/5557111918937685167'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2009/01/lenfer-sur-terre.html' title='L&apos;enfer sur terre'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-6706263376113340608</id><published>2009-01-12T22:51:00.000-05:00</published><updated>2009-01-12T22:53:04.525-05:00</updated><title type='text'>Écrire sous un pseudonyme</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Il plane actuellement un discrédit sur cette pratique, très courante dans les derniers siècles (Proust et Mallarmé y ont eu souvent recours, avec une surprenante imagination): il serait peu courageux, dit-on, de ne pas signer son nom en bas d’un article qu’on fait publier. Il y a pourtant des avantages à se servir d’un pseudonyme, de sorte qu’on devrait peut-être en faire un usage plus fréquent. À une époque où il est difficile d’échapper au politiquement correct et d’exposer une idée un peu extravagante sans se voir taxer de bêtise ou d’intolérance, l’emploi d’un pseudonyme permet de diffuser des opinions hors du commun sans qu’on ne doive craindre que nos textes nous suivent dans l’avenir. La richesse du débat d’idées en est d’autant relevée. Aussi, le pseudonyme est un bon moyen pour que le lecteur s’intéresse au contenu d’un texte plutôt qu’à celui qui l’a écrit: cela est utile pour une célébrité qui veut descendre de son piédestal, ou encore pour toute personne qui veut écrire dans un domaine qui n’est pas le sien. Un nom est une garantie: il permet de savoir à quelle sorte d’auteur on a affaire. Mais cette assurance n’est pas toujours nécessaire: si un texte se démarque par sa justesse et si tous les arguments y sont présentés avec rigueur, le nom peut sans mal disparaître et être remplacé par un pseudonyme.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-6706263376113340608?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/6706263376113340608/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=6706263376113340608' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/6706263376113340608'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/6706263376113340608'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2009/01/crire-sous-un-pseudonyme.html' title='Écrire sous un pseudonyme'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-4496891378443178127</id><published>2009-01-11T22:34:00.000-05:00</published><updated>2009-01-11T22:35:03.640-05:00</updated><title type='text'>Le monde va mal: blâmons les États-Unis!</title><content type='html'>Le monde va mal, ce serait doux dictame&lt;br /&gt;De trouver un coupable à qui en faire blâme.&lt;br /&gt;Il est juste sous nos yeux, ne cherchons pas loin;&lt;br /&gt;Nous en tiendrons rigueur au peuple américain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hélas, ce colosse aux tentations impériales&lt;br /&gt;Bouscule du pied une planète qu’il connaît mal.&lt;br /&gt;Le peuple manœuvré s’y prête malgré lui&lt;br /&gt;Et prend avec peine des leçons de géographie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La hausse des prix de l’essence est sa faute:&lt;br /&gt;Ses voitures en font consommation trop forte.&lt;br /&gt;Sa gestion de l’environnement, négligée,&lt;br /&gt;Nous fait craindre bientôt la fonte des glaciers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’ébranlement d’une désastreuse politique&lt;br /&gt;A produit partout une situation chaotique.&lt;br /&gt;L’Irak a ployé sous une honteuse invasion&lt;br /&gt;Et subit depuis le joug et l’occupation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vie était douce sous le règne du raïs:&lt;br /&gt;Quel joli sort était alors celui de ce pays!&lt;br /&gt;Les Américains, de combustible assoiffés,&lt;br /&gt;Ont semé la haine en cette nation mutilée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Amérique ne s’occupe guère pour l’instant&lt;br /&gt;De chasser les terroristes de l’Afghanistan;&lt;br /&gt;Peut-être est-ce elle, pour attiser les cendres,&lt;br /&gt;Qui a suscité les attentats de septembre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle cause du tort en agissant, et fait pire&lt;br /&gt;En s’abstenant: nous ne pouvons par nos soupirs&lt;br /&gt;Intéresser son cœur au destin tragique&lt;br /&gt;De Palestine, ou à la détresse d’Afrique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce pays suit en aveugle ses froids intérêts;&lt;br /&gt;Le monde attend avec angoisse ses arrêts.&lt;br /&gt;Chacun s’effraie que de sa fortune un revers,&lt;br /&gt;Attire sur lui les regards du grand frère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jour et nuit, amis, marchons sans nous fatiguer!&lt;br /&gt;Dénonçons ce que fait, en toute impunité,&lt;br /&gt;Cette nation dont il suffirait qu’elle s’évanouisse&lt;br /&gt;Afin que tout problème aussitôt finisse.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-4496891378443178127?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/4496891378443178127/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=4496891378443178127' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/4496891378443178127'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/4496891378443178127'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2009/01/le-monde-va-mal-blmons-les-tats-unis.html' title='Le monde va mal: blâmons les États-Unis!'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-7429282783919767602</id><published>2009-01-10T22:43:00.000-05:00</published><updated>2009-01-10T22:44:45.938-05:00</updated><title type='text'>Pourquoi Internet est un mauvais outil d'apprentissage</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Ce qui rend Internet unique par rapport aux autres médias et outils d’éducation est l’hyperlien, soit la capacité pour l’usager de cliquer à n’importe quel moment sur un référent qui le renvoie instantanément à une nouvelle page. Cette possibilité fait obstacle à l’apprentissage: elle réduit la capacité des lecteurs à se concentrer et à s’absorber dans leur lecture. Leur attention amoindrie est toujours tentée de se détourner vers un autre sujet, elle perd sa faculté d’application et de réflexion et n’arrive à suivre aucun ordre. C’est tout l’inverse d’un manuel traditionnel: les informations y sont présentées suivant un ordre logique, et il n’y a pas plusieurs sites, il n’y a qu’un seul ouvrage, auquel tout ramène. L’individu n’a pas le choix d’accompagner l’auteur dans son cheminement et sauve du temps dans le même rapport qu’un homme qui avance en ligne droite va plus vite que celui qui marche en tournoyant et en revenant sans cesse sur ses pas. Internet a un second défaut majeur: il fait intervenir des effets visuels et sonores de toutes sortes qui sont des distractions très nuisibles pour qui veut étudier sérieusement. La question de la crédibilité et de la disponibilité de l’information est également un inconvénient non résolu.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-7429282783919767602?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/7429282783919767602/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=7429282783919767602' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/7429282783919767602'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/7429282783919767602'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2009/01/pourquoi-internet-est-un-mauvais-outil.html' title='Pourquoi Internet est un mauvais outil d&apos;apprentissage'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-3298327935392970112</id><published>2009-01-09T15:57:00.001-05:00</published><updated>2009-01-09T15:59:19.020-05:00</updated><title type='text'>Savoir la fin d'une histoire</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Souvent, on aperçoit des gens qui, parce qu’on leur en a révélé la fin, s’interdisent de regarder un film ou de lire un roman. C’est une réaction bête, qui sent mauvais de paresse. La fin est le couronnement d’une production, mais elle n’en est pas le tout. Pour l’homme d’esprit, elle n’est même pas une partie plus importante que les autres. Le fait de savoir comment une pièce se termine ne l'empêche pas de goûter ce qui fait véritablement la trame et la beauté du travail de l’artiste: comment chacune des parties d’une œuvre conduit naturellement à la suivante et renvoie au tout, si l’action est plausible et se rattache d’assez près au réel, si les personnages sont crédibles, et ainsi de suite. Il goûte la pièce tout au long, et s’efforce de saisir dans tous les passages, dans toutes les inflexions, dans toutes les nuances, quelqu’une des intentions profondes de l’auteur. S’il ne peut concevoir qu’une œuvre soit magistrale sans qu’elle comporte une fin mémorable, l’homme d’esprit ne peut non plus croire qu’une conclusion inattendue suffise à racheter une œuvre médiocre. Il s’imagine que les hommes tiennent si fort à ne pas savoir la fin à l’avance que parce qu’ils sont paresseux: passifs, incapables de consentir à l’effort d’interroger une pièce et de bien connaître un art, leur seul moyen de se créer des sensations est de se ménager une surprise ou une consolation à la fin. D’ailleurs, les meilleurs livres sont souvent ceux qui sont inachevés: ou l’auteur est décédé, et il y a consigné ses dernières pensées, ou il a entrepris un effort qui était trop vaste pour ses forces, et l’a abandonné; on peut alors entrevoir les vues d’un géant.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-3298327935392970112?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/3298327935392970112/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=3298327935392970112' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/3298327935392970112'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/3298327935392970112'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2009/01/savoir-la-fin-dune-histoire.html' title='Savoir la fin d&apos;une histoire'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-299052930239396168</id><published>2009-01-08T19:24:00.001-05:00</published><updated>2009-01-08T19:24:49.192-05:00</updated><title type='text'>Il faut construire des statues partout!</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Il faut élever des statues partout. Des petites et des grandes, représentant des personnalités illustres, des individus anonymes. Pour un coût relativement modique, elles nous procurent des avantages inestimables. Elles permettent d’embellir des places, des parcs, des jardins, qui autrement présenteraient un aspect très quelconque; il s’agit d’un élément incontournable de toute entreprise de revitalisation d’un quartier. Les statues offrent la chance à une société d’honorer la mémoire de ses grands hommes, et de les offrir à l’émulation des générations qui les suivent. On sent battre le cœur des villes européennes précisément parce que des monuments, situés dans les principaux lieux de rassemblement, racontent leur gloire ancienne; et ces vestiges du passé sont la meilleure garantie des triomphes du lendemain, ils inscrivent le présent dans une longue continuité. Les statues, enfin, améliorent la qualité de vie des habitants parce qu’elles sont belles: comme le soutenait entre autres Oscar Wilde, les artistes et les artisans sont mieux inspirés et créent des œuvres plus charmantes lorsqu’ils baignent dans un milieu qui est lui-même magnifique. Il faut vouloir rendre nos villes attrayantes, par un effort d’imagination soutenu.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-299052930239396168?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/299052930239396168/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=299052930239396168' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/299052930239396168'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/299052930239396168'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2009/01/il-faut-construire-des-statues-partout.html' title='Il faut construire des statues partout!'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-4825588121964758062</id><published>2009-01-07T19:34:00.001-05:00</published><updated>2009-01-07T19:37:09.897-05:00</updated><title type='text'>L'objet de l'éducation</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Il est malheureux que l’on ne parvienne pas à s’entendre sur les responsabilités qui incombent au système d’éducation québécois. Quelle est l’étendue? quelles sont les limites du savoir qu’il doit communiquer aux élèves? ce sont des questions auxquelles on ne sait répondre, et tant que cette incertitude subsistera, les réformes se succéderont sans qu’il ne soit possible d’imprimer une direction claire aux efforts de nos dirigeants. Il semble évident que la vocation première de l’école n’est pas de servir de lieu de transmission des valeurs aux étudiants: ce travail incombe prioritairement aux parents, et le professeur ne pourra jamais atteindre des objectifs académiques ambitieux tant qu’il devra passer la majeure partie de son temps à instaurer la discipline dans sa classe. Le rôle fondamental de l’école est d’inculquer des connaissances à l’élève, de façon qu’il puisse occuper une place dans le monde et participer pleinement à la chose publique. Cependant, l’école ne peut jamais enseigner tout ce qu’une personne doit savoir pour évoluer dans un monde complexe; en ce sens, c’est moins des connaissances que l’instruction doit procurer qu’un &lt;em&gt;éveil&lt;/em&gt; intellectuel. Un système d’éducation qui fonctionne est un système dans lequel l’élève, au sortir des classes, a acquis une curiosité à l’égard du monde qui lui permet, de son propre gré, de poursuivre personnellement son apprentissage là où ses maîtres l’ont laissé. En ce sens, chaque fois qu’une personne confesse: «Je n’aime pas lire.», je me dis que l’école a failli, parce que le goût pour les livres est le signe le plus sûr d’une intelligence qui cherche à savoir.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-4825588121964758062?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/4825588121964758062/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=4825588121964758062' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/4825588121964758062'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/4825588121964758062'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2009/01/lobjet-de-lducation.html' title='L&apos;objet de l&apos;éducation'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-657638823177243604</id><published>2009-01-06T16:29:00.003-05:00</published><updated>2009-01-06T17:31:30.832-05:00</updated><title type='text'>L'offensive israélienne à Gaza</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;La cause israélienne est juste. Elle est juste, parce que le rôle fondamental de tout État est d’assurer l’ordre et de protéger sa population contre une agression ennemie. Israël n’a pas à supporter que des tirs de roquettes incessants troublent la sécurité de sa population; contre un adversaire qui refuse de reconnaître son existence et qui réclame ouvertement sa disparition, il n’a pas à faire preuve d’une modération à sens unique. C’est le Hamas, en rompant la trêve décrétée avec l’État hébreu, qui a enclenché la spirale de violence actuelle et qui doit porter la responsabilité du conflit présent. Si Israël avait cherché à tergiverser, s’il avait laissé les tirs de roquettes se poursuivre sans réagir, sa réaction aurait été perçue comme une marque de faiblesse et les attaques ne se seraient pas interrompues, elles se seraient au contraire multipliées. L’opinion internationale dénonce la portée trop grande de l’offensive israélienne, et peut-être a-t-elle raison à ce sujet: mais tous ceux qui marchent aujourd’hui, comment réagiraient-ils si des missiles étrangers pleuvaient sur leurs toits?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-657638823177243604?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/657638823177243604/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=657638823177243604' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/657638823177243604'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/657638823177243604'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2009/01/loffensive-isralienne-gaza.html' title='L&apos;offensive israélienne à Gaza'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-6885553714923991638</id><published>2009-01-06T16:05:00.003-05:00</published><updated>2009-01-06T17:31:50.555-05:00</updated><title type='text'>Les redistributeurs</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;En règle générale, je n'aime pas ceux qui estiment que les riches gagnent trop d'argent, et qui affirment que la santé d'une société passe par la redistribution de sa richesse. D'abord pour une raison de principe: cela revient à mettre sur un même pied celui qui a réussi financièrement et celui qui est tombé court, sans tenir compte des efforts consentis par chacun. Plus encore, c'est leur ton de voix revendicateur et vindicatif qui m'arme de préventions contre ces gens. Il est bon qu'une personne qui demande de l'aide fasse preuve de modestie, et qu'elle soit d'autant plus timide que son besoin est grand. Ceux qui demandent avec le plus d'avidité qu'on redistribue les richesses sont rarement aiguillonnés par un souci du bien-être général; c'est l'envie, c'est la convoitise qu'on voit briller dans leurs yeux, et ils seraient trop heureux d'oublier toutes leurs réclamations s'ils prenaient demain la place du riche qu'ils critiquent dans le moment. L'homme sensé accepte avec courage qu'il puisse exister des inégalités, et il cherche à améliorer la condition générale en développant ses propres habiletés et en distribuant autour de lui un peu des trésors qu'il a accumulés grâce à son industrie. Il crée, tandis que les autres détruisent en prenant à l'un pour donner à l'autre.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-6885553714923991638?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/6885553714923991638/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=6885553714923991638' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/6885553714923991638'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/6885553714923991638'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2009/01/les-redistributeurs.html' title='Les redistributeurs'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-3360588476754837054</id><published>2008-12-15T14:55:00.000-05:00</published><updated>2008-12-15T14:56:08.728-05:00</updated><title type='text'>Un gouvernement abstentionniste</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;C’est ce matin qu’avait lieu la cérémonie d’assermentation d’Abstention, élu au poste de premier ministre avec une confortable majorité lors du scrutin du 8 décembre. Le nouveau chef du gouvernement québécois avait manifestement l’air soulagé, et on l’a vu sourire à de nombreuses reprises devant les caméras. «Évidemment, la campagne a été difficile pour tout le monde, a-t-il affirmé en point de presse. Cela faisait plusieurs fois depuis quelques années que nous pouvions voir notre taux d’appui augmenter parmi la population. Nous avions de grands espoirs au début de la présente campagne, bien sûr, compte tenu des circonstances dans lesquelles elle a été déclenchée. Mais si vous nous aviez posé la question il y a un an à peine, personne dans notre camp ne se serait osé à prédire une victoire remportée avec une telle avance. C’est un beau vote de confiance que les Québécois nous donnent aujourd’hui.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le nouveau premier ministre a tenu à rendre hommage à ses adversaires, qui ont offert une solide prestation malgré une conjoncture très défavorable. Il a voulu tendre la main à l’opposition, tout en spécifiant qu’il a l’intention de gouverner d’une façon consensuelle et respectueuse. Il a également cherché à rassurer les Québécois qui se disent inquiets de l’élection d’un gouvernement dont le programme ne prévoit strictement aucune mesure afin de faire face à la crise économique imminente. «Ça ne veut pas dire que nous n’allons rien faire. Nous allons multiplier les déclarations d’intention et les énoncés de principes, nous mettrons en place des commissions dont les conclusions seront soigneusement ignorées, et nous répondrons aux questions de l’opposition avec esprit et humour. C’est ce que le gouvernement précédent a fait, et la population a largement soutenu cette nouvelle orientation. Les Québécois peuvent donc dormir tranquilles: il y a peu de choses qui changeront.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abstention s’est par ailleurs dit confiant que la population saurait apprécier l’élection d’un parti moins volontaire aux commandes de l’État. Selon lui, l’absence de toute initiative de la part des autorités ne devrait pas affecter la compétitivité du Québec sur la scène internationale. Il a même affirmé que le gouvernement ne contribue véritablement à l’essor de la province que lorsqu’il s’abstient d’intervenir dans l’économie, citant le cas de la Gaspésia comme un exemple typique d’implication qui a échoué. De toute façon, si les Québécois refusent de prendre dix minutes pour aller voter, ils seraient mal inspirés de critiquer le gouvernement pour son inaction, a tenu à préciser le premier ministre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les spéculations continuent concernant le choix des ministres, qui devraient être nommés d’ici quelques jours. Selon des sources, les tractations continueraient en coulisse pour l’obtention des principaux portefeuilles. Lorsque la question lui a été posée, Abstention a préféré garder le silence sur ses préférences. Pour autant, il semble que la nomination de Laissez-faire soit acquise aux Finances, de même que celle de Ça-ne-peut-pas-être-pire au ministère de l’Éducation. Le premier ministre a également fait des ouvertures auprès des députés de l’opposition, dit-on, afin d’en intégrer quelques-uns dans son cabinet. Abstention n’a pas voulu nier la rumeur voulant que l’ex-ministre libérale Christine Saint-Pierre serait courtisée afin qu’elle retrouve ses fonctions dans le nouveau gouvernement. On apprécie beaucoup, dans l’entourage du premier ministre, la temporisation et l’absence d’esprit combatif dont elle a fait preuve dans le dossier de la défense de la langue française. «Ce sont des qualités que nous affectionnons», s’est borné à dire le gagnant des élections, tout sourire.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-3360588476754837054?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/3360588476754837054/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=3360588476754837054' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/3360588476754837054'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/3360588476754837054'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2008/12/un-gouvernement-abstentionniste.html' title='Un gouvernement abstentionniste'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16182996.post-8890506731865222086</id><published>2008-12-12T00:32:00.006-05:00</published><updated>2008-12-12T01:00:30.114-05:00</updated><title type='text'>Les fonctionnaires et Noël</title><content type='html'>&lt;em&gt;Quelques lignes jetées sur le papier pour passer le temps...&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Embarrassés, une poignée de gestionnaires&lt;br /&gt;Poussaient de hauts cris, se demandaient que faire.&lt;br /&gt;Ils voyaient, en cette période des Fêtes,&lt;br /&gt;Se profiler de douloureux maux de tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Tant d’embarras pour de si petites choses!&lt;br /&gt;La sensibilité du public est cause&lt;br /&gt;Que des heures entières en vain nous passerons&lt;br /&gt;À vouloir nommer chaque chose par son nom.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sapin des Fêtes ou plutôt sapin de Noël:&lt;br /&gt;Est-ce là raison pour nous chercher querelle?&lt;br /&gt;Il n’y a rien que nous ne puissions suggérer&lt;br /&gt;Qui n’éveille à l’instant des passions déchaînées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Critiques insatiables! De quels termes, dites-nous,&lt;br /&gt;Devrions-nous user pour parer à ces remous?&lt;br /&gt;Le calme, l’harmonie et la conciliation:&lt;br /&gt;Un fonctionnaire n’a pas d’autre religion.»&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16182996-8890506731865222086?l=demonblond.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demonblond.blogspot.com/feeds/8890506731865222086/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16182996&amp;postID=8890506731865222086' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/8890506731865222086'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16182996/posts/default/8890506731865222086'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demonblond.blogspot.com/2008/12/les-fonctionnaires-et-nol.html' title='Les fonctionnaires et Noël'/><author><name>PiLuc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16979511484315160341</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_EmCi1IT3kkQ/TRE2831DrqI/AAAAAAAAABo/jGI-hN9hwKk/S220/Friedrich.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
